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09/02/2016 13:14

Moi, si j’avais été fonctionnaire…

 

Je vous aurai écrit une belle bafouille ! 

 

Rassurez-vous, si j’ai été admissible à plusieurs concours de la haute fonction-publique dans mes jeunes années – il y a longtemps, quoi – j’ai (presque) toujours boycotté les épreuves d’admission : Les filles étaient vraiment trop moches !

Alors j’ai suivi deux superbes blondes (c’était ma période blonde), une en fiscalité chez Cozian, mon pape-à-moi, une réfugiée politique d’Allemagne de l’est : Elle a décroché avant la fin d’année et j’ai persisté ; l’autre en expertise-comptable (une fille de réfugié d’Allemagne de l’est également : C’était ma période teutonne, mais juste après-guerre)…

Et puis je suis passé à autre chose.

 

Notamment, je bossais déjà, à temps-partiel, pour une agence publique qui faisait dans le droit-pointu, où j’ai découvert l’univers des énarques et où il y avait une rousse du meilleur effet, avec des taches de rousseur tout partout qui rigolait quand elle se laissait toucher.

C’était avant l’ère « Mythe-errant ».

Après, je me suis éclaté dans « le privé » à la plus grande-joie des clients de mes boss successifs et des tendres portions de celle qui allait devenir la mère de « ma nichée ».

C’est un résumé, bien-sûr…

Il vaut ce qu’il vaut, pas plus, pas mieux.

 

Donc :

« 

Moi, fonctionnaire assermenté,

Et fier de l’être, je vous emmerde et j'ai fait grève le 26 janvier dernier !

 

 

 

Je fais un métier de con après avoir passé de durs concours d’admission, où il a fallu que je fasse la preuve de ma maîtrise de la langue de Molière, de quelques notions d’Histoire et des opérations arithmétiques, là où n’importe quelle calculette fait mieux que moi et ne se trompe jamais.

 

 

 

Mon principal boulot consiste à remplir des « fiches de synthèse », pour avis, de dossiers qu’on me soumet le matin et qui s’empilent au fil des semaines et saisons.

J’en ai d’autres, mais plus accessoires, comme veiller sur le paquet de café du service, éplucher la presse et les notes de services pour tenir informer nos chefs qui n’ont pas le temps, papoter avec ceux du service voisin pour récolter quelques informations sur leurs « performances » et humeurs, aller fumer avec les collègues dans la cour, se restaurer à la cantine, faire des permanences téléphoniques quand l’informatique veut bien fonctionner.

 

 

 

Globalement, je coche des cases : Le dossier est-il complet ? Les pièces justificatives sont-elles présentes ? Leur analyse correspond-elle aux demandes de la candidature ? L’impétrant a-t-il un casier judiciaire vierge ? Ses diplômes sont-ils suffisants ? Ses certificats sont-ils valides ?

Le plus difficile, c’est quand même de repérer dans ce fouillis la présence des clauses obligatoires dans tel ou tel document.

Notez que je m’en balance : Parfois je coche la case de présence, parfois non.

Je pourrai toujours dire que c’est une erreur, que je n’avais pas vu.

Mais je reste plutôt consciencieux, préférant prendre tout mon temps que de bâcler. 

 

 

 

Si c’est un peu trop le foutoir dans le dossier, je fais une fiche de rappel à l’ordre – en cochant les cases prévues à cet effet – affirmant qu’il manque le modèle Cerfa n° x.

S’il y est, je le perds dans la corbeille où affirme que j’ai besoin d’un original ou d’une copie certifiée conforme par un agent-public, mais ça, c’est quand je suis de mauvaise humeur.

Si je veux être vraiment méchant, au retour du document signé et tamponné, j’affirme que le dossier est perdu et qu’il faut le reconstituer pour l'instruire.

En fait il est en-dessous de la pile, mais j’ai la flemme de me noyer sous le déluge de poussière à prévoir.



Je vous le dis, un métier de con, contrôlé par un chef encore plus con que ça, qui de toute façon a des boutons insupportables sur la tronche, sent pas bon et est toujours de mauvaise humeur quand il fait les statistiques du service, parce qu’il sait qu’il va rendre de mauvaise humeur sa cheffe à lui (celle qui signe notre travail), qu’est moche comme une vache affublée de bretelles, mais qu’il se verrait bien la niquer hors les heures de service … Ce qui reste dans l'ordre de l'impossible : Il risquerait de mourir étouffé et de toute façon, elle paye déjà de sa personne quand le directeur du service lui remonte les dites bretelles à l'occasion d'un coup de téléphone du ministère qui s'impatiente qu'un citoyen n'ait toujours pas vu son dossier être accepté !

 

 

 

Ceci dit, c’est un enfer sans perspective, sans sortie permise, hors une mutation qui n’est jamais celle à laquelle vous aspirez, même légitimement, mais qui est compensé, au moins un peu et à la marge par une série d’avantages que tout le monde nous envie :

 

 

 

– Emploi à vie : Pour 80 % des 6 millions d’agents publics, ou alors il faut vraiment défénestrer un agent supérieur !

Un « administré », on peut encore faire passer ça pour de la légitime défense…

On peut compter sur les témoignages des collègues pour ce genre de situation : Après tout, nous sommes assermentés, pas le citoyen d'usager ordinaire !

 

 

 

– Rémunération moyenne : Le salaire moyen dans l’administration est de 2.153 euros net par mois dans le public (2.434 euros dans la fonction publique de l’État) contre 2.130 euros net dans le privé, en comptant une ou plusieurs des 262 types de primes.

Mais dedans, il n’y a aucun patron du Cac40, juste des « hors-cadres »…

 

 

 

– Jours de congés : Les fonctionnaires sont crédités de 45 jours de congés par an avec les « journées enfants-malades » et « de convenances », alors que la moyenne est de 36 jours dans le privé.

En fait, on peut aussi rajouter 2 à 4 jours de « délais de route » pour les îliens…

 

 

 

– Jours de carence : En cas de maladie, les fonctionnaires sont indemnisés dès le premier jour, tandis que les salariés du privé sont soumis à trois jours de carence.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous sommes plus souvent malades, toujours au bord du « burn-out » (avec nos chefs débiles, il faut bien ça !) même si finalement il y a moins de suicide chez nous que partout ailleurs (même chez les flics).

 

 

 

– Absentéisme : Un agent du secteur public prend d’ailleurs en moyenne 27,7 jours de congés maladie (hors maternité/paternité), tandis qu’un salarié du privé en prend 15,5 jours.

Nous, si on se détache à d’autres tâches, on peut revenir quand on veut sans repasser les concours d’entrée. Dans le privé, ils refont le parcours du « outsider » quand l'absence est trop longue, dépassé par les évolutions de poste.

 

 

 

– Retraite : En 2014, l’âge moyen des départs en retraite était de 60 ans et 10 mois en moyenne dans la fonction publique, de 62 ans et 4 mois en moyenne dans le secteur privé. Les fonctionnaires cotisent moins longtemps, avec un système de calcul plus avantageux.

Notez que nos retraites sont meilleures (de 75 à 80 % du traitement indiciaire après 150 trimestres de présence aux effectifs), mais hors nos différentes primes, alors que dans le privé, il s’agit de 50 % des 25 meilleures années, plafonnées, plus les complémentaires au-delà du plafond de la SS…

 

– Pension de réversion : Veufs et veuves du public peuvent obtenir la pension de réversion du régime de base sans condition d’âge ou de ressources, tandis que dans le privé, veufs et veuves n’ont droit à rien en dessous de 55 ans quand ils disposent de revenus annuels supérieurs à 20.000 euros par an : Z'ont qu'à crever! 

 

– Prestations familiales : En 2014, le gouvernement a taillé dans les allocations familiales, tandis que pour nous, les fonctionnaires, quel que soit notre traitement, nous percevons en parallèle un supplément familial de traitement (SFT) qui n’est pas modulé selon le revenu. 

 

– Logement social : Afin de loger les fonctionnaires de l’État (agents civils et militaires), le préfet peut réserver 5 % des logements dont la construction ou la réhabilitation ont été subventionnées par les contribuables.

Moi, je dispose ainsi d’une GLM, une garçonnière à loyer modéré à proximité du lieu de mon travail. Et comme mon lieu de travail est en centre-ville, je loge au cœur de ma ville, dans les meilleurs quartiers.

Ce qui me permet de disposer de plus de temps en soirée pour mes loisirs, me détresser et revenir le lendemain en plein forme, ainsi que de m’occuper pendant mes week-ends et ponts de ma résidence principale, sise à la campagne.

Mais pour en profiter pleinement et éviter les embouteillages sur les routes, je dois partir en début d’après-midi du vendredi et rentrer en milieu de matinée, le lundi.

Notez que mes chefs en font autant, alors pourquoi se gêner puisqu’ils ne contrôlent rien ?

 

– Bien sûr, il y en a bien d'autres, les tarifs réduits, l'équivalent du comité d'entreprise, les voyages à prix cassés, les plans de formation-bidons qui ne servent à rien sinon à se la couler douce, les villages-vacances pour les mômes, et j'en passe tellement je ne lis pas tout, faute de temps et d'intérêt des notes internes traitant de ces sujets…

 

Et c’est finalement bien peu pour ce qu’on a à supporter, même si ça aide.

Parce que, que croyez-vous ?

Nous sommes les garants du « service publique ». Et dans la loi, que dis-je, la constitution de ce pays, tous les citoyens (et résidents) doivent tous être traités de façon « égale ».

Et pas seulement dans leur contribution à la finance publique, mais dans tous les aspects de la loi et des règlements.

C’est d’ailleurs pour cette unique raison que vos élus – et les miens aussi – nos chefs et toute forme d’autorité étatique, encadre si étroitement mon activité et celle de tous mes petits camarades, chacun avec les formulaires idoines, avec des normes toujours plus nombreuses et complexes et tout plein de cerfa aux multiples entrées : Je suis chargé, à mon petit niveau, d’en vérifier la bonne application par le citoyen qui demande une permission de faire, ni plus ni moins.

Du contrôle a priori alors que d’autres de mes collègues sont chargés du contrôle a posteriori.

En bref, nous sommes les garants de la conformité à la loi et de l’égalité de tous !

Sans nous, ce serait la jungle qui menacerait vos libertés et vous nous payez, lourdement d’ailleurs, pour vous garantir tout ça.

 

Or, ma situation n’évolue plus : Hors le jeu de l’ancienneté, en termes de pouvoir d'achat ma situation est absolument inédite avec un point d'indice gelé depuis près de six ans ce qui ne m'était jamais arrivé auparavant.

La valeur de notre point a ainsi décroché de plus de 7 % de l'indice des prix à la consommation alors que parallèlement, nos cotisations progressent.

Les cotisations retraite ont ainsi augmenté d'un peu plus de 2 % depuis 2010 dans le but de les aligner sur celles du privé.

Soit en tout une baisse de 9 % à 10 % en moyenne du pouvoir d'achat pour nous, les fonctionnaires.

 

Êtes-vous sûrs d’en vouloir encore autant alors que le déluge de normes nouvelles s’abat sur nous tous les ans, ralentissant notre travail, sans que nous soyons secondés utilement par des effectifs nouveaux ?

Quel intérêt aurai-je d’en faire plus pour un traitement identique, voire déprécié ?

Expliquez-moi un peu, svp !

 

Après tout, c’est de votre faute si je croule sous les normes et le travail : Vous n’aviez qu’à pas être aussi exigeants jusque dans les menus détails de votre vie-citoyenne de « con-somma-tueur » et interdire à vos députés et sénateurs d’en rajouter jusqu’à 1.800 lois nouvelles par an pour corriger les effets des précédentes, mal conçues, mal écrites, mal-votées.

 

Aussi, ne comptez pas sur moi pour rattraper ma journée de grève : Les dossiers à traiter ont attendu jusque-là, ils attendront bien une journée de plus.

Et si demain mon syndicat appelle à une autre grève, j’en serai : Au moins, hors les plus farfelus d’entre nous qui vont défiler sous la pluie, pour moi, c’est « journée-libre » : Que du bonheur, pensez bien !

» 

 

Mais bon, je ne suis pas fonctionnaire, alors je ne vous ai rien écrit : Au contraire, je me bidonne de l’immense fatuité de tous ceux-là !

Les uns se considèrent indispensables, les autres trouvent utile d’en rajouter pour mieux réglementer les activités des troisièmes qui en plus payent pour subir tout ça !

C’est vous dire si on marche sur la tête dans ce pays qui est le mien (et que j'aime tant) !…

 

« I-Cube »

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2016/02/moi-si-javais-ete-fonctionnaire.html

 

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07/02/2016 11:08

Au nom du père II : chapitre XXXX : VIP Dassault

 

Au nom du père (Chapitre XXXX ; Tome II)

 

VIP Dassault 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

C’est autre chose que la cuisine d’Abu-Dhabi, « arabe » par définition, mais surtout d’origine libanaise : La cuisine locale est en grande partie basée sur l’utilisation de poisson, de viande et de riz. Les plats sont souvent un mélange de ces trois éléments.

Dans les émirats, on mange du « Al Harees » : C’est l’un des plats que l’on savoure le plus dans les cuisines des Émirats Arabes Unis, en partie car il nécessite une longue préparation. Constitué principalement de viande et de blé, c'est un mets populaire servi lors d’occasions spéciales comme le ramadan, l'Eid et les mariages. 

Ils y font cuire du blé concassé dans une cocotte avec une pincée de sel, avant d’y ajouter la viande. Ils laissent ensuite cuire le mélange pendant de longues heures, jusqu'à ce que la viande soit complétement dissoute dans le blé. On verse ensuite le mélange dans une cocotte en argile, que l’on place dans un four d’argile ou dans un trou conçu spécialement dans le sol et rempli de charbon brûlant. Une fois la cocotte complétement recouverte de charbon, on la laisse mijoter. Au bout de plusieurs heures, on en retire le mélange épais, que l’on remue avec un bout de bois spécial. La bouillie obtenue est ensuite recouverte de beurre fondu et servie dans des assiettes plates. 

« L’Al Majboos » : C’est de la viande parfois remplacée par du poulet ou des crevettes, et du riz. On plonge la viande dans de l’eau bouillante et on y ajoute un mélange local d’épices et de citron vert séché. Ensuite, on ajoute un oignon émincé frit à la viande cuite, puis un mélange de légumes comprenant généralement des pommes-de-terre, des tomates et des poivrons verts. On laisse cuire le mélange à feu doux pendant quelques minutes, avant d’ajouter le riz cuit et du safran en formant des couches. Pour finir, on laisse cuire « l’Al Majboos » à feu doux ou au four pendant environ 10 minutes. 

L’Al Salona : Un plat qui se prépare en faisant bouillir de la viande avec des oignons, avant d’ajouter divers légumes (courgettes, aubergines, oignons, poivrons, tomates et quelques gombos). On ajoute également des épices et de la purée de tomates, puis on laisse cuire le mélange à feu doux pendant 10 minutes jusqu’à ce qu’il soit prêt. 

« L’Al Madrooba » est un plat à base de poisson conservé par le sel (localement appelé « maleh » ou poisson salé) et de farine. Le poisson est lavé sous l’eau puis cuit dans une cocotte avec des épices. Pendant la cuisson, la farine est ajoutée au poisson pour épaissir la sauce. « L’Al Madrooba » est ensuite recouvert de beurre fondu avant d’être servi. 

 

Le poisson est très utilisé dans la cuisine locale et se prépare sous différentes formes : grillé, frit ou cuisiné avec du riz dans le style paella. Les techniques ancestrales permettant de conserver le poisson sont toujours utilisées : Poisson salé (appelé « maleh ») ou séché au soleil (appelé « Al kaseef »). 

Certains poissons séchés sont également hachés (« sahnah »). 

Le pain dans l’émirat, c’est un pain plat « Raqaq ». Il est préparé à partir d’une pâte molle sans levain aplatie et cuite sur une plaque de fer chaude. Lorsque le pain est prêt, on le recouvre de divers ingrédients comme du beurre fondu, du beurre et du sucre, du fromage ou du jus de viande (thareed). 

Mais il y a aussi du pain à la levure. La pâte est préparée à partir d’un mélange de farine, d’eau chaude, de levure et d’une pâte de dattes (faite de dattes moulues préalablement trempées dans de l’eau). On laisse reposer la pâte pendant environ quatre heures avant de la couper en plusieurs morceaux. Chaque morceau est aplati pour former un cercle et frit des deux côtés dans une poêle (ou cuit dans un four traditionnel appelé « tabi »). Le pain est ensuite recouvert de miel et de beurre ou de fromage. Ce pain est traditionnellement servi durant le ramadan. 

Le pain « Al Jabab » est constitué d’une pâte molle versées dans un four « tabi » ou dans une poêle antiadhésive. On aplatit la pâte avant de la faire cuire dans la poêle des deux côtés, comme une crêpe. Lorsque le pain est prêt, on le déguste avec du beurre fondu et du sucre, du miel, du fromage ou tout autre ingrédient de son choix. 

 

« L’Al Khabeesah » est un dessert préparé à partir de farine chauffée sur le feu. Lorsque celle-ci prend une couleur marron, on y ajoute de l’eau de rose, du sucre, du beurre fondu et de la cardamome. On laisse ensuite mijoter le mélange à feu moyen jusqu’à ce qu’il soit prêt. 

« L’Al Khanfaroosh » est préparé à partir d’un mélange de farine, d’œufs, de sucre, de levure, de cardamome, de safran et d’eau de rose. On laisse reposer le mélange, avant de le diviser en morceaux et de le faire frire dans du beurre fondu. La farine est parfois remplacée par du riz, auparavant lavé et séché au soleil, puis finement moulu. 

Bref, moins bandant… 

 

Et puis, c’est un pays où l’alcool est banni, ce qui en ternit l’attrait pour les gosiers occidentaux, quoique les accompagnateurs de Paul assurent que dans cette « ville-champignon », bâtie sur du sable, aux portes du désert, écrasée de soleil et gagnée en partie sur la mer, qui regorge de quelques tours les plus hautes du monde, on peut trouver de quoi être fouetté à mort si l’on est retrouvé ivre sur la voie publique. 

Paul ne boit que très modérément : L’abstinence, ce n’est pas un problème pour lui. 

En revanche, l’abstinence de femmes, c’est une autre histoire. Mais là encore, ses accompagnateurs ont quelques « bonnes adresses » où les spectacles et danses sensuelles mettent « en appétit », même les moines indéfroquables ! 

 

Naturellement, ils rencontrent des officiels et Paul fait escale aux deux principales universités de chacune des capitales de sa tournée : En jeu, un contrat de 60 Rafales à Abu-Dhabi, et de 130 chasseurs en Inde [1], qui est pourtant partie prenante dans le programme du Sukhoï T-50, comme il a pu le constater au MASK au mois d’août dernier, notamment pour avoir « piloté » le seul prototype biplace monté qui leur est destiné. 

Bien sûr, il y fait le récit concis de son « tour du monde » en vol hypersonique, annonçant à l’occasion son prochain tour du même monde, mais par les trois caps et à la voile. 

Bien sûr il parle de ses céramiques qui n’ont pourtant rien de si extraordinaire, mais en gardant pour lui leur composition et méthode de cuisson. 

Et bien sûr, il leur parle du prototype « 002 », son avion satellitaire qui intéresse tout le monde : Il s’agit de montrer que les ingénieurs français maîtrisent tous les domaines de vols et restent à la pointe du progrès et de la recherche. 

Il touche même un mot du ZEHST d’EADS pour faire bon poids. 

 

Bien sûr, on reproche au Rafale d’être de conception ancienne : Presque 25 ans depuis le premier vol du démonstrateur ! 

Mais c’est un avion qui a évolué et qui est désormais « mâture » arborant fièrement le logo « Combat proven » (« testé en situation de combat ») depuis son épopée au-dessus de la Libye. 

Il faut noter que Paul l’avait vu voler en mission de guerre, version « marine », au-dessus de l’Afghanistan depuis le CDG… 

Un avion vraiment multi-rôle, capable de s’adapter instantanément à toutes les situations de combat, en quelques clics, et ravitaillable en vol. 

De tous les autres modèles proposés par les puissances occidentales, et à part le F 16 qui a participé aux opérations en Serbie et le F 15 de conception encore plus ancienne, aucun autre n’a cet avantage décisif. 

Car les américains ne proposent pas d’avion de combat de dernière génération, à l’exportation … 

 

Et c’est en Inde, que Paul participe à un énième vol de démonstration en petit comité du Rafale. Un engin puissant et maniable : Indéniablement, le plan-canard lui apporte bien plus que les tuyères à axe variable du T-50. 

Une vraie bête : Envergure 10,90 m, longueur 15,30 m, hauteur 5,30 m, surface alaire 45,7 m², masses à vide 9.060 kg pour la version C, 600 kg de plus pour la M et 9.800 kg pour la version B. Carburant : 4.800 kg en interne et 6.800 kg en bidons supplémentaires. 23.700 kg avec l’armement pour une masse maximale au décollage de 24,5 tonnes. 

Des performances affichées « modestes » avec une vitesse maximale de 2.203 km/h (Mach 1,8), mais ce n’est pas forcément la vitesse de pointe qui compte en opération. Un plafond opérationnel de 16.800 m un peu limite, mais là encore ce n’est pas indispensable à tous les types de mission, mais surtout une vitesse ascensionnelle extraordinaire de 18.000 m/min… 

En à peine plus d’une minute, pied sur le frein en « début de piste », il atteint son plafond de combat ! 

Rayon d’action en haute altitude : 1.850 km, 1.090 km en basse altitude et ravitaillement en vol possible. Avec un facteur de charge de + 9 G à – 3,6 G : Une vraie bête qu’il faut être « physique » pour encaisser tout ça ! 

Armement : 1 canon Nexter DEFA 30M 791B (30 mm) en interne, 9.500 kg de différents types de missiles ou de bombes en externe. 

 

Mais le plus intéressant pour Paul, outre les tables, les soirées et les marchés durant ces quelques jours où il persiste comme à Moscou à prendre des contacts utiles à ses propres affaires de flacons, c’est quand même les échanges avec les ingénieurs en déplacement. 

Eux veulent en savoir plus sur les céramiques et surtout la configuration du « Nivelle 002 ». Après tout, certains d’entre eux se souviennent encore d’avoir travaillé sur le projet Hermès. 

Et ils ne comprennent pas trop cette affaire de « retourner » l’avion à l’atterrissage et au décollage « pour avoir une protection thermique d’une seule pièce ». 

« Il ne faut pas faire comme la navette. Elle est alourdie par son bouclier thermique et rebondie deux fois sur les hautes couches de l’atmosphère. Pour amorcer ce processus l'Orbiteur est orienté de manière à ce que ses moteurs de correction orbitale soient tournés vers l'avant de la trajectoire, puis ceux-ci sont allumés de manière à réduire la vitesse de 60 à 150 mètres par seconde selon l'orbite de départ. L'Orbiteur est ensuite replacé le nez tourné vers l'avant dans une position cabrée avec une assiette d'environ 40°. Cet angle est maintenu entre 37 et 43 degrés en utilisant si nécessaire les moteurs de contrôle d'orientation arrière car les gouvernes, en particulier celles de profondeur, n'ont aucune efficacité dans l'atmosphère ténue. Au-delà de 43° l'échauffement serait trop important et le bouclier thermique ne pourrait pas résister. 

Mais il y a un autre moyen de faire : En faisant chuter la vitesse en orbite de l’ordre de 5,5 Km/s, plus des trois-quarts. C’est beaucoup plus de carburant à porter en orbite, mais ça assure une approche des hautes couches de l’atmosphère à Mach 6 autour de 120 km d’altitude ! » 

 

Ingénieux ! La température au point d’arrêt n’est alors plus que 1.911,6°C maximum ! 

Plus de problème pour les céramiques, plus besoin d’en mettre partout « sur le ventre » : Il s’agit seulement de protéger les bords d’attaque, comme sur le « 001 ».

Résultat, une masse allégée, un compactage plus solide, des économies de carburant à prévoir et surtout un coût de fabrication notablement « épuré ». 

Il faudra qu’il y réfléchisse… 

 

Paul ne sait pas pourquoi, mais ils sont tous d’accord et même encourageants pour qu’il « dégage » du ponton rapidement, assurant par mille raisons que la « saison des flacons » se passera « mieux que mieux ». 

Mylène, qui pour l’occasion fera le plein de bocaux de cassoulet, de ravioli, de tagliatelle à la carbonara, de choucroute, de bœuf bourguignon, de jarret aux lentilles et de veau en sauce à ne plus savoir où les mettre, mais surtout Barbara et Jean-Charles en charge de gérer l’activité, tous sauf Florence : Elle veut garder « son » Paul sous la main, pour elle toute seule, maintenant que Miho, Stéphanie et Cécile ont disparu de la circulation. 

Monogame, Paul n’a pas l’habitude… 

Ce qui le pousse lui aussi vers le large. 

Florence envisage alors de partir avec lui… Mais comme elle a des appréhensions à remettre ses sabots sur le pont du « Lisbeth », elle insiste pour que Paul reste à Paris. 

Il ira donc seul à Bonifacio réarmer son ketch. 

Tant pis pour les machines de McShiant : Elles attendront son retour sagement en sous-sol au Kremlin-Bicêtre. 

 

C’est comme ça qu’il prend la mer fin octobre. Pour être cueilli « à froid » par un petit coup de libecciu de suroît qui ne lui laisse pas trop le temps de faire tourner sa machine à calcul sur le nouveau format du « Nivelle 002 ». 

Qu’il en fait même une escale à Barcelone. Non pas que la ville olympique soit extraordinaire, mais les abords du port de plaisance sont assez sympas, les sangrias généreuses et on peut y avitailler à pas trop cher. 

À conditions de ne pas être trop exigeant. 

Bien lui en a pris : Carlita et Sabrina sont candidates à une escapade-nautique au moins jusqu’à Algésiras situé en face de Gibraltar pour l’hispanique, éventuellement plus loin pour la hollandaise qui aimerait bien faire une escale aux îles du Cap-Vert avant de poursuivre vers le nouveau continent… 

« J’y passerai, mais au retour… » 

Carlita, c’est une « grosse » ronde, plutôt poilue, qui a l’avantage de cuisiner toute la journée, mais l’inconvénient de cuisiner toute la journée… et exclusivement à l’huile d’olive ! 

Une vraie cure de gaspacho à en être écœuré à vie… Et rien pour la manœuvre. 

En revanche, sur le « plan sensuel », il vaut mieux lui en fournir que de lui en promettre. Pas très « appétissante », mais « chaude ». 

 

Sabrina, quant à elle, c’est une blonde longiligne aux formes avenantes, qui a la particularité de jurer comme une charretière, mais en Van-Gogh dans le texte : Personne n’y comprend rien ! 

Et elle ne rechigne ni à la manœuvre, ni aux quarts, ni aux inter-quarts. 

Pas déplaisante. 

Paul débarquera l’une sur le ponton d’Algésiras et l’autre sur celui Praia où ce sera l’occasion d’une halte « eau-douce », vivres frais et conserves…

Celles de Mylène ne sont pas encore entamées, ou si peu, pour se remettre l’estomac de la cure de gaspacho depuis l’absence de Carlita, Paul se les réserve pour les hautes latitudes des 40èmerugissants. 

 

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[1] Celui-ci sera annoncé au début du mois de février 2012… pour seulement 126 exemplaires !

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2016/02/au-nom-du-pere-chapitre-xxxx-tome-ii.html

 

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