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06/07/2015 22:10

Wikileaks : demande d’asile de Julian Assange à la France

 

Une lettre adressée au président de la République, mais aussi à tous les Français.

 

Monsieur le président de la République, j’ai l’honneur de vous écrire et, à travers vous, de m’adresser au peuple français.

Mon nom est Julian Paul Assange. Je suis né le 3 juillet 1971 à Townsville, en Australie. Je suis un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités états-uniennes du fait de mes activités professionnelles. Je n’ai jamais été formellement accusé d’un délit ou d’un crime de droit commun, nulle part dans le monde, y compris en Suède ou au Royaume-Uni.

Je suis le fondateur de WikiLeaks.

En avril 2010, je décide de publier une vidéo intitulée « Collateral murder ». Celle-ci montre le massacre de plusieurs civils, dont deux employés de Reuters, et les graves blessures de plusieurs enfants par des soldats états-uniens en Irak. Les images, filmées depuis un hélicoptère, sont difficilement soutenables. Elles s’accompagnent des rires et des commentaires sarcastiques de ceux qui sont en train de commettre ces crimes. Elles font le tour du monde et révèlent brutalement l’inhumanité d’une guerre qui a déjà fait plusieurs centaines de milliers de victimes.


Dès le lendemain, à travers des menaces de mort précises et ciblées, une persécution politique d’une ampleur inédite est lancée contre moi et les principaux employés de WikiLeaks. Elle n’a, depuis, jamais cessé. L’énumération des actions menées contre mon organisation, mes proches et moi-même ne permet pas d’en saisir toute la violence, mais peut-être en donne-t-elle une idée : appels à mon exécution, à mon kidnapping, et à mon emprisonnement pour espionnage par de hauts responsables politiques et administratifs états-uniens, vols d’informations, de documents et de biens, attaques informatiques répétées, infiltrations successives, interdiction illégale à l’ensemble des plateformes de paiement de procéder à des dons envers mon organisation, surveillance permanente de mes moindres faits et gestes et de mes communications électroniques, poursuites judiciaires inconsidérées se prolongeant depuis plus de cinq ans sans possibilité de me défendre, campagnes de diffamation, menaces physiques répétées, fouilles et harcèlement de mes avocats, etc.

 

Deux autres cas : Jérémie Zimmermann et Jacob Appelbaum

WikiLeaks, que j’ai fondé en 2006, avait déjà auparavant révélé de nombreux scandales majeurs de corruption, de violations des droits fondamentaux, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Nous avions pour cela reçu notamment un prix d’Amnesty international et des dizaines d’autres prix journalistiques d’autres organisations prestigieuses, dont cinq nominations successives au prix Nobel de la paix et, plus récemment, cinq nominations au prix Mandela des Nations unies (ONU), créé cette année.

Pourtant, cette vidéo a marqué un avant et un après dans ma vie, mais aussi dans celle de tous ceux qui s’y sont impliqués. Un citoyen français notamment, Jérémie Zimmermann, remercié dans le générique de la vidéo, a fait l’objet de menaces de la part de deux agents du FBI dans le but d’en faire un infiltré, et n’a jamais pu revenir sur le territoire américain malgré ses besoins professionnels. Il en est allé de même pour d’autres journalistes qui, malgré leur nationalité états-unienne, n’ont plus jamais pu revenir sur leur propre territoire pour retrouver leurs proches, et font l’objet depuis de poursuites judiciaires pour espionnage. Jacob Appelbaum, pour s’être présenté comme un défenseur de Wikileaks, a fait l’objet de toute une série de violences et d’intimidations, notamment à son domicile, où sont entrés un jour en pleine nuit des hommes masqués et menaçants, laissant sa compagne durablement marquée.

Au pic de cette campagne, plus de 120 employés étaient chargés, au sein de la dite « WikiLeaks War Room » du Pentagone américain, de coordonner cette offensive contre moi et mon organisation. Les preuves ont été depuis apportées qu’un grand jury secret, portant notamment des accusations d’espionnage à mon encontre, a été formé en 2010, et n’a jamais cessé d’agir depuis.


L’ampleur de ce dispositif n’aurait guère pu être imaginée par un esprit paranoïaque. Une douzaine d’agences états-uniennes y participent officiellement, incluant le Pentagone, la Defence Intelligence Agency, la CIA, le FBI, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), le ministère de la justice et le département d’État. D’autres le font de façon plus secrète, comme cela a été révélé récemment suite à une enquête parlementaire en Islande.

Ces persécutions sont pourtant bien réelles. Elles ont été documentées par une infinité d’organisations, fait l’objet de rapports internationaux et de décisions judiciaires, ont été substantiellement admises par les autorités concernées, et souvent même revendiquées. Érigées en véritable politique par le gouvernement états-unien, elles se sont depuis étendues au-delà de mon cas et de WikiLeaks : l’administration Obama a ainsi poursuivi plus de journalistes et de sources lors de ses deux mandats successifs que tous les gouvernements états-uniens précédents réunis.

 

Les poursuites ne m’ont pas fait taire

Pour le simple fait d’avoir publié des informations d’intérêt public que des sources anonymes avaient transmises à WikiLeaks, je suis personnellement poursuivi pour espionnage, conspiration visant à espionner, vol ou compromission de propriété du gouvernement états-unien, violation de la loi sur la fraude informatique, et conspiration générale, risquant pour cela l’emprisonnement à vie ou pire. Les Etats-Unis ont depuis étendu leur enquête pour y inclure l’assistance que j’aurai offerte à M. Snowden pour préserver sa vie et lui faire obtenir l’asile ; et il en est, selon plusieurs sources journalistiques, déjà de même en ce qui concerne les publications des FranceLeaks concernant les écoutes qui vous ont touché, Monsieur le président.

Ces poursuites ont été et continuent d’être menées contre moi parce que j’ai, un jour, décidé de ne pas garder le silence, et de révéler les preuves de commissions de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elles ne m’ont pas fait taire, et j’ai depuis, entre de nombreuses autres publications, documenté précisément la mort de centaine de milliers de civils à travers les Iraq War Logs.

Par ces révélations, je montrais notamment, à travers un télégramme diplomatique états-unien, comment une famille irakienne avait été exécutée à bout portant par une patrouille américaine lors d’un contrôle de routine, avant que ce crime contre l’humanité ne soit volontairement « effacé » par une frappe aérienne. Selon le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, ce fut cette affaire qui l’amena à exiger la levée de l’immunité des troupes états-uniennes et, après leur refus, à provoquer in fine le départ de ces soldats.

L’ensemble des publications de WikiLeaks depuis 2006 ont fait l’objet d’une infinité de rapports et de décisions provenant d’organisations internationales et non gouvernementales, de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) aux rapporteurs spéciaux des Nations unies en passant par de nombreux groupes de travail indépendants. Elles ont permis de lever le voile sur des milliers de crimes et sur des pratiques qui auraient autrement été couvertes. Qui seraient autrement restées impunies.

 

Cinq mètres carrés et demi

Les persécutions qui s’en sont suivies m’ont forcé à demander l’asile au sein de l’ambassade d’Equateur à Londres, en juin 2012, pour éviter une extradition vers les Etats-Unis qui devenait à chaque heure plus probable. Après deux mois d’étude approfondie, le ministère des affaires étrangères de l’Équateur a considéré que la persécution qui était menée à mon encontre du fait de mes croyances et de mes activités politiques était réelle, et que les risques d’extradition vers les Etats-Unis ainsi que les mauvais traitements qui s’en suivraient étaient majeurs. J’ai depuis reçu la confirmation informelle que les poursuites menées aux Etats-Unis étaient réelles et avaient débouché sur un acte d’accusation formel maintenu pour l’instant sous scellés.

Dénué de l’assistance consulaire et de la protection que me devait mon pays d’origine, l’Australie – où le gouvernement a été sujet à des critiques d’une ampleur inédite suite à sa tentative de me retirer mon passeport en 2010, jusqu’à devoir faire marche arrière et se justifier –, je demeure depuis maintenant trois ans et dix jours au sein de cette ambassade.

J’y dispose de cinq mètres carrés et demi pour mes usages privatifs. L’accès à l’air libre, au soleil, m’a été interdit par les autorités du Royaume-Uni ; ainsi que toute possibilité de me rendre à un hôpital ; je n’ai pu utiliser le balcon du rez-de-chaussée de l’appartement que trois fois depuis mon refuge, à mes risques et périls, et n’ai jamais été autorisé à sortir pour faire de l’exercice.

L’Equateur, dont la générosité et le courage m’honorent et m’ont probablement sauvé la vie, n’a pour ambassade qu’un appartement utilisé par une dizaine de diplomates et fonctionnaires de support qui ne peuvent renoncer à leur mission. Loin de l’image de luxe généralement associée aux enceintes diplomatiques, il s’agit d’un espace modeste qui n’a pas été pensé pour devenir un lieu de vie. Il m’y a été impossible, depuis trois ans, de maintenir la moindre vie familiale ou intime.

Cet espace est en permanence surveillé par plusieurs douzaines de policiers britanniques en uniforme qui vérifient régulièrement les identités de mes visiteurs, ainsi que par un nombre indéterminé d’agents en civil et d’agents de renseignement au sein des bâtiments adjacents. Les dépenses concernant la surveillance civile dont je fais l’objet ont dépassé, officiellement, les quinze millions d’euros. Elles n’incluent pas celles des services secrets.

Mes proches, y compris mes enfants, n’ont pas pu me rendre visite depuis, du fait de cette situation.

Le Royaume-Uni refuse de reconnaître mon asile et de garantir ma non-extradition aux Etats-Unis, violant la convention de 1951, et se refuse par ailleurs à confirmer ou à infirmer la réception d’une demande d’extradition de la part des Etats-Unis d’Amérique. Il en va de même pour le gouvernement suédois qui, à l’ONU, a refusé de garantir ma non-extradition dans le cas où je m’y rendrais. La Suède comme le Royaume-Uni ont annoncé à plusieurs reprises qu’ils demanderaient mon arrestation dès que je sortirai de l’ambassade, ces derniers le réaffirmant « quel que soit le résultat de l’enquête suédoise ».

Cela, alors que je n’ai été formellement accusé d’aucun crime ni délit dans aucun des deux pays.

Depuis quatre ans et demi, soixante organisations internationales ont appelé, depuis l’ONU, à la fin des poursuites en Suède, tandis que le groupe de travail sur la détention arbitraire de l’institution s’est saisi de la question. Malgré les injonctions de la Cour suprême et du procureur général visant à l’abandon de l’enquête préliminaire – relancée en 2010 après avoir été dans un premier temps abandonnée – aucun acte d’accusation formel à mon encontre ni d’acte d’enquête n’a été mené en cinq ans. L’émission d’un mandat d’arrêt européen avait pour seul objectif de m’interroger en Suède, alors que je m’étais volontairement rendu à Stockholm à cette fin, et y étais resté cinq semaines consécutives. Je n’avais alors jamais obtenu de réponse à mes demandes répétées de rencontre avec les autorités judiciaires suédoises.

 

Ma vie est aujourd’hui en danger

WikiLeaks a été créé avec l’objectif d’enquêter sur les appareils politiques, économiques et administratifs du monde entier pour y apporter de la transparence et s’assurer qu’ils n’échappent pas à un contrôle démocratique et souverain. L’organisation a révélé des millions de documents touchant la quasi-totalité des Etats du monde, sans distinction de régime ou d’idéologie. Elle permet à tout individu qui aurait connaissance de pratiques illégales ou intéressant le bien commun de nous les transmettre en toute sécurité, et de façon parfaitement anonyme. Ces informations sont ensuite vérifiées par nos journalistes et par des spécialistes, puis organisées et triées avant d’être publiées de par le monde, éventuellement en partenariat avec d’autres organes de presse prestigieux.


Financée par des dons récurrents, mon organisation a inventé une nouvelle forme de journalisme qui lui a permis de révéler plus d’une centaine de scandales d’ampleur mondiale en seulement neuf ans d’existence. Les activités de WikiLeaks ont inspiré de nombreuses autres organisations de presse, humanitaires, environnementales, etc. qui ont imité nos structures et nos pratiques. Malgré toutes les difficultés liées à ma surveillance permanente au sein de l’ambassade, les écoutes systématiques mises en place par la NSA contre les élites politiques, économiques et administratives de la France et de l’Allemagne sont le dernier exemple de la capacité de l’organisation à publier des informations cruciales pour préserver la souveraineté la vie démocratique des Etats.

L’ampleur du scandale et les réactions qui ont suivi nos dernières révélations ont confirmé le bien-fondé de notre démarche. La condamnation unanime par la classe politique et les sociétés civiles françaises et allemandes des actions commises par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni, ainsi que les appels qui ont suivi à une révision des politiques françaises sur la question de la défense des lanceurs d’alerte et de la presse, alors que l’attentat contre Charlie Hebdo reste présent dans les esprits, ont constitué d’importants encouragements.

Ces révélations ont été faites au péril de notre vie.

 

La France accomplirait un geste humanitaire

C’est pourquoi j’ai été particulièrement touché par l’appel inattendu du gouvernement français, par la voie de la ministre de la justice et garde des sceaux Christiane Taubira, et relayé par des dizaines d’autres personnalités, à ce que la France me donne l’asile. Gardienne d’une constitution qui oblige la France à accueillir les combattants pour la liberté menacés de leur vie, d’une constitution qui oblige le monde à ouvrir les yeux par la noblesse d’une telle exigence, elle a ouvert une voie qui, je l’espère, ne se refermera pas.

En m’accueillant, la France accomplirait un geste humanitaire mais aussi probablement symbolique, envoyant un encouragement à tous les journalistes et lanceurs d’alerte qui, de par le monde, risquent leur vie au quotidien pour permettre à leurs concitoyens de faire un pas de plus vers la vérité.

Elle enverrait aussi un signal à tous ceux qui, de par le monde, saisis par l’hubris, trahissent leurs valeurs en s’attaquant incessamment aux citoyens qui s’y refusent.

La France a longtemps été porteuse d’espérance et de singularité pour de nombreux peuples et individus de par le monde. Ses mythes nourrissent encore aujourd’hui bien des enfances. Mes liens avec ce pays ne sont pas seulement idéels. De 2007 jusqu’à la perte de ma liberté en 2010, j’y ai résidé. Nos structures techniques y sont encore installées.

Mon plus jeune enfant et sa mère sont français. Je n’ai pas pu les voir depuis maintenant cinq ans, depuis que la persécution politique à mon égard a commencé. La situation présente leur cause d’immenses difficultés. J’ai dû garder leur existence secrète jusqu’à aujourd’hui dans le but de les protéger. J’ai aujourd’hui l’espoir que la situation et l’appui dont je bénéficie permettront de le protéger. Mon fils aîné, aujourd’hui adulte, et à ma mère, en Australie, subissent en effet encore aujourd’hui les conséquences de ma situation. Les menaces de mort, le harcèlement, y compris venant de personnes ayant des liens avec l’appareil militaire états-unien, ont commencé au même moment qu’émergeaient les appels à mon assassinat. Ils ont dû changer d’identité et réduire leurs échanges avec moi.

Je ne souhaite plus subir cette situation. Je souhaite les retrouver.

 

Persécutions politiques

Ma vie est aujourd’hui en danger, Monsieur le président, et mon intégrité, physique comme psychologique, est, chaque jour qui passe, un peu plus menacée.

Tandis que je faisais tout pour préserver la vie d’Edward Snowden, plusieurs employés britanniques de WikiLeaks devaient s’exiler à Berlin, en Allemagne. Tandis que nous révélions le scandale des écoutes de la NSA en France, des responsables politiques du Royaume-Uni admettaient que le siège autour de l’ambassade équatorienne était dû à la pression états-unienne. Tandis que nous créions une fondation d’appui aux lanceurs d’alerte, Courage Foundation, l’administration états-unienne multipliait les poursuites contre les journalistes et leurs sources, poursuites atteignant une intensité inédite dans l’histoire de ce pays.

Tandis que Chelsea Manning était condamnée à 35 ans de prison pour avoir été supposément ma source et révélé un nombre incalculable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, après avoir été soumise à des traitements inhumains selon le rapporteur spécial de l’ONU, je continuais mon travail avec l’organisation de WikiLeaks pour m’assurer qu’aucune source ne pourrait jamais être identifiée du fait de ses liens avec mon travail, ce qui a jusqu’ici été fait avec succès.

Seule la France se trouve aujourd’hui en mesure de m’offrir la protection nécessaire contre, et exclusivement contre, les persécutions politiques dont je fais aujourd’hui l’objet. En tant qu’Etat membre de l’Union européenne, en tant que pays engagé par toute son histoire dans la lutte pour les valeurs que j’ai faites miennes, en tant que cinquième puissance mondiale, en tant que pays qui a marqué ma vie et qui en accueille une partie, la France peut, si elle le souhaite, agir.

Respectueusement,

Julian Assange


A 6 minutes et 5 secondes, interview au sujet de Julian Assange :

La réponse de la Présidence de la République a été donnée en moins d’une heure :

« La France a bien reçu la lettre de M. Assange. Un examen approfondi fait apparaître que compte-tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande.

La situation de M. Assange ne présenter pas de danger immédiat. Il fait en outre l'objet d'un mandat d'arrêt européen ».

 

En fait, il ne faut quand même pas fâcher les z’Américains sur cette affaire !...

Parce qu’ils savent beaucoup de choses nos cousins d’Outre-Atlantique, les descendant de ceux qu’on a libéré du joug britannique en leur envoyant en 1777 le marquis de La Fayette et ses officiers embarqués à bord de l’Hermione !...

Les services américains connaissent même très bien les dessous de la politique française et en particulier les affaires gravissimes de corruption où nos principaux dirigeants politiques sont mouillés, principalement depuis l’époque de la guerre du Golfe de 1991.

Des faits qui sont largement disponibles sur le web et qui pourraient être étayés par des révélations de Wikileaks sur des courriers confidentiels de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris ainsi que par la divulgation des transferts de fonds énormes au détriment de la Défense de mon pays.

 

Parce qu’il ne faut pas compter sur notre « presse-aux-ordres » pour informer le public sur le véritable  effondrement du sens de l’intérêt général de nos « chers » élus.

Parce qu’on peut ne être que stupéfait du manque de réaction des autorités, des journalistes, des institutions, à des révélations déjà disponibles sur Internet et qui mettent en cause gravement le pouvoir politique.

Car sur des affaires de détournement de fonds qui se montent à des dizaines de milliards d’euros, comme la disparition des « MILLIARDS DE LA DIVISION DAGUET » en 1991/91 et l’escroquerie à 23 milliards de dollars sur l’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït, on constate un mutisme total en Gauloisie, dans les pays du Golfe et aux USA.

 

Je ne peux que rappeler le courrier explosif à « Titi-Breu-Tonton », ministre des Finances du « Chi », qui explique au gouvernement que la corruption des dirigeants politiques peut développer le terrorisme :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/lettre-thierry.html

Il est aussi possible de citer le courrier à Christine Lagarde, ministre des finances de « Bling-bling », qui alerte le gouvernement sur le détournement des 3,5 milliards de dollars des frais de guerre virés à la France par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes-Unis en 1991 :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/mitterrandisme.html

Et pour finir, on ne peut être que consterné par l’incroyable courrier envoyé récemment à notre « Capitaine de pédalo » au sujet de la disparition de ces fonds :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2015/01/guerre-du-golfe-1991-lettre-au-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-vi.html

 

Si on ajoute, de plus, le roman de l’été 2010 de « I-Cube » qui relate, d’une façon romancée, la façon dont les « milliards de la guerre du Golfe » ont été récupérés par le capitaine de corvette Paul de Bréveuil, sur demande de « Bling-bling », puis comment ces fonds ont été placés dans le « Grand Emprunt 2010 », qui n’est rien d’autre qu’un astucieux montage financier, on peut se dire que la presse et les médias font tout pour que le scandale éclate et prenne la forme d’une « explosion nucléaire politique » où nos mafieux seront vitrifiés, transformés en cendre : https://flibustier20260.blogspot.fr/2010/07/operation-juliette-siera-00.html

Pour terminer, il faut aussi signaler le roman, paru en 2014, intitulé « Mains invisibles », de « I-Cube », qui explique comment les « queues » des fonds placés lors de ces détournements ont été récupérés ; y compris les deux milliards déposés sur un compte à Hong-Kong du « Chimpanzé-en-rut-du-Sofitel-de-New York » :

https://flibustier20260.blogspot.fr/2014/11/mains-invisibles.html

 

Eh bien, malgré ces courriers mis en ligne sur plusieurs blogs, ainsi que les romans de « I-Cube », rien n’est divulgué dans la presse et les médias !...

La justice reste désespérément aux « abonnés absent », les dirigeants politiques sont totalement muets, sourds et aveugles, les hauts fonctionnaires tremblent pour leur poste et leur carrière, les dirigeants des organes d’information du public et les journalistes refusent de se pencher sur les dossiers…

Incroyable !...

 

Quels sont ceux qui bougent sur ces sujets ?...

De simples citoyens, mais aussi nos services de renseignement et quelques « serviteurs de l’ombre », des « Mains invisibles », qui ne tolèrent plus une telle dérive de la démocratie.

Car si les chefs du renseignement ont poussé à la création de la loi renseignement, qui est une authentique dérive totalitaire, bon nombre de militaires, de policiers, d’agents du renseignement, considèrent que cette loi est d’abord faite pour le pouvoir politique qui va disposer d’un moyen unique de fliquer chaque citoyen, non pas pour lutter contre le terrorisme mais pour asservir et neutraliser les opposants politiques !...

D’ailleurs, on le voit bien sur ces affaires de la guerre du Golfe 1991 : il s’agit avant tout de protéger nos dirigeants, même s’il faut passer sous silence, et laisser dans l’oubli, nos soldats qui souffrent du syndrome du Golfe…

 

Mais, pour notre « capitaine de pédalo », pour les "pourris" qui sont au pouvoir depuis plus de trente ans, si Julian Assange, à travers Wikileaks, commence à causer sur ces affaires impensables de corruption, ils fileront directement dans les « poubelles de l’Histoire » !...

Car la lettre de Julian Assange est un terrible piège… imparable…

En fait, c’est le sens de la tragédie grecque : dans la demande d’Assange, il n’y a que deux solutions et chacune conduit à la catastrophe !...

La première solution était pour le « Château » d’accepter la demande d’asile du fondateur de Wikileaks, avec pour conséquence un terrible ressentiment américain pouvant entraîner l’imprévisible.

La deuxième solution, celle qui a été prise, était le refus d’accepter la demande d’Assange, au risque de voir l’équipe Wikileaks « baver » sur les dessous financiers de nos politiciens.

Notre « Capitaine de pédalo » a préféré que l’ouragan soit déclenché, en partie, par Julian Assange !...

 

Amusant !...

 

Jean-Charles DUBOC

 

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06/07/2015 13:17

Wikileaks et les écoutes de la NSA

 

Révélations vraiment extraordinaires

« Barre-ointe » & « Moscou-vicié » sur écoute !

 

Je vous demande un peu !

Pire, d’après les documents mis à disposition par WikiLeaks, ce serait tout la vie économique de mon pays qui aurait été mise sur écoute.

Mais là, j’avoue que je suis un peu moins surpris : Le « secret des affaires », c’est un leurre protecteur bien peu fiable et de toute façon totalement provisoire.

On finit par toujours tout savoir : Il suffit de décrypter les « communications officielles » et de recouper par d’autres sources, comme je vous l’ai expliqué avant-hier.

 

Parce que Julian Assange avait promis de nouvelles révélations, c’est à nouveau à travers « Libé » (ce torchon qui faisait presque l’apologie de l’assassin de l’auteur de mes jours qui me fait encore frémir quand je l’évoque…), du temps où le fondateur de Mediapart y bossait, et justement à ce dernier média, qu’il a diffusé de nouvelles révélations concernant la NSA, l’agence de renseignement américaine.

Et Ô surprise, outre la vie diplomatique et politique gauloise, les espions américains ont mis sur écoute les activités économiques de la « Gauloisie-transparente », avancent les deux compères.

La plupart des secteurs stratégiques sont visés par la NSA : technologies de l’information, électricité, gaz, pétrole, nucléaire, transports, biotechnologies, etc.

« Jamais la preuve d’un espionnage économique massif de la France, orchestré au plus haut niveau de l’État américain, n’avait été établie aussi clairement », écrit « Libé-le-torchon ».

Ce n’est donc pas un scoop : L’information « discrète » n’est seulement que confirmée.

 

Une stratégie offensive américaine qui apparaît dans un document secret fixant les objectifs prioritaires des États-Unis dans le domaine économique.

Baptisée « France  : développements économiques » et datée de 2012, cette note constitue la doctrine de la NSA en la matière.

Elle vise à recueillir toutes informations pertinentes sur les pratiques commerciales Gauloises, les relations entre Paris et les institutions financières internationales, l’approche des questions liées au G8 et au G20 ou encore les grands contrats étrangers impliquant mon pays.

Les services de renseignement américains détaillent ensuite chaque titre de chapitre dans son exposé des besoins.

Ainsi en est-il du « H » : « Contrats étrangers/études de faisabilité/négociations ».

Son objet est très large : « Rapporter toute proposition de contrats français ou d’études de faisabilité et de négociations imminents concernant des ventes ou des investissements internationaux dans des projets d’envergure ou des systèmes d’intérêt significatif pour le pays étranger hôte, ou 200 millions de dollars ou davantage en ventes et ou en services, comprenant le financement d’informations ou de projets de haut intérêt. »

Des contrats de 200 millions de dollars dans des ventes à l’étranger, ce n’est rien ou pas grand-chose.

En d’autres termes, la NSA traque presque tous les mouvements de développement international des groupes gaulois. Elle entend avoir accès à tous les renseignements, informations, technologies d’avenir où les entreprises gauloises ont parfois de réelles avances.

Ce dernier point reste d’ailleurs un des plus sensibles.

 

Des pseudo-révélations qui risquent de jeter un froid sur les négociations autour du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, dont le prochain round est prévu mi-juillet, à Bruxelles.

Car toutes les informations ainsi recueillies sont ensuite partagées avec les principales administrations américaines  : Département de la Sécurité intérieure, département du Commerce, département de l’Énergie, agence de renseignement de la Défense, Réserve fédérale, Trésor et même commandement des forces américaines en Europe.

Preuve d’un espionnage économique massif, orchestré au plus haut niveau de l’État américain, qui, il est vrai, n’avait pas encore été établie aussi clairement.

 

Voilà donc à quoi faisait référence Julian Assange dans son allocution au 20 heures de TF1, après la première salve de révélations. « Le chômage est particulièrement élevé mais il y a une raison à cela, » avait lâché, cryptique, le fondateur de WikiLeaks. « C’est que les États-Unis jouent un sale jeu. »

Soyons sérieux : Si l’argent public n’était pas dépensé sans compter à tort et à travers au profit de quelques « coquins-de-la-République », il en resterait de toute façon plus dans le porte-monnaie de chacun et d’un plus grand nombre qui pourraient alors soutenir l’économie du pays par leur pouvoir d’achat retrouvé et donc maintenir des emplois de consommateurs locaux…

 

Selon l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), une centaine d’entreprises hexagonales entrent dans les critères définis par la NSA, dont la quasi-totalitéde celles cotées au CAC 40. La plupart sont classées « OIV » (opérateurs d’importance vitale), car leur activité est jugée stratégique pour la nation.

Ces entreprises, dont la liste est classifiée, relèvent du secteur public comme privé, aussi bien dans le champ des transports que dans l’énergie, la gestion des eaux, la santé, ou encore les télécoms. D’après l’Anssi, les OIV sont la cible d’au moins une attaque d’envergure par semaine.

Les Russes, les Chinois et les Israéliens étant également très agressifs sur ce secteur, l’origine de ces intrusions est souvent difficile à déterminer. Mais ces dernières années, l’empreinte américaine a plusieurs fois été formellement identifiée.

L’an dernier, les documents révélés par Edward Snowden ont ainsi apporté la preuve que plusieurs entreprises européennes, dont Airbus, avaient été espionnées par la NSA avec l’aide du BND, les services de renseignement allemands.

À l’époque, Paris était resté muet.

Airbus, en revanche, vient de déposer plainte contre X pour espionnage.

En clair, tout cela n’est pas nouveau et pas seulement le fait des américains.

Marrant d’ailleurs que le BND espionne Airbus alors qu’il s’agit d’une de ses entreprises où ils disposent d’administrateurs particulièrement actifs : Soyons un peu sérieux, SVP !

On va y revenir.

 

Et rappelons que sur les secteurs hautement stratégiques, cet espionnage peut aller du simple vol des plans d’étude au pillage des données technologiques confidentielles.

On se souvient aussi de je ne sais plus quel constructeur d’automobile qui avait viré, à tort, un de ces cadres soupçonné d’avoir pillé la technologie des batteries des futures voitures électriques…

Mais ce qui intéresserait par-dessus tout la NSA, ce sont les renseignements sur des appels d’offres impliquant des entreprises américaines.

Un avantage concurrentiel potentiellement désastreux pour les sociétés « Gauloises » nous en dit-on.

Sauf que comme ce sont les meilleures, elles ont aussi leurs propres sources de renseignements. 

 

Et de confirmer qu’une partie des informations recueillies pas les américains sont également partagées avec leurs plus proches alliés : La Grande-Bretagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Depuis la guerre froide, ces « Five Eyes » s’appuient notamment sur le programme « Echelon », un réseau d’interception planétaire mis en place sous l’égide des États-Unis et dont l’existence n’a été révélée qu’en 1998.

On savait, donc officiellement, au moins depuis cette époque !

Même si la liste est particulièrement longue, qui va des relations économiques avec les États-Unis aux « activités commerciales douteuses ».

 

C’est qu’après l’effondrement du bloc soviétique, les antennes satellites qui ne servaient plus à espionner les Russes ont été mises au service des entreprises américaines.

Depuis, tous les services de l’État sont mobilisés pour remporter la guerre économique. Une structure a même été spécialement créée pour épauler les entreprises américaines dans la conquête des principaux contrats internationaux : « l’Advocacy Center », chargé de faire le lien entre le secteur privé et les services de l’État.

Cette stratégie offensive va prendre un caractère obsessionnel et industriel après les attentats du 11 Septembre.

Dès 2002, date de la première « expression de besoin », l’administration américaine réalise que les moyens colossaux d’interception et de surveillance déployés dans la lutte contre le terrorisme sont démesurés par rapport à leurs cibles. Et sous couvert d’antiterrorisme, la NSA devient alors le bras armé des États-Unis dans la guerre économique.

Une guerre dans laquelle mon pays (celui que j’aime tant…) apparaît totalement démuni. «La force des Américains est de mettre tous leurs services dans la boucle, alors qu’en France, l’espionnage économique est tabou », décrypte Alain Juillet, ex-directeur du renseignement à la DGSE.

« Aujourd’hui, nos services de renseignement se contentent de faire de la contre-ingérence. Sur l’offensif, on est à des années-lumière des Américains. »

Depuis, les nouvelles lois sur le renseignement accorde en effet de nouvelles prérogatives aux services de renseignement, les agents étant désormais autorisés à agir pour la «promotion des intérêts économiques et industriels » de la nation.

Jusqu’à espionner des entreprises américaines ?

J’en rigole, parce qu’on n’en parle pas trop, finalement.

Mais nos CCI s’appuient depuis toujours sur nos ambassades et « les services » quand elles épaulent des entreprises hexagonales à l’export.

Dès lors qu’elles payent impôts et charges sociales (le fameux « quitus ») au pays.

 

« Tout le monde espionne. Mais il y a une vraie différence entre les États-Unis et les autres : la NSA a des moyens et des objectifs dingues. Son rêve, c’est d’espionner tout le monde, tout le temps. Nous, en plus du terrorisme, on doit se contenter de diplomates de quelques pays et de quelques industriels », explique un spécialiste du renseignement.

Un haut cadre de Bercy, qui s’exprime également sous le couvert de l’anonymat, confie quant à lui à Mediapart : « Ces révélations sont déstabilisantes pour le fonctionnement de l’État. Comment va-t-on faire désormais ? Cela peut avoir des conséquences. Il n’y aura plus de débats internes à l’administration. »

Si ! Dans les couloirs et à la cafétéria, comme d’habitude.

 

En revanche, sans que ça me surprenne plus que ça, on découvre que plusieurs personnalités politiques et hauts fonctionnaires « Gaulois », de dangereuses gueules de terroriste naturellement, ont été écoutés ces dernières années par la National Security Agency (NSA) et au-delà de nos trois derniers Présidents.

Ainsi, et c’est là que c’est vraiment drôle, deux anciens ministres de l’économie « Barre-ointe » et « Moscou-vicié » (aujourd’hui commissaire européen) en ont fait les frais, ainsi qu’un sous-directeur du Trésor, un diplomate de haut rang et un parlementaire socialiste en 2004 et 2012, nous assure-t-on.

 

Attendez, attendez un peu : 2004, c’est quoi déjà ?

Le « Chi » qui pose un « fidèle » Gaulliste à Bercy, « Barre-ointe », à peu près dans le sillage du commando AZF, non ?

Une histoire que je vous remets en perspective là et encore ici.

Ah tiens donc…

 

À propos, Airbus espionnée, c’est aussi l’histoire d’un de ses directeurs informaticien, le fameux « Là-Oude » qui a trafiqué des « faux-fichiers » et a débouché ensuite sur les affaires « Cleastream I » et II reprises pour vous ici !

 

Non mais attend encore un peu, STP : On est en plein délire romanesque là !

Parce que « Moscou-vicié » au même poste de ministre de la finance, là où on voit passer le pognon qui circule, pourquoi donc sur écoute ?

Vous savez, il y a deux postes de ministre important dans ce pays, où il faut des hommes de totale confiance : L’intérieur où arrivent les « notes blanches » de tous les secrets de « tout-le-monde », et les finances, d’où l’on peut surveiller et traquer tout du pognon qui circule.

Deux postes d’ailleurs, qu’a pu et dû occuper « Bling-bling », pas par hasard, mais mandaté pour rechercher les traces du pognon pas à la nation, alors qu’il n’a jamais été en odeur de sainteté à l’Élysée à ce moment-là, ou encore sous son « pote » « Bat-la-mou », l’américain.

 

Si on comprend bien que l’allié américain cherche du renseignement utile sur des détournements historiques, quitte à espionner même « ses hommes à lui », un peu comme les Allemands de la BND espionne sa propre co-entreprise Airbus, pourquoi « Moscou-vicié » ?

 

Mais attendez, attendez : C’est l’époque où on coure après les milliards de la fraude fiscale, ne serait-ce que pour financer les OPEX et donner des gages de loyauté aux USA.

Et justement, peu après l’affaire « Caca-zut-hack », voilà t’y pas qu’on nous ressort d’abord 10 milliards de redressements fiscaux de « recettes-magiques », puis finalement 12 milliards à aller chercher dans « un grand-emprunt » bis, façon « Bling-bling ».

Sans le savoir, cette affaire-là est également évoquée ici !

Et vous savez comment ici et là… pour « les queues » non encore rapatriées, même si pour tout comprendre de l'enchaînement logique, je vous propose de lire tout le « roman » !

 

Vraiment extraordinaire : Voilà que la NSA lit mes « romans », mal-écrits et en francilien-natif, pour leur donner corps !

Avouez que c’est « trop de la top » en dirait « ma nichée » !

Et comme plus rien ne vous étonne dans ce pays qui est le mien, vous n’aurez même pas tiqué aux réponses à peine lisibles, presque gênées de nos autistes gouvernementaux face à ses révélations, au pays où Dreyfus avait enflammé l'opinion publique pour moins que ça : Faut le faire, non !

À peine plus que des déclarations polies, comme s’ils étaient prévenus de « ne pas en faire trop » : Il pourrait y avoir de vraies représailles.

 

Snowden et Assange sont-ils alors de ces « idiots-utiles » (ceux de Lénine) ou de vrais « lanceurs d’alerte » dans cette affaire ?

Parce que bon, l’information des turpitudes « Mythe-errant-diennes » des années 90 qui ressortent par la bande à la lecture des « scoops » de WikiLeaks, sont accessibles à tous, y compris à eux à qui « l’Ami-râle » a fait une communication il y a plusieurs années.

Permettez-moi donc d’en rire à gorge déployée, SVP : Le vent du boulet n’est passé loin et on attend la suite !

I3

Source :

https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/07/revelations-vraiment-extraordinaires.html

 

 

Effectivement, on peut qu’être stupéfait du manque de réaction des autorités, des journalistes, des institutions, à des révélations qui mettent en cause gravement le pouvoir politique.

Car sur des affaires de détournement de fonds qui se montent à des dizaines de milliards d’euros, comme la disparition des « MILLIARDS DE LA DIVISION DAGUET » en 1991/91 et l’escroquerie à 23 milliards de dollars sur l’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït, on constate un mutisme total en Gauloisie, dans les pays du Golfe et aux USA.

Tout du moins dans la presse, car sur internet, il y a tout ce qu’il faut !...

 

Je ne peux que rappeler le courrier explosif à « Titi-Breu-Tonton », ministre des Finances du « Chi », qui explique au gouvernement que la corruption des dirigeants politiques peut développer le terrorisme :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/lettre-thierry.html

 

Il est aussi possible de citer le courrier à Christine Lagarde, ministre des finances de « Bling-bling », qui alerte le gouvernement sur le détournement des 3,5 milliards de dollars des frais de guerre virés à la France par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes-Unis en 1991 :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2008/06/mitterrandisme.html

 

Et pour finir, on ne peut être que consterné par l’incroyable courrier envoyé récemment à notre « Capitaine de pédalo » au sujet de la disparition de ces fonds :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2015/01/guerre-du-golfe-1991-lettre-au-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-vi.html

 

Et bien malgré ces courriers mis en ligne sur plusieurs blogs, rien de sort dans la presse et les médias.

La justice reste désespérément aux « abonnés absent », les dirigeants politiques sont totalement muets, sourds et aveugles, les hauts fonctionnaires tremblent pour leur poste et leur carrière, les dirigeants des organes d’information du public et les journalistes refusent de se pencher sur les dossiers…

Incroyable !...

 

Quels sont ceux qui bougent sur ces sujets ?...

De simples citoyens, mais aussi nos services de renseignement et quelques « serviteurs de l’ombre » qui ne tolèrent plus une telle dérive de la démocratie.

Car si les chefs du renseignement ont poussé à la création de la loi renseignement, qui est une authentique dérive totalitaire, bon nombre de militaires, de policiers, d’agents du renseignement, considèrent que cette loi est d’abord faite pour le pouvoir politique qui va disposer d’un moyen unique de fliquer chaque citoyen non pas pour lutter contre le terrorisme mais pour asservir et neutraliser les opposants politiques !...

 

D’ailleurs, on le voit bien sur ces affaires de la guerre du Golfe 1991 : il s’agit avant tout de protéger nos dirigeants, même s’il faut passer sous silence, et laisser dans l’oubli, nos soldats qui souffrent du syndrome du Golfe…

Horrible…

 

L’addition risque d’être très lourde un jour ou l’autre…

 

Jean-Charles DUBOC

 

 

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