Blog

13/09/2015 11:31

Au nom du père II : Chapitre 0 : Tome II

 

Au nom du père (Chapitre 0 ; Tome II)

 

Résumé des épisodes précédents (Tome I) 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Si les installations de Glasgow ne présentent pas d’intérêt majeur, en revanche celle du « castel » McShiant sise au large des Hébrides, à proximité, sont particulièrement impressionnantes. 

Lord McShiant tente d’y faire tourner un moteur sur-unitaire du type « Minato » et « bidouille » une « Z-Machine » dont il espère qu’elle sera « la » solution énergétique du « nucléaire propre » du XXIème siècle ! 

 

C’est un « chercheur » dans l’âme, héros de la dernière guerre mondiale, qui cherche en électron-libre, selon son inspiration et lubie du moment, et sur les fonds-propres de l’usine de puces électroniques et de whisky… 

Ce qui explique d’ailleurs les médiocres performances des participations de « Lady Joan » dans le capital desdites usines du petit-groupe de « Lady Catherin ». 

Mais pas seulement : Encore plus intéressant, la sœur cadette de « Lady Catherin », « Lady Margareth », travaille de son côté sur les puces électronique du futur et, pour être une hémiplégique clouée dans son fauteuil à la suite d’une mauvaise chute de cheval, sur la robotique évoluée ! 

Cette dernière œuvre d’ailleurs pour une petite partie pour la Fondation Risle dont son grand-père, « Lord McShiant » est un membre actif du Conseil, comme d’une restitution de son rein greffé depuis quelques années… 

Ce dernier propose même à Paul d’intégrer ledit Conseil, dans le cadre de la volonté du Professeur Risle d’un large renouvellement de génération à la tête de sa Fondation qu’il venait de formuler en réunion plénière il y a à peine quelques mois. 

Ainsi et curieusement, les fils de Bréveuil croisent et recroisent sans le savoir le destin de la famille Risle. Là encore… pas seulement un hasard ! 

 

Car au même moment, à la pentecôte 2010, Charlotte et Aurélie sont à Reims en visite touristique et assistent fortuitement à la première manifestation du « doigt de Dieu » menaçant la « Liste des mille » de « l’ARRCO » : Un trait de lumière venu du ciel traverse le cœur de la Cathédrale dans de grands éclats de verre. 

Et elles embrayent un début d’enquête sur le sujet. 

Sitôt de retour, naturellement, tous ces éléments se recoupent autour de la piste du « doigt de Dieu » et de « l’ARRCO » : La liste, la mort de deux des 1.000 inscrits, confirmée dans la semaine suivante, la disparition anticipée de Jacques la semaine précédente, les suspicions de Scorff et l’intervention du juge Trois-Dom, font reposer sur Paul une pression dont il rapporte les éléments de sa propre enquête personnelle. Enquête menée dans l’intervalle, notamment sur les éléments de la vie de Jacques, et d’après les documents rapportés des « inspections » de ses divers « lieux de vie ». 

Il avait, en effet et au lendemain de son retour de Dubrovnik et de la visite de Scorff, visité sa maison de campagne, passé à la mairie voisine, puis celle héritée de leur grand-père paternelle, l’avocat au Conseil, son appartement de Neuilly, le cabinet d’avocat parisien, à Strasbourg jusque dans son bureau du Parlement Européen et son pied-à-terre dans la vieille ville, pour récupérer les documents qui peuvent éclairer quelques pistes. 

 

Paul rencontre à cette occasion les deux épouses de Jacques : La veuve et fille du professeur Risle et, la mère divorcée de ses enfants, une amie d’enfance des deux frères. 

Pour finir par les renvoyer l’une vers l’autre : Francine, la légitime devant Dieu et son église apostolique et romaine, une « demi-ex de Paul », s’imagine des plans à l’adresse de son ex-beau-frère soi-disant orphelin de frère. Sachant son frère encore en vie, il l’écarte de son chemin en l’envoyant chez Priscilla Risle. 

Quant à Priscilla, la « veuve légitime » au regard de la loi laïque des hommes, la disparition de son mari bouleverse « ses plans » : C’était encore le seul donneur identifié compatible pour remplacer éventuellement le foie de son père en cas d’urgence médicale ! 

Une bonne raison pour le garder sous la main en l’épousant, en plus que d’être un bon juriste capable d’aller faire du « lobbying » actif à Strasbourg, et donc à Bruxelles, en France et dans les institutions internationales, pour la bonne cause du travail de la Fondation Risle le moment venu. 

 

De son côté, l’esprit « déductif » toujours aussi étrangement pointu de Charlotte (la vraie dont le nez bouge de haut en bas quand elle parle) met bout-à-bout en deux-trois mouvements de l’intellect cet ensemble d’informations, pour partir sur la « liste du juge de Bréveuil ». 

Là encore, une étrange liste de noms et de dates, retrouvée dans le coffre à jouets de Jacques, bien après la disparition de leur père. 

Un « dossier » qui aurait bien pu être celui que tout le monde cherchait en vain après l’enterrement du juge d’instruction Rouennais. 

Le grand-père, l’avocat au Conseil et père du juge, avait également poussé un peu plus loin dans ce sens quand le fils, Jacques, lui en avait remis une copie. Mais sans en comprendre toute l’importance : Il s’agissait des noms de détenues de la Centrale pour femme de la région, avec leur date de naissance et leur date de décès. 

Sans importance. 

Sauf que Charlotte et Aurélie, grâce aux talents de « DD » (pour Disque-Dur, l’informaticienne/comptable/secrétaire/hackeuse de « CAP Investigations ») identifient les personnels et responsables de l’époque. 

L’établissement pénitentiaire était dirigé par un dénommé Lacuistre, aujourd’hui sénateur et candidat putatif aux élections présidentielles de 2012 d’un « micromouvement » politique, le sien, très fortement marqué « à l’extrême droite », hors les questions d’éthiques médicales où il reste étrangement et paradoxalement « progressiste ». 

Elles vont ainsi à la rencontre d’une ex-matonne-chef qui leur confirme à mots-couverts que l’activité de l’ancien directeur n’était pas tout-à-fait conforme à ce qui est marqué dans les manuels de son administration d’origine. 

Des affaires de « trafic d’influences » à caractère sexuel dont certaines détenues auraient été victimes plus ou moins consentantes. 

 

Rapportant l’ensemble de ces éléments-là à Trois-Dom et Scorff venus spécialement à Aubenas pour le rencontrer, Paul comprend de quoi est constituée la munition des deux premiers meurtres de la « liste des mille » : De l’uranium appauvri, qui avec son effet pyrophore, peut, dans certaines circonstances, provoquer l’équivalent d’une grande dague de feu après impact et ravager une cible, même blindée, par le feu et/ou le dégagement intense d’énergie calorique, comme il a été vu à Reims au moment de la Pentecôte par Aurélie et Charlotte, la vraie. 

C’est une munition utilisée couramment par les forces aériennes de l’OTAN, lors de la guerre de Serbie et (on le saura plus tard) en Lybie : Elle permet, quand elle est « guidée », de toucher et détruire une cible sans dommage collatéral pour les populations, même en milieu urbain. Si elle percute ailleurs, elle fait un trou fumant par effet de dissipation de son énergie cinétique (ou potentielle/gravitaire), parce qu’elle ne renferme pas d’explosif. 

Son utilisation sur un fusil d’assaut reste quand même une « première ». 

Ce que confirme le troisième attentat (qui finit de bouleverser les Membres du Gouvernement, tous inscrits sur la « liste des mille ») pour y relever des traces anormalement élevées de métaux lourds, dont de l’uranium 238 non-radio-actif. 

 

Cet assassinat, dans une rue huppée de la capitale, est pilotée par le « Colonel Frank », agent et responsable de la sécurité de la Fondation Risle et de ses travaux. 

Il a également repris l’activité « pourvoyeur d’organes », en la modernisant et l’étoffant de trois équipes, aptes à circuler dans le monde entier à la recherche de « donneurs d’organe » compatible pour les patients du professeur Risle et ses associés. 

Si la troisième opération du « doigt de Dieu » imaginée par lui et exposée à mots couverts un an plus tôt devant le Conseil de la Fondation, qui l’a approuvée dans ses grandes lignes, est d’abord « positionnée » sur un axe « éthique » propre à « l’ARRCO » en abattant une jeune femme enceinte à la vie totalement dissolue, elle n’est pas pour autant dénuée d’un aspect « dons d’organe » attendu. 

Pour sauver la vie d’un « généreux donateur » aux « bonnes œuvres » de la Fondation.

Ce meurtre spectaculaire pour avoir été commis en plein jour sur une artère commerçante de luxe, l’avenue François 1er à Paris, provoque une réaction en chaîne discrète, qui tente de protéger les 996 encore rescapés de la liste de « l’ARCCO ». 

 

Or, parmi eux, un cinglé, qui vit de divination pour se dire « mage », met en garde les autorités contre l’œuvre du diable et son numéro maléfique, le 666 ! 

Par acquis de conscience, Scorff monte rapidement une opération autour du « numéro 666 » qui n’est autre qu’un « petit-malfrat » trafiquant de cassettes-vidéo de pornographie pédophile dans la banlieue de Lille (pour le « marché batave », apprendra-t-on par la suite).

C’est le dernier qui est abattu, avec la même munition, quasiment sous les yeux des hommes du SRPJ local. 

Ses organes ne seront pas utilisés. En revanche, Frank se fait justice par la même occasion, pour une vieille affaire d’escroquerie mineure… 

Scorff le découvrira également bien après, à la suite de son enquête, c’était la même chose pour la première victime, niçoise, qui avait déposé plainte contre Frank pour « violences à caractère sexuel » et lui avait valu une condamnation mineure avant qu’il ne s’engage dans la légion étrangère où il avait combattu en Yougoslavie, son pays d’origine, sous le drapeau tricolore quand il était jeune. 

La seconde victime était aussi passée en travers de son chemin à son détriment, avant qu’il ne « se range » au service du Professeur Risle comme « pourvoyeur d’organes ». 

 

Il n’y a seulement qu’un fragment d’empreinte sur la voiture volée qui sert ce jour-là à véhiculer le commando : Celle d’un « fils Liamone », une famille de truands corses des années 70, qui s’étaient rangés dans l’exploitation d’une casse-automobile. Et accessoirement fournisseur de « voitures propres » pour la pègre et les équipes de Frank à l’occasion. 

Il n’en faut pas plus pour que Scorff arrête le titulaire de l’empreinte et fasse enfin le lien avec le dénommé Frank qui est rapidement identifié par le fichier Edwige. Puis qu’il parte accompagné de la juge Trois-Dom à Bordeaux où est soigné l’un des frères Liamone, en fin de vie. 

C’est là l’inattendu, l’effet du hasard et sa petite touche de baraqua : Celui-ci confirme de façon la plus cynique qui soit, ses activités meurtrières pour le professeur Risle, d’il y a 30 ans ! 

Plus « neuf », dont il ne dit rien, prescription trentenaire oblige. 

Il confirme également avoir été évincé, lui et son frère, atteints par la limite d’âge, par plus jeune : Le « Colonel Frank » lui-même. 

Et en rajoutant une couche comme pour mieux se venger de son sort de moribond trahi et abandonné, il joue une scène épouvantable pour la juge Trois-Dom en racontant dans le détail la séquence du meurtre de son collègue le juge Jean-Pierre de Bréveuil, devenu trop curieux des affaires de la Centrale pour femmes dirigée par Lacuistre, et donc dangereux pour les activités de la clinique du docteur Risle. 

À l’occasion, il « balance » son complice du moment, manipulé pour l’occasion, Parepoux, sans qui rien n’aurait été possible dans la « neutralisation » du juge d’instruction Rouannais, Jean-Pierre de Bréveuil, le père de Jacques et de Paul. 

Un ami de la famille, l’amant caché de la mère de Jacques et de Paul en dit-on… 

 

Tous éléments (sauf le dernier détail), rapportés lors d’une audience au Palais de justice de Paris, aux associés de « CAP Investigation », décident Paul de Bréveuil à répondre affirmativement à l’invitation conjointe de Priscilla Risle-de-Bréveuil, sa « belle-sœur » et de Lord McShiant, pour se rendre à la convention annuelle de la Fondation à Montréal, contre les avis négatifs formulés par ses deux associées, particulièrement inquiètes. 

Il fait le voyage avec le lord écossais qui lui parle de sa « Z-Machine » et de ses déboires, pour être accueilli par l’officier de liaison des SIS de sa Majesté britannique, un peu chez lui en terre canadienne, qui l’avertit qu’une dénommée Shirley l’attend à son hôtel. 

Shirley est une jeune « nymphette » à peine majeure, rencontrée à Norwich quelques mois plus tôt, qui depuis poursuit avec ténacité Paul de ses « assiduités contrariées ». 

Si elle a pu faire une connaissance approfondie des délices des Ladies Joan et Catherin, en revanche Paul l’a promenée un peu partout en France quand elle a débarqué un beau matin au siège parisien de la MAPEA à persister à vouloir rassasier sa libido avec Paul. 

Elle a visité ainsi la péniche de Mylène [1], la fondation Archéologique de Fox [2], l’usine d’Aubenas, puis a été rapatriée par le SIS à Londres où elle a reçu une puce géo-localisatrice dans le bras, avec mission de retrouver Paul et de « ne pas le quitter des yeux », coûte que coûte… 

Qu’elle ne s’est même pas fait prier ! 

 

À Montréal, Paul passe la nuit avec Priscilla qui fait alors subrepticement les derniers prélèvements aux fins d’un « crossmatch » d’avec les cellules de son père qui va alors au plus mal. 

Le lendemain, à l’occasion d’une visite des locaux de l’institut de recherche de la Fondation, Shirley et Paul sont kidnappés par Frank et une de ses équipes. 

Quand il se réveille, Paul est entravé sur une civière, prêt à l’emploi pour le prélèvement de son foie, sur une plate-forme pétrolière obsolète réaffectée aux recherches de la Fondation et ancrée au large de Terre-Neuve. 

Priscilla lui fait savoir son objectif ultime, mais également qu’elle le considère comme le principal élément d’échec, de « suspension », de l’opération de la « liste des mille » qui vise à faire pression, par la peur, sur les travaux de la commission bioéthique de façon à ce que le législateur adopte de futures mesures « non-entravantes ». 

Par miracle et avec beaucoup d’opportunisme, Paul parvient à renverser la situation en sa faveur, à liquider sa belle-sœur, le Professeur Risle arrivé par hélicoptère, l’équipe du Frank, Frank lui-même et la plate-forme entière qui finit par couler, désarticulée sur ses propres fondements. 

Shirley et lui sont récupérés par un sous-marin d’attaque britannique et Paul, après quelques négociations entre les chancelleries, revient à Montréal pour prendre la présidence de la Fondation dont il suspend les activités pour enquêtes des diverses autorités concernées par ces affaires. 

 

Et pour finir par rentrer en France où, gentleman, il tient sa promesse d’une croisière en méditerranée sur son voilier avec Shirley – sans la présence de laquelle sa vie aurait basculé entre les mains de Priscilla – absolument comblée par son destin. 

 

-> Accès au sommaire du tome I <- 

 

[1] Paul de Bréveuil est depuis longtemps associé avec Mylène, une fameuse cuisinière et maîtresse-femme, qui exploite de main de fer dans un gant de velours un restaurant sur une péniche amarrée en aval de Rouen, avec sa fille, deux employés et parfois des « voyageuses égarées » de fortune envoyées par Paul, dont notamment la fameuse Miho, agent nord-coréenne avec qui il a eu à partager quelques déboires (Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « L’opération Juliette-Sierra »). 

[2] Il s’agit d’une couverture de la DRAC locale, qui accueille les « punis-cachés » des forces armées et est gérée et administrée par Paul, en délégation de service public. Le même endroit où il avait été mis aux arrêts après ses propres exploits dans les montagnes afghanes. Le lieu est tenu aux heures creuses, par le « Chef Rémarde » et son épouse Lydia (Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : «L’opération Juliette-Sierra »).

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/09/au-nom-du-pere-chapitre-0-tome-ii.html

 

 

—————

12/09/2015 11:45

Au nom du père : Chapitre 00 : Tome II

 

Résumé des épisodes précédents (Tome I) 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Cette « enquête de Charlotte » nous plonge, dès les premiers chapitres, dans la prime-jeunesse de Paul de Bréveuil (dont « Charlotte » est devenu le nom de code des forces aériennes de l’Otan), qui reçoit à l’improviste son frère aîné, Jacques, un soir de juin 2010. 

Ce dernier se dit menacé par quelques inconnus, son nom étant inscrit sur la « liste des mille » qui circule alors dans les cercles fermés du pouvoir, pour être tous menacés de représailles par un groupuscule terroriste totalement inconnu, « l’ARRCO » pour « Armée de Résistance et de Représailles Contre l’Oppression »

 

Les deux frères ont vécu chacun de leur côté le drame de la disparition tragique de leur père, le juge Jean-Pierre de Bréveuil, pour avoir été séparés avant même l’adolescence. 

Pendant que Paul fait alors de brillantes études scientifiques qui l’ont mené jusqu’à l’école Polytechnique et « Sup’aéro » pour faire ensuite carrière dans les forces aéronavales, Jacques est devenu avocat au Conseil en succession de leur grand-père paternel, puis député européen, maire d’une commune où il possède une maison acquise par et auprès de sa seconde belle-famille. Alors que son frère cadet, après avoir abandonné l’uniforme s’était reconverti en un « industriel » aux multiples activités. 

L’un et l’autre, ce soir-là, se remémorent la mort de leur père, quelques décennies plus tôt, et leur famille déchirée par la vie. 

 

Devant l’insistance de Jacques se sentant réellement en danger de mort, ils conviennent tous les deux de le faire disparaître dans un pseudo accident d’avion au large de Kotor où Paul y a des amis sûrs et la copropriété d’un hôtel touristique qui pourra abriter Jacques le temps nécessaire pour l’enquête officielle sur les activités de « l’ARRCO » d’avancer jusqu’à mettre hors d’état de nuire le groupuscule terroriste d’un genre nouveau et aux revendications pour le moins « obscures ». 

Paul compte de son côté ne pas rester inactif et user de ses relations, ainsi que de l’entreprise d’enquêtes privées et de sécurité dont il a quelques parts, avec ses partenaires anciennes, Charlotte la vraie et Aurélie, pour en apprendre plus sur les ennuis de son frère et ses potentiels « ennemis » mortels. 

 

Le narrateur, pour une bonne compréhension de « l’affaire », plonge alors le lecteur dans un passé plus récent, où l’on suit l’évolution du Professeur Risle, brillant clinicien, spécialiste de renommée mondiale des greffes d’organes, qui dirige, depuis plusieurs années et dans cet objectif médical, une fondation internationale portant son nom. 

Compte tenu de son âge et de son état de santé précaire – il a été soigné d’un cancer et l’état de son foie s’est dégradé des conséquences de la lourde chimiothérapie – il organise depuis quelques années son départ et la passation de ses pouvoirs et prérogatives de fondateur à son unique fille, Priscilla… qui n’est autre, et ce n’est pas un hasard, que la seconde épouse de Jacques ! 

 

Fin 2009, il s’agit de mettre un point final à la nouvelle organisation qui tourne autour « d’adhérents », installés sur presque tous les continents, bénéficiant des services de la Fondation quant à la recherche quasi-instantanée d’organes sains pour leurs propres patients, en appui d’avec les différentes organisations nationales qui gèrent les dons d’organe. 

Un Conseil épaule le Professeur Risle, son équipe et les laboratoires d’analyses qui alimentent d’une part, une méga-base de données de tissus humains en vue de tests de compatibilité histologique (les « crossmatchs »), indispensables à la réussite de la plupart des greffes d’organes, en tout cas nécessaires pour prévenir les rejets et adapter les posologies médicamenteuses destinées à éviter ces rejets ; 

Et qui, d’autre part, réalisent des travaux de recherches sur les cellules-souches en vue de « produire » des « auto-greffons » d’organes défaillants, technique d’avenir qui enregistre alors ses premiers succès en laboratoire. 

Le lecteur apprendra, mais plus tard, qu’un des membres de ce Conseil, possède par ailleurs un laboratoire animé par sa propre petite-fille, une brillante cybernéticienne, dont les travaux portent sur des prothèses intelligentes, les exosquelettes (qui intéressent aussi les lobbies-militaires), afin de remplacer, pour l’heure, des « membres en dur » des patients des adhérents de la « Fondation Risle ».

 

La tâche de Priscilla Risle, docteur en pharmacie, est officiellement de recruter des adhérents nouveaux, de prolonger et d’enrichir la banque de données histologiques et de regrouper tous les moyens en un lieu assez proche d’un « pays ami », mais en eau-internationale. 

« L’angoisse » rationnelle du Professeur Risle tient dans les évolutions législatives à venir, qui tentent une « harmonisation » par le haut dans les cénacles internationaux, là où chaque pays adopte des règles différentes en matière de greffes et de recherche sur les cellules-souches et l’embryon. 

La famille Risle étant d’origine française, elle suit de très près les débats et travaux des commissions bioéthiques d’alors, devant déboucher sur une prochaine loi à voter sur le sujet. 

Globalement, ils ne sont pas trop inquiets, bien que les « experts » gouvernementaux et des différentes commissions parlementaires constituées en France ignorent tout particulièrement les travaux de leur Fondation et de ses équipes. Il faut dire que c’est parce que l’essentiel des préoccupations du moment porte plutôt sur le statut de l’embryon et le problème éthique relatif aux « mères-porteuses », voire et à la marge, sur les travaux des cultures de cellules-souches qui pourraient déboucher, non plus sur le clonage humain, dont on perçoit désormais toutes les limites, mais sur la mise au point de l’UA (utérus-artificiel)… 

Une nouvelle façon de maîtriser la fécondité qui pose des problèmes éthiques aujourd’hui encore in-surmontés. 

 

Toutefois, le Professeur Risle tient à participer à cette « touche finale » de sa longue carrière au service de ses très nombreux patients, compris comme autant d’obligés. 

Alors que sa fille est à l’aguet d’un « donneur » potentiel d’un foie en bonne santé pour l’auteur de ses jours, lui vouant aussi une véritable vénération pour lui avoir conservé et cultivé son propre cordon-ombilical, la rendant virtuellement « éternelle », immortelle dès que la culture des cellules-souches sera devenue une technique véritablement opérationnelle des autogreffes. 

C’est au « nom de son père » qu’elle agit de la sorte et sans aucun scrupule. 

 

De leur côté, pour les frères de Bréveuil, si Jacques est porté disparu à l’occasion d’un crash de l’appareil de Paul en mer adriatique à quelques encablures de l’aéroport de Dubrovnik, officiellement en route pour la petite île de Límnos en mer Égée, Paul est rapatrié en France pour y subir quelques interrogatoires sur les circonstances de la « fuite » de Jacques et de leur accident. 

Il se trouve que c’est la juge Hélène Trois-Dom et le commandant Christophe Scorff qui participent à cette enquête-là. 

Mais pas seulement… 

 

L’officier supérieur de police est une « antique » connaissance de Paul, pour l’avoir croisé à l’occasion de l’affaire du vol des bijoux de la biennale de « Guilde des Orfèvres [1] » (résolue justement par les futures associées de la « CAP Investigation » [pour Charlotte-Aurélie-Paul Investigations], la petite boîte d’enquêteurs privés montée avec la prime d’aviseur perçue des assurances à l’occasion de la restitution du butin volé). 

Il n’appréciait déjà pas du tout d’avoir des « privés » dans les pattes pour « son casse du siècle », tel qu’il les avait rapidement qualifiés, mais à tort, de « suspects ». 

Chargé de l’enquête, avec d’autres services, sur la « liste des mille » par le ministère, alors même que les menaces s’avèrent fondées, puisqu’au moins deux autres victimes ont été retrouvées étrangement « brûlées-mutilées » par une arme à feu inconnue, Jacques étant considéré comme la troisième victime putative par les autorités, il est clair pour lui que le mode opératoire n’est pourtant et décidément pas le même. Ce qui l’oblige à conclure que la disparition de Jacques de Bréveuil ne correspond à rien de plausible. 

Hors une « manipulation » de Paul, dont ils perçoivent très vite qu’il en est parfaitement capable : Un pilote de guerre émérite comme lui, titulaire de plusieurs médailles honorifiques étrangères pour ses exploits passés, ne peut pas laisser couler son frère en mer ! 

C’est aberrant. 

 

Quant à la juge Hélène Trois-Dom, elle est chargée de son côté par la Chancellerie de classer l’affaire de la disparition de Jacques pour permettre très vite d’ouvrir sa succession et ne pas entraver l’un des rares cabinets d’avocats au Conseil du pays, débordé comme ses confrères par les pourvois en cassation habituels et désormais le flot perpétuel des « Questions Prioritaires de Constitutionnalité », procédure ouverte il y a peu par la réforme de la Constitution du pays, en juillet 2008. 

C’est également une « vieille connaissance » de « CAP Investigation », pour avoir ré-ouvert presque par hasard un dossier en souffrance, celui de l’assassinat du « Juge Feyard [2] », qui a pu ainsi aboutir il y a quelques années. 

 

Ses obligations remplies à l’égard des autorités judiciaires de son pays, Paul part en Angleterre assister à un mariage à Norwich, capitale du Norfolk britannique où il y retrouve son amie « Lady Joan », patron d’un cabinet de gestion de fortunes affilié aux Lloyds. « Lady Joan » n’est autre que la personne qui gérait pour le compte du Gouvernement Français les avoirs et « rapines » d’un précédent Président de la République à travers un « Trust » de droit anglais [3], affaire close en décembre 2009, conclue par le rapatriement des sommes détournées dans la plus grande discrétion et recyclées à travers le « Grand emprunt » proposé par le « Président Krasoski » du moment. 

 

Très vite, il est mandaté, sous couvert de l’ambassade de France en territoire britannique, par un officier des SIS, d’aller jusqu’en Écosse visiter l’usine et les installations de la famille du marié, dirigées par Lady Catherin, amie de Lady Joan dont un des fonds de gestion possède une part importante du capital social. 

« Tour de piste » pas tout-à-fait désintéressé pour Lady Joan, par conséquent, qui cherche de son côté à comprendre pour quelles raisons réelles ses investissements dans les usines de « son amie » ont d’aussi mauvais rendements financiers. 

 

Pour l’essentiel, il s’agit d’une usine d’élaboration de whisky écossais, dont la tradition veut que l’on goûte à « tous les crus » à l’occasion d’une première visite, avec attenante, une usine de puces électroniques, des RIFD.

Le Gouvernement de sa très gracieuse majesté souhaite l’avis discret « de l’œil » d’un ingénieur de formation pour « jauger » de l’ensemble avant de confier quelques contrats d’approvisionnement militaire, tel que cela soit consenti par les propriétaires et se passe sur le mode « non-officiel/non-intrusif ». 

Notamment parce que s’agissant d’une famille dont le patriarche, Lord McShiant, est pair du royaume, il n’est pas question que le SIS espionne directement les membres de leur propre Chambre haute. 

Et les autorités françaises ne voient pas d’un mauvais œil non plus le fait d’envoyer sur place un de leurs brillants polytechnicien/sup-aéro/ex-pilote d’aéronavale (qui travaille à l’occasion pour les alliés de l’OTAN, via la rue de Varennes), juste pour « se rendre compte ».

Car Paul gère une participation minoritaire en Ardèche, qui fournit des propulseurs pour missiles à l’industrie de défense, la « MAPEA [4] » (pour Manufacture d’Armes, de Poudres et d’Explosifs de l’Ardèche), fondée par le Général Nivelle (viandard de la « grande-guerre ») : Il est d’emblée qualifié pour ce genre de travail. 

Convergences de raisons qui poussent Paul à accepter de se rendre à ce mariage dont il n’a rien à faire, sauf à y rencontrer, mais seulement pour le plaisir cette fois, « Lady-Joan », devenue une de ses partenaires de sensualité aux particularités rares : C’est une « femme-fontaine » qui doit lui en faire rencontrer une autre en la personne de la petite-fille de lord « Philip McShiant », mère du marié… 

 

-> Accès au sommaire du tome I <- 

 

[1] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « Le Feu », à paraître aux éditions I-Cube. 

[2] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « L’affaire du juge Féyard », à paraître aux éditions I-Cube. 

[3] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « L’opération Juliette-Sierra »). 

[4] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « Ardéchoise, cœur fidèle », à paraître aux éditions I-Cube

 

—————

—————