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31/05/2014 00:02

Démocratie moderne et corruption (II)

 

Depuis les élections européennes du 25 mai 2014 nous savons que le premier parti politique de France est un parti ῝facho῝.

Cela signifie l’échec de la démocratie moderne telle qu’elle est instituée dans quasiment tous les grands pays développés.

La principale cause de cette catastrophe historique se trouve dans la dérive oligarchique que prend inévitablement tout parti politique, comme c’est analysé dans la note précédente.

Nous sommes maintenant face à un déroulement de l’Histoire qui va prendre une tournure dramatique avec l’établissement d’un régime totalitaire du type ῝peste brune῝ où les libertés seront supprimées les unes après les autres.

Le pouvoir sera aux mains des esprits les plus tordus, les plus autoritaires, avec le culte omniprésent du chef.

Une terrible régression primitive.

Mis à part une succession d’événements imprévisibles, il n’y a guère de moyens d’y échapper.

J’ai poussé un dernier ῝coup de gueule῝ samedi dernier, dans le billet « Craquements… » pour exprimer mon inquiétude face à la dérive totalitaire engagée par les « Soces ».

Peut-être en vain.

Malgré tout, je continue l’analyse de la situation actuelle en faisant quelques propositions afin de poser de nouvelles bases pour un fonctionnement très amélioré de notre démocratie.

Au cas où…

 

Je me dois de définir les grandes caractéristiques d’un nouveau parti politique, le « Parti de la mer – Normandie », du type « Libéral contrôlé », qui propose de franches ruptures avec les objectifs des partis classiques.

Le slogan du « Parti de la mer –Normandie » sera « Des grands voiliers-écoles pour les jeunes Français et les jeunes Européens ».

Il aura une forte composante maritime, européenne et de formation des jeunes par la navigation en haute mer à bord de grands voiliers-écoles.

 

Les premières ruptures par rapport à ce que nous connaissons seront celles-ci :

1/ Tirage au sort des sénateurs parmi des citoyens volontaires ;

2/ Pas plus de deux mandats successifs et deux mandats différents ;

3/ Pas de cumul des mandats ;

4 / Une période de latence d’un tiers du temps passé en tant qu’élu avant de pouvoir briguer un nouveau mandat ;

5/ Démocratie directe avec l’instauration de referendum pour le choix des grands axes politiques du gouvernement ;

6 / Possibilité pour les citoyens de lancer des initiatives populaires pour obtenir un referendum ;

7 / La création de parlements régionaux où la moitié des représentants du peuple seront tirés au sort parmi des citoyens volontaires ;

8/ Le salaire des représentants du peuple sera le SMIC.

 

 Vous trouverez le site du « Parti de la mer – Normandie » à cette adresse :

https://euroclippers.typepad.fr/parti_de_la_mer/

 

Concernant les causes de l’effondrement des principaux partis politiques, je reprends le deuxième billet de « I-Cube » écrit sur le thème « Démocratie moderne et corruption » avec un ensemble de remarques et de propositions.

Bonne lecture.

 

Jean-Charles DUBOC

 

 

 

Démocratie moderne et corruption (II)

Pourquoi nos démocraties sont-elles corrompues ?

 

J’ai été l’un des premiers à proposer la réintroduction du tirage au sort comme mode de désignation des mandats représentatifs dans nos institutions.

C’était une époque où les jurys populaires, tirés au sort eux aussi, avaient encore pouvoir légitime de vous « couper en deux » en passant votre tête sous la guillotine…

Le droit de vie ou de mort sur autrui, je ne vous raconte pas !

 

Cela m’a même inspiré un « futur-roman » (« L’affaire du juge Féyard ») encore à l’écriture, tellement je n’ai pas le temps de tout faire…

Dans ce roman, je ne vous raconte pas l’histoire, il s’agit justement de montrer les limites humaines du « tirage au sort », quand il n’est pas encadré et protégé correctement de toute dérive par l'institution elle-même.

 

J’ai été aussitôt considéré comme le « mouton-noir » de la « droâte républicaine », sans que je ne comprenne pour quelle raison impérieuse.

Pas encore ignoble, mais déjà infreequentable sans que je ne le sache.

J’étais jeune beau et kon à la fois et depuis, les années passant, je suis devenu un « vieux-kon »… et toujours aussi beau !

Un « vieux-kon » qui constate combien il aurait dû insister encore et encore.

Donc un « vieux-kon » aigri de sa propre cécité intellectuelle et de son manque de courage face à ses aînés.

 

Parce que le tirage au sort évite au citoyen désigné de mentir ou de faire de vaines promesses pour être élu, comme nous l’avons humblement vu la semaine dernière.

Il empêche aussi toute influence des puissances de l'argent, qui financent les élections en escomptant quelques privilèges en retour.

La démocratie directe et la courte durée des mandats (un an à Athènes) éliminent la plus grande part de la corruption en lui laissant trop peu de temps pour mettre en place ses réseaux d'influence, au moins dans la Grèce antique.

 

J’avoue avoir un penchant pour un mandat de trois ans : Un an pour se former à la fonction, en faire le tour, un autre pour assumer pleinement, un troisième pour « former » aussi le « petit-nouveau » qui vient d’arriver.

Un système qui fonctionne assez bien dans quelques cénacles que j’ai pu voir fonctionner par ailleurs.

De toute façon, il faut deux ans pour que les tiers que l’on rencontre peu parviennent à mettre un nom sur un visage et une troisième année en fonction pour qu’ils commencent à vous apprécier … ou vous détester raisonnablement.

Au-delà, c’est superfétatoire.

 

Par ailleurs, les instances de contrôle exerçaient à Athènes une surveillance permanente sur les magistrats désignés (nos ministres actuels et présidents d’exécutifs locaux) : Avant, pendant et même après un mandat, pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'enrichissement illégal ou de collusion d’intérêts néfastes ou dilatoires.

Enfin, un magistrat corrompu serait également à la merci d'une dénonciation justifiée de simples citoyens.

C’est dans la dernière proposition, bien timorée et édulcorée, du récent rapport de « Tonton Yoyo ».

 

Ensuite, le tirage au sort est égalitaire, ce qui est un des objectifs majeurs de la démocratie directe. Contrairement à l'élection, qui favorise une coupure entre « l'élite-élue » et le peuple, le hasard contribue à former des instances qui sont représentatives de la société tout entière.

Plus de problème de « discrimination » (positive ou négative) de non-représentation de courants minoritaires, d’une tendance ou d’une « mode », d’un groupe social ou d’une nouvelle approche des problèmes nouveaux.

 

D’autant qu’à un niveau individuel, le tirage au sort est mobilisateur : Il pousse chaque citoyen à s'impliquer, à se responsabiliser dans les affaires publiques et communes, à participer aux débats politiques, à s'informer et s'instruire, à accroître sa liberté.

Contrairement à la démocratie représentative où les citoyens sont impuissants entre deux élections, la démocratie directe et le tirage au sort restituent réellement le pouvoir au peuple.

 

Si le tirage au sort présente de tels avantages, pourquoi la possibilité de l'instaurer, même partiellement dans certaines assemblées, n'est-elle pas officiellement débattue aujourd'hui ?

Parce « qu’ils » n’en veulent surtout pas !

Et de sortir à son encontre un formidable raz-de-marée de bons et mauvais arguments pour faire mouche.

Mais aucun n’est vraiment fondé, comme nous allons le voir.

 

– Le tirage au sort ne pourrait pas fonctionner à l'échelle beaucoup plus large de nos nations contemporaines, trop larges, trop étendues, trop complexes, sans parler de la difficulté de pratiquer le tirage au sort à une grande échelle.

Ce qui est fort drôle !

La « Gauloisie-pénale », l'Angleterre, les États-Unis, etc., pratiquent tous, et depuis fort longtemps, le tirage au sort pour constituer les jurys populaires, et à toute occasion pour certains !

Même l’Islande a trouvé l’idée intéressante pour renouveler sa constitution.

 

Plus encore, aujourd'hui, grâce aux technologies et à Internet, les gouvernements possèdent déjà des bases de données très complètes sur les populations, à des fins fiscales, sociales (santé, retraite, chômage, etc.) et administratives. Il serait très facile de créer une base de citoyens volontaires pour tirer au sort un gouvernement national, européen ou mondial.

 

A contrario d’ailleurs, le seul cas où l'élection pourrait encore être justifiée, car égalitaire et démocratique, c'est à l'échelle des petites unités comme le village ou le quartier, c'est-à-dire là où les citoyens se connaissent tous et où il n'y a pas besoin de grosses machines électorales.

Par malchance, les conseils de quartier globalement se cooptent par parrainage et de toute façon n’ont aucun intérêt. La « démocratie-directe » de « désir d’avenirs » fait « flop » tous les jours et mobilise pourtant nombre de personnes, personnages et compétences.

Ainsi, le tirage au sort est parfaitement adapté aux grandes unités territoriales, voire au monde entier, alors que l'élection ne peut être démocratique que dans de petites unités telles que le village, ou le quartier, qui reste somme toute assez coûteuse.

 

– « La démocratie directe cède parfois au populisme », à la dénonciation des élites et au harcèlement judiciaire, qui peut même parfois se transformer en chasse aux sorcières.

C’est exact et il est même à noter que c’est en pleine démocratie directe que Socrate a été condamné à mort.

Encore que le peuple grec protestât de cette condamnation, que les magistrats qui en étaient coupables fussent bannis d'Athènes et qu'une statue fut érigée en souvenir du philosophe.

Mais un peu tard.

 

Si la démocratie directe peut être sujette au populisme et aux persécutions judiciaires, il faut quand même souligner qu’aucun régime n'est parfait, mais elle y est beaucoup moins sujette que les régimes représentatifs et les oligarchies établies, dès lors qu’elles sont corrompues.

Sans même évoquer les régimes autoritaires dans lesquels les tribunaux ne sont que les exécuteurs des basses œuvres du tyran.

 

Au contraire, même, le populisme est bien plus pervers dans un système où il est porté par des politiciens élus et dans la logique sectaire des partis politiques, comme vous avez pu le remarquer à l’occasion de nos dernières élections de 2012 !

Et comme il pourrait être redoutable lors des prochaines municipales…

Quant aux persécutions judiciaires, d'une part, elles sont heureusement peu fréquentes dans une démocratie directe où les magistrats sont contrôlés par le peuple et révocables à tout instant et, d'autre part, lorsque l'injustice persiste, au moins n'est-elle pas celle des politiciens élus qui peuvent étouffer leurs victimes en silence, armés de leurs privilèges, couverts par les institutions et parfois même par la raison d'État !

Alors, soyons sérieux, pour une fois…

 

– De simples citoyens tirés au sort ne seraient ni assez instruits, ni assez compétents pour traiter les affaires de la société ou de l'État, nous assure-t-on.

Surtout dans un monde qui s'est complexifié à l'extrême, puis globalisé.

Vraiment un délire verbeux d’une mauvaise foi absolue : Et en quoi les politiciens sorti du même peuple, instruits aux mêmes ékoles seraient plus instruits et plus compétents que les simples citoyens qu’ils ont pu être ?

À supposer qu'ils le fussent d’ailleurs, puisque depuis que la politique est une activité rémunérée, plutôt bien, que constate-t-on de leurs « grandes-compétences » sinon qu’ils n'anticipent pas plus les crises qu'ils ne les résolvent…

 

Et encore, admettons, juste pour le raisonnement, que les politiciens soient tous sur-compétents pour s’occuper du bonheur d’autrui à la place de chacun et des affaires publiques, pourquoi les élire et non pas les « nommer » au mérite ?

 

Et puis compétents en quoi ? Ils ne peuvent pas être instruits et compétents en tout.

Et que font-ils lorsqu'ils abordent un problème pour lequel ils ne sont ni instruits ni compétents, ce qui arrive tous les jours dans un monde globalisé où tous les phénomènes sont complexes et inter-reliés ?

Eh bien ils font comme tout le monde : Ils consultent des experts !

Pourquoi les citoyens d'une démocratie moderne, suffisamment instruits et compétents pour exercer leurs responsabilités professionnelles ne seraient-ils pas capables de consulter des experts pour résoudre des problèmes pour lesquels ils n'ont pas les compétences adéquates ?

 

En quoi un groupe de citoyens tirés au sort, volontaires, instruits, motivés, travaillant sous le contrôle d'une Assemblée du Peuple, de magistrats et aidés par des experts, ne serait-il pas capable de régler les problèmes aussi bien qu'une assemblée de politiciens élus ?

Expliquez-moi, SVP.

Même un juge d’instruction fait appel à un « expert » pour savoir si tel ou tel incriminé était responsable de ses actes au moment des faits… incriminés, ou psychologiquement irresponsable…

 

– Je préférerai, à l’inverse, qu’on me dise qu’il est à redouter que la démocratie directe se transforme en un vase clos de technocrates-experts qui soumettent le « désigné par le sort » à ses avis d’expert, ce qui n’est nullement ni une garantie de succès, ni encore moins une garantie de « libre-choix » du citoyen.

Là je comprendrais, puisque globalement, c’est bien ce que l’on constate avec des représentants « élus ».

 

Mais tout de même, allez-vous donc chez votre garagiste pour vous faire soigner une dent ?

Ne consultez-vous pas plusieurs « experts » avant de vous faire « chirurger », plusieurs avocats, divers avis avant d’engager un contentieux avec vos voisins ?

Croyez-vous qu’il est préférable de laisser le maire d’Issy-les-Moules consulter sa voyante sans rigoler ?

Et tant d’autres qui se moquent ainsi de leurs mandats et fonctions ?

Avez-vous l’habitude qu’on vous prenne toujours pour un kon quand vous émettez une opinion, même mal-fondée ?

 

Si tel est le cas, si c’est l’opinion de nos « sachants », au fait, pourquoi font-ils quand même appel aux votes des citoyens, ces ignares en tout, de temps en temps ?

Ne seraient-ils pas mieux définitivement entre eux, comme ils le sont déjà ?

En quoi leur situation serait-elle changée ?

 

La vraie différence est qu’un politicien élu n'a pas de compte à rendre pendant toute la durée son mandat et qu'il est, de fait, beaucoup moins contrôlé alors qu’il agit en toute honnêteté peut-être, mais en toute impunité, surtout !

Et l’élu est là pour assumer les konneries des « sachants » qui l’entourent, tout comme des « désignés par le sort » encadrés par des institutions collectives et aux aguets des dérives, mais révocable ad nutum ou dans un court délai et sans espoir de retour, eux.

Pas du tout comme les « élus-cumulards » ou « professionnels », subventionnés par leurs généreux-soutiens financiers et amicaux corrupteurs…

 

En réalité, la question est plutôt de savoir pourquoi la démocratie directe et le tirage au sort des responsables est maintenue en dehors du débat public alors qu’aucune des arguties soulevées par les opposants à cette idée ne soutient sérieusement plus de deux minutes la controverse-doctrinale ?

Elle relève d'une cause assez simple : Les politiciens, leurs partis politiques et les élites auxquelles ils appartiennent ne veulent pas en entendre parler parce qu'elle les priverait de leurs pouvoirs et des prébendes qui y sont attachées depuis des siècles.

 

Depuis la période des révolutions anglaise, américaine et Gauloise, le pouvoir a été pris par une oligarchie de politiciens professionnels !

Et tous ces politiciens font tout pour faire barrage à la vraie démocratie.

D’ailleurs dès 1789, l'abbé Sieyès, un des rédacteurs et des inspirateurs des constitutions révolutionnaires, écrivait : « Il faut écarter le peuple en corps du gouvernement » et créer un « corps choisi de citoyens » qui constituera « une classe de professionnels de la politique ».

Et c'est bien cette idée qui l'a emporté aux dépens de la démocratie directe et du tirage au sort des citoyens.

 

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n'ont pas de volonté particulière à imposer. (…) Le peuple (…) ne peut agir que par ses représentants » interposés, ces fameux « professionnels de la politique » et des affaires de la cité.

 

Un concept toujours en vigueur, qui va jusqu’à la séparation, dans l’organisation de la justice, ce « troisième pouvoir », des « affaires civiles » de la compétence de « l’ordre judiciaire » et des affaires de la chose publique, de la compétence exclusive de « l’ordre administratif ».

Le juge civil ne saurait être compétent pour juger des affaires d’État… d’un degré si élevé dans l’ordre des nécessités, qu’il serait inconvenant de ne pas le déclarer « incompétent », sauf pour la « piétaille ».

Notez le caractère ahurissant de l’argutie, puisque c’est l’ordre judiciaire qui décidait de la vie ou de la mort d’un condamné, de sa liberté aujourd’hui, Liberté pourtant garantie par la Constitution, dont justement l’exécutif et son administration de la chose publique ont la garde pour assumer sa protection.

On nage bien en plein délire !

 

C’est ainsi que la démocratie directe et le tirage au sort ont été écartés d’emblée dans toutes les démocraties occidentales au profit d’une oligarchie auto-méritante et se reproduisant par cooptation et soumission.

Et vous voulez que je ne m’inquiète pas pour mon pays, à devoir rester les bras ballants à admirer leur immense fatuité et incompétence à régler les problèmes dudit pays que j’aime tant ?

 

 

Source : https://infreequentable.over-blog.com/article-democratie-moderne-et-corruption-ii-120230286.html

 

LA SUITE SUR Démocratie et corruption (III) :

https://cms.alerte-ethique.webnode.fr/news/democratie-moderne-et-corruption-iii-/

 

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30/05/2014 00:00

Démocratie moderne et corruption (I)

 

En 2013, la dépense publique a atteint 57,1% du PIB

Pour alimenter un État dépensier le taux des prélèvements obligatoires est maintenant à 45,9% du PIB, ce qui nous place en tête des pays industrialisés pour le niveau d’imposition et de taxes.

Le déficit public est à 4,3% du PIB.

La dette publique est grimpée à 1925,3 milliards d'euros, soit 93,5% du produit intérieur brut.

Et pour 2014, l’État doit emprunter 185 milliards supplémentaires pour combler les déficits prévus.

Quand allons-nous être du bord du précipice, et chuter pour de bon ?...

Dans deux ans !... En 2016 !...

Lorsque nous aurons emprunté 550 milliards supplémentaires !...

Il sera alors nécessaire de sabrer les retraites des fonctionnaires de 30%, comme au Portugal, de diminuer fortement les aides sociales, de réduire encore plus le budget des armées, etc…

Les manifestations seront continuelles et dégénéreront parfois en émeutes.

Ce sera la fin de ῝l’État providence῝ et un nouveau régime politique, du type ῝peste brune῝, s’installera avec encore plus de restrictions des libertés, de contrôle des citoyens, d’émeutes.

Observez les résultats des élections européennes du 25 mai 2014 !...

Nous y sommes presque !...

Comment en sommes-nous arrivés là ?...

 

Cela fait 16 ans que je hurle dans le désert en dénonçant un détournement de fonds public considérable soigneusement caché au public.

Les citoyens ne contrôlent plus les élus depuis plus de 20 ans.

Vous pensez que je plaisante ?...

Prenez connaissance de ce dossier :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/indemnit%C3%A9s-de-la-guerre-du-golfe-1991/

C’est plus de 130.000 connexions sur ce site !...

J’explique comment François Mitterrand  a détourné les 3,5 milliards de dollars des indemnités de la guerre du Golfe virés à la France en 1991 par le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes-Unis !...

Personne, absolument personne, ne réagit à ces accusations.

Ni les militaires, ni le ministère des finances, ni la justice, ni la presse, ni les médias, ne reprennent l’information.

C’est le signe du fonctionnement d’un système totalitaire où le président peut détourner des milliards en toute impunité !...

Tous les contre-pouvoirs se sont effacés.

Nous sommes devenus un totalitarisme mafieux, et rien d’autre.

La démocratie ne fonctionne plus.

Ce sont des mafieux, des irresponsables, des lâches qui nous gouvernent, et ils ne peuvent qu’amener le pays à l’effondrement.

Nous y serons bientôt.

 

Que faire ?...

Il faut absolument éviter une prise de pouvoir par des extrémistes de droite ou de gauche qui ne peuvent qu’amener encore plus de souffrances pour les citoyens.

La solution ?...

Dénoncer ces affaires et repartir sur de nouvelles bases où les maîtres mots de la politique seront « Liberté, Égalité et Fraternité ».

C’est ce que j’essaie de faire en proposant des solutions qui sont basées sur la Liberté et la Responsabilité des individus.

Je les regroupe dans un projet dénommé « Parti de la mer – Normandie » que vous pouvez découvrir sur le site :

https://euroclippers.typepad.fr/parti_de_la_mer/

Aujourd’hui, je reprends une première analyse de « I-Cube » qui explique pourquoi la démocratie moderne mène à la corruption.

 

Jean-Charles DUBOC

 

  

Démocratie moderne et corruption (I)

Pourquoi nos démocraties seraient-elles corrompues ?

 

C’est une des questions que je me pose et que sous-tendent quelques commentaires, notamment ceux de notre « Ami-râle » qui en connaît un rayon sur le sujet.

 

Constatons d’abord que notre monde politique (vie de la cité), tous partis confondus, subit une crise de légitimité sans précédent et quasiment dans tous les pays occidentaux également.

Les causes de rejet de la « classe politique » sont nombreuses.

D'abord, les politiciens sont impuissants face à la mondialisation et aux crises économiques, financières, alimentaires ou autres.

Ensuite, à l'échelon national, le spectacle des querelles de partis, d'appareils, quand ce ne sont pas celles des egos surdimensionnés de chefaillons, est permanent.

Enfin, l'écart entre politiciens et citoyens s'accroît surtout du fait « des affaires » de corruption.

 

Il ne faut pas aller très loin entre les « affaires » « tapis-carpette », « Cas-zut-hack », cette élue parigote et néanmoins « verte » se faisant piquer avec un « héritage-helvète », cet autre qui se tire en Belgique par le Thalys et se fait piquer avec 300 K€ en billets, ce fils de ministre qui se paye un 200 m² pour 7 millions alors qu’il n’a jamais eu un sou vaillant devant lui, mais qui parvient quand même à faire effacer son ardoise de 700 K€ au casino de Monaco…

La liste est longue et c’est en pluie fine que ça nous tombe sur le râble par épisodes.

Toujours un délice !

 

Mais il ne s'agit pas ici de reprendre l'accusation « tous pourris », personne de sérieux n’y croit, mais simplement de constater que l'élection démocratique fait entrer tous les politiciens dans un système où les occasions de corruption matérielle sont tellement nombreuses qu’il faut être « solide » pour y échapper.

 

Les possibilités de corruption commencent avec la volonté de se présenter à un mandat politique.

Il faut beaucoup d'argent pour se faire connaître, se faire élire et réélire.

Pour cela, les politiciens et les partis politiques doivent trouver des financements.

C’est le « nœud », un « droit d’entrée » que plus personne ne peut se financer personnellement, même pas « D’assaut » qui trouverait quand même les moyens d’acheter des votes.

Le « kouillon » : En « Corsica-Bella-Tchi-tchi », les procurations, il n’y a même pas besoin de les acheter ou de les donner : Ils les prennent !

 

Or, malgré la loi sur le financement de la vie publique et les partis, les principales sources de financement sont les grandes entreprises ou des individus fortunés.

Dès le premier sponsor trouvé, le candidat se trouve inexorablement pris dans un système où ses idées et ses actes sont influencés, car, pour séduire les donateurs, financer les « micro-partis », les politiciens doivent aussi tenir compte des avis de ceux qui les financent : On ne crache pas dans la main qui te donne à becqueter !

Cela va des demandes légales (appels d'offres, etc.) auxquelles les politiciens accorderont un intérêt préférentiel, aux affaires de corruption, dont les medias raffolent, en passant pour tous les degrés du lobbying.

En bref, même si l'on ne peut décidément pas dire que tous les « politiques » sont achetés, ils perdent d'emblée une grande partie de leur indépendance pour s’affilier à des « communautés d’esprit » et d’intérêts, assez éloignés souvent de « l’intérêt général » d’un pays tout entier.

 

Il en va de même des promesses électorales et des politiques mises en œuvre.

Le processus est aussi vieux que l'élection elle-même : On l'appelle tout simplement cela de la démagogie.

« Marinella-tchi-tchi » et « Mélangeons-Ploum-ploum » en sont de parfaits exemples, surfant sur des délires irréalisables mais qui flattent le peuple et répondent à ses attentes, fédérant un électorat attentif fidèle.

Ils disent et promettent ce que leurs électeurs veulent entendre, c’est aussi simple que cela.

 

D’ailleurs, dans la Grèce antique, la démagogie, c’est l'art de « conduire le peuple » par des discours fondés sur la tromperie.

Et le « mécanisme » est assez simple, voire à la portée du premier venu qui sait écouter.

Soit on promet à chaque assemblée d'accéder à toutes ses demandes. Mêmes quand les demandes successives sont contradictoires.

Soit on dit au peuple ce qu'il veut entendre, en abandonnant toute idée originale.

Dès lors, pour se faire élire, un candidat doit obtenir le plus grand nombre de voix possible. S'il exprime une idée originale, il déclenche immédiatement une controverse et perd immédiatement les voix de tous les opposants à cette idée.

Alors le plus sûr moyen, pour se faire élire, c’est de n'avoir aucune idée personnelle et de répéter aux gens ce qu'ils souhaitent entendre.

Mais, résultat, en accédant à toutes les demandes, même contradictoires, les politiciens sont paralysés.

Et le politicien, une fois élu, ne retrouve jamais son autonomie de jugement : La pression s'accentue tout au fil de son mandat et il faut déjà penser à se faire réélire un jour ou l’autre...

 

Et d’en déduire que la grande durée des mandats, les cumuls de ces mêmes mandats et la « professionnalisation » des politiciens accroissent donc leur dépendance à un système qui les corrompt.

Ce qui s'aggrave encore avec les partis politiques, qui substituent aux débats politiques, une dynamique partisane.

Depuis que la politique est une « profession rémunérée », elle génère des comportements corporatistes.

Les politiques ont donc le plus souvent les mains liées et finissent immanquablement par mentir et par trahir.

La légitimité politique de l'élu devient alors plus une protection pour masquer ses dérives, qu'une garantie de sa probité.

 

Les solutions sont connues : Mandats courts, non-cumul de mandats, pause entre deux mandats, indemnisation minimale.

Et le « corporatisme » des sénateurs a repoussé encore récemment une « toute petite avancée », celle du non-cumul d’un mandat exécutif local (seulement) et d’un mandat législatif…

Même pas le cumul de plusieurs mandats « législatifs », européen, national, local : On brigue seulement la rémunération des « cumulards » en la plafonnant.

Comme s’il était naturel d’édicter des lois qu’on se réserve personnellement le droit d’appliquer, au mépris de tout principe de séparation des pouvoirs !

Quant aux « rémunérations », ils en décident eux-mêmes sans en référer au peuple qui les nourrit…

Tapant assidûment et avec voracité dans la caisse commune dont ils disposent à leur guise !

 

Constatons aussi qu'entre deux élections, nos « oligarques-élus » dépossèdent le peuple de son pouvoir de contrôle de ses propres élus, droit pourtant garanti par la Constitution, quand ils ne les poussent pas délibérément à l'impuissance.

Les électeurs qui délèguent leur pouvoir favorisent le renforcement d'une « caste d'élus », dans un système inégalitaire dont la principale constante est l'impuissance à laquelle le citoyen est voué.

 

Mais tout cela est connu et archi-connu depuis l’antiquité grecque. Athènes expérimenta la démocratie, le gouvernement du peuple, après la réforme de Clisthène (en – 508 avant JC).

À Athènes, le pouvoir du peuple est représenté par une assemblée de citoyens, « l'Ecclésia », de 6.000 membres, qui votent les lois à main levée et à la majorité simple.

En – 451, Périclès décrète une indemnité journalière équivalente au salaire d'un ouvrier pour assurer la participation des citoyens les plus pauvres à cette assemblée. Tous les citoyens peuvent s'exprimer et proposer des lois devant l'Ecclésia, qui se réunit une fois par an.

C'est ce droit à la parole du simple citoyen devant l'Assemblée du peuple et ce droit à proposer des lois et les débats publics qui s'ensuivent, qui fondent la démocratie.

Notez qu’ils n’étaient que 6.000… Pas dix-mille fois plus !

 

C'est dans cette assemblée que sont tirés au sort les 500 citoyens volontaires qui constituent la « Boulè ».

La Boulè assure la permanence de l'Assemblée, l'administre, formule les propositions de lois ou de décrets proposés par les citoyens et supervise le travail des magistrats.

Déjà, un citoyen ne peut avoir plus de deux mandats d'un an à la Boulè.

Et c'est le tirage au sort qui assure l'égalité des droits de chacun, sans lequel il n'y a pas de démocratie.

Pas l’élection et son « marketing » corrupteur.

 

Il y a environ 700 magistrats, désignés également par tirage au sort.

Ces magistrats gèrent toutes les affaires politiques, économiques, militaires et religieuses.

Leur mandat est non renouvelable et dure en général 1 an (sauf exception indiquée ci-après).

Les magistrats veillent à l'application des lois et prennent des décisions collégiales pour éviter toute dérive tyrannique (gouvernement d'un seul) ou oligarchique (gouvernement des partis politiques, des puissants ou des factions).

Ils assurent également l'examen préliminaire des futurs magistrats : Le candidat doit être citoyen, n'avoir jamais été condamné, surtout n'avoir jamais occupé ce poste et en être digne.

L'Assemblée contrôle également la reddition des comptes de ces mêmes magistrats après leur mandat et ils sont félicités pour leur réussite, ou punis pour leurs manquements.

Certains experts spécialisés (les stratèges militaires et les contrôleurs financiers) sont exceptionnellement désignés par élection et peuvent effectuer plusieurs mandats pour leurs compétences spécifiques.

Ces experts sont également contrôlés par l'Assemblée et les magistrats.

 

Ajoutons à cela le Tribunal du Peuple, dont les magistrats et les jurés sont tirés au sort dans l'Assemblée.

Les magistrats votent les lois et, avec le concours des jurés, jugent les affaires criminelles ou civiles, vérifient la légalité des décrets et contrôlent les magistrats.

Chaque citoyen peut dénoncer les dérives politiques ou judiciaires des magistrats devant le tribunal.

 

Un système « politique » qui a duré deux siècles…

La démocratie athénienne fut abattue par les conséquences de la guerre du Péloponnèse.

Depuis, monarchies, oligarchies et autres régimes autoritaires l'emportèrent alors à l'échelle mondiale.

Et quand les révolutions anglaise, américaine et « Gauloise » réinventèrent la démocratie, il ne fut plus question de tirage au sort des dirigeants, mais seulement d'élection et de démocratie représentative c'est-à-dire, en réalité, de constitution d’oligarchies.

Celle encore antérieure de « Corisca-bella-tchi-tchi » qui a abouti à la première constitution écrite en 1755 et en a inspiré tant d’autres, était d’essence oligarchique et aurait pu virer rapidement à la tyrannie d’un seul, le « Généralissime Paoli », si les oligarchies des multiples pièves ne l’avaient pas « neutralisé » au fil d’incessantes querelles d’ego.

 

Pourtant, la démocratie et le tirage au sort des dirigeants étaient bien présents dans les écrits de Montesquieu, de Rousseau, de Tocqueville et de bien d'autres, mais l'idée d'un gouvernement du peuple fut rejetée par tous les nouveaux régimes !

Fastueux.

 

Ce qui explique d’ailleurs les dérives « mafieuses » que nous décrit tous les jours la presse, la justice, c’est-à-dire la bonne administration par la force de la loi, passant souvent bien des années plus tard, bien trop tard…

Elle aussi, le « troisième pouvoir », réduite à l’impuissance par les délais de procédure.

 

LA SUITE SUR : Démocratie et corruption (II)

https://cms.alerte-ethique.webnode.fr/news/democratie-moderne-et-corruption-ii-/

 

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