Blog

14/11/2017 21:49

Brexit, suite…

 

Je suis arrivé à Londres,

 

 

Un peu de façon improvisée à l’issue de mes vacances-marines pour le moins perturbées, juste au moment où Big-Ben devenait aphone : Le Royaume-Uni va mal si même la fameuse cloche présente jusque dans l’inconscient de l’univers britannique connu et inconnu s’arrête pour un vaste carénage centennal.

C’est un peu comme si on démontait la Tour-Eiffel parigote pour poncer et ravauder tous ses rivets…

Depuis, je « planque » dans des bureaux cachés au fond du quartier St-Paul, écoutant (comme je peux), regardant ce qui se passe quant aux bouillonnements que provoque le « Brexit », directement sur place, et recrute de futurs clients pour « mon boss à moi ».

C’est que ça commence à bouger depuis mon dernier post sur le sujet.

 

D’abord surpris, puis incrédules, désormais s’énervant de l’incapacité du gouvernement de « Théière-Mais » à avancer en bon ordre vers une sortie « honorable », ils vont finir par perdre leur flegme légendaire, en tout cas dans le milieu « des affaires ».

Le « milieu financier », lui il a déjà globalement mis en place ses stratégies : Il n’y aura pas de perdants, mais pas mal de cocus.

La City va rester la place mondiale des « paradis-fiscaux ». Ce sont des champions du monde toutes catégories confondues et même « mon boss-à-moi » avec son « petit-empire » monégasque, il fait figure de nain, juste là pour amuser la galerie.

Si vous n’avez pas bien lus, les « Paradise-Pampers » n’ont même pas ébranlé la sérénité de ces gars-là.

Pas plus que les « Panama-Pampers » en leur époque… C’est dire !

 

Dans le tas, les américains installés à Londres et qui « travaillent l’euro », ils vont se casser de là. Plusieurs milliers de salariés vont déménager en Allemagne, laissant vacants leurs logements, avec toute la petite-famille et leur fabuleux pouvoir d’achat de « broker ».

D’autres, notamment dans la high-tech vont filer à Dublin quand ce n’est déjà pas le cas depuis l’origine : Question de langue, de fiscalité et de culture anglo-saxonne.

En revanche, les industriels se demandent encore comment ils vont pouvoir exporter sur le continent…

Les cocus de l’affaire.

Les « impatriés », y compris « Gauloisiens » (dont je suis, mais j’ai aussi un passeport italien et un autre monégasque), vont pouvoir rester : De toute façon, ils ne peuvent pas s’en passer.

Juste, les contrôles aux frontières seront un peu plus renforcés, à Folkestone, Dover, Saint-Pancras.

Notez qu’ils le sont déjà à … Calais, Boulogne, Gare du nord, Brussels et encore ailleurs…

 

C’est justement là que se pose la question des « borders », les frontières. Globalement, il y en a deux séries : Celles avec l’Irlande et celle qu’on oublie toujours, avec l’Espagne (à Gibraltar).

Cette dernière est bien réelle, en revanche, la première n’existe que sur le papier et les panneaux indicateurs routiers : D’un côté, on compte en miles, de l’autre en kilomètres…

Des drôles.

Un peu comme quand vous passez de « Gauloisie-routière » en Wallonie : Les autoroutes sont éclairées « a giorno » en pleine nuit, et pas seulement les « entrées/sorties » !

 

On en est à seize mois après son arrivée au pouvoir, et en fait, « Théière-Mais » est au tapis. L’extrême difficulté du « Brexit », la malchance, ses propres erreurs, les ambitions sournoises de ses ministres ont transformé son mandat en calvaire.

Elle sort de scène comme groggy, titubant presque au bras de son mari, Philip, qui a cru bien faire en venant la réconforter dernièrement… mais démontre du même coup combien elle a désormais besoin d’aide.

Affaiblie comme jamais, par exemple le 4 octobre, du hall de Manchester Central, l’ancienne gare reconvertie en centre des congrès qui accueillait là la grand-messe des conservateurs britanniques : Elle comptait y reprendre la main face à un parti dont les membres contestent son autorité et des ministres qui défient son leadership. Résultat, tout est allé de travers !

Prise de quintes de toux à répétition, la Première Ministre perd son auditoire. Pendant plusieurs dizaines de minutes, elle luttera pour retrouver sa voix, mais même le bonbon au miel tendu depuis le premier rang par son ministre des Finances, Philip Hammond n’y a rien fait.

Et le coup de grâce est venu des lettres adhésives du slogan des « Tories » qui, en se détachant du mur devant lequel elle parlait, ont offert le triste spectacle d’un  monde qui s’écroule. Pitoyable.

Le week-end suivant, une trentaine de députés conservateurs complotaient encore pour la renverser. En vain pour l’heure.

 

Le 23 juin 2016, le « Leave » vient de l'emporter au référendum. Le Premier ministre « tory » « Camé-Rhône » démissionne. Elle, elle veut rassembler, rassurer aussi, en promettant que la volonté du peuple sera traduite en actes : « Brexit means Brexit ». On la croit alors que, ministre de l'Intérieur pendant six ans, elle a défendu le « Remain » au nom de la discipline gouvernementale dans campagne référendaire où elle est restée très discrète.

Et là, tout dérape : La nouvelle locataire du « number ten » adopte très vite une ligne « dure » sur le « Brexit ».

Son diagnostic : La victoire du « Leave » est une réaction des Britanniques à l’immigration venue des pays de l’est de l’Union et à l’incapacité du gouvernement à la limiter.

Pour reprendre le contrôle des flux migratoires, il n’y a donc pas d’alternative : Il faut à la fois sortir du marché unique et de l’union douanière. Et pour que le pays retrouve sa souveraineté, la Cour de justice de l’UE n’aura plus voix au chapitre, ajoute-t-elle.

Des choix lourds de conséquences. « À ce moment-là, elle aurait pu interpréter différemment le résultat du référendum, et renvoyer dans leurs buts les ‘‘hard Brexiteers’’ qui, dans son parti, prônent une sortie radicale de l’UE. Mais elle a au contraire choisi de les ménager. Ensuite, ce sera trop tard. »

Pour les relations avec Bruxelles, ensuite : « Ses choix initiaux ont considérablement compliqué la négociation avec l’UE et réduit les chances d’un soutien des autres partis politiques britanniques. Avec un résultat encore aujourd’hui incertain. »

C’est le moins qu’on puisse dire : « À trop vouloir un ‘‘hard Brexit’’, elle risque d’aboutir à un ‘‘no deal’’ » (une sortie sans accord de remplacement, qui donnerait au Royaume-Uni un statut de pays tiers-lambda, tout juste membre de l’OMC).

Ce qui pourrait bien arriver, finalement…

 

Autre péché originel, les Britanniques l’ont fait savoir quand, voulant conforter sa majorité parlementaire pour mieux négocier le « Brexit », elle a commis « the big mistake » : Convoquer des élections législatives anticipées !

Elle aurait dû consulter « Juppette », l’heureux « sortant » des élections de 1997.

Sur le coup, personne ne trouva à y redire. Tout le monde jugeait le coup finement joué. Mais là encore, rien n’ira comme prévu. La campagne se passa mal, elle sous-estime son adversaire archéo-travailliste, « Jérem’-Corps-bine », qui séduit les jeunes par son charisme et ses diatribes contre les inégalités.

Elle laissera ses proches conseillers rédiger, sans mener aucune consultation du parti, le programme des « Tories ». Les militants, furieux, devront défendre sur le terrain des propositions aussi impopulaires qu’une réforme de la protection sociale à vrai dire confiscatoire pour les personnes âgées qui donne à l’État le droit de payer les soins qu’elles reçoivent à domicile en se remboursant post-mortem sur la vente de leur maison, ou aussi polémiques que la ré-autorisation de la chasse aux renards…

Bref : « C’est de sa faute. Elle n’aurait jamais dû laisser faire cela et elle aurait dû vérifier ce qu’il y avait dans le manifeste ».

 

À l'arrivée, l’impensable se produit. Le 8 juin 2017, onze mois donc après son arrivée à Downing Street, le Parti conservateur perd sa majorité à la Chambre des communes. Elle en est réduite à former une coalition bancale avec les unionistes irlandais du DUP. Elle ne réussira plus ensuite à retrouver la maîtrise de l’agenda.

Le 21 septembre, le discours qu’elle prononce à Florence a suffisamment de souffle pour réchauffer le climat entre Londres et Bruxelles et débloquer les négociations sur le « Brexit ». Mais les commentateurs, qui attendaient un texte (re)fondateur restent sur leur faim. Lorsqu’elle annonce des mesures « sociales », comme à Manchester son projet d’encadrer les loyers et de plafonner les tarifs de l’énergie, les éditorialistes soulignent les incohérences avec la vision libérale défendue quelques phrases plus loin.

Quand elle donne des gages aux « hard Brexiteers », le CBI – le Medef britannique – lui rappelle aussitôt l’épée de Damoclès qui pèse sur l’économie domestique. Lorsqu’elle demande aux leaders européens de l’aider à sortir par le haut des négociations, on l’accuse de mendier une aumône à Bruxelles.

 

Elle aggrave encore son cas face au drame de l’incendie de la Grenfell Tower (80 morts dont 18 enfants, mi-juin) : Lorsqu’elle se rend sur le lieu du sinistre, c’est son manque d’humanité qui saute aux yeux du public. Invoquant « des raisons de sécurité », elle ne rencontre aucune famille de victime… Pendant que « Corps-Bine » distribue avec empathie accolades et poignées de main compatissantes.

Pire encore, au cours des derniers mois, l’action du gouvernement est occultée par les rivalités, coups bas et phrases assassines qui focalisent l’attention des médias. Chaque matin, des articles bien informés exposent les divisions au sein du cabinet et rendent compte des ambitions de ses quatre ou cinq poids lourds. Un jour, on distille les révélations d’un livre selon lequel elle a pleuré une semaine entière après les législatives de juin…

Un autre, on s’interroge sur sa capacité à résister physiquement et nerveusement.

On s’interroge sur ses cernes, que ne parvient pas à masquer un maquillage pourtant appuyé.

On se demande qui, de son mari ou de ses docteurs, lui demandera de prendre du champ, alors qu’elle est atteinte d’un lourd diabète.

 

Les coups les plus rudes ne viennent pas du Labour, mais de son propre secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Par deux fois, il fait entendre dans la presse une voix discordante sur le « Brexit », défiant ainsi ouvertement la Première ministre.

Le 15 septembre, soit une semaine seulement avant le discours de Florence, « Boris-Gordon-Flash-John-sonne » donne dans une première tribune, publiée par le Daily Telegraph, sa vision « pour un Royaume-Uni ambitieux et prospère grâce au Brexit ». Le 30 septembre, rebelote : Dans une interview au Sun, il fixe les « lignes rouges » qu’il veut imposer à la Première ministre dans ses négociations avec Bruxelles. « Dans n’importe quel autre gouvernement, un ministre s’exprimant de la sorte aurait été immédiatement viré ».

Mais elle laisse faire : Se débarrasser de son ministre, ce serait lui offrir un boulevard pour mieux la critiquer et un jour lui succéder. Depuis, elle avale couleuvres sur couleuvres.

Sur le « Brexit » soi-même, elle est contrainte à une communication de flou artistique et à une politique de petits pas, sans pouvoir trop promettre à Bruxelles de peur de froisser ses « hard Brexiteers », tout en cherchant un accord dont elle pourra à terme être créditée. Le « no deal », pour elle, n’est pas une option. Mais quel que soit l’accord qu’elle pourrait conclure avec l’UE, il risque d’essuyer, à Londres, une volée de bois vert. « À la fin, elle ne pourra éviter de décevoir une partie de son propre camp : Les pro-européens ou les défenseurs d'un « Brexit » dur. À moins que ce ne soit les deux… »

 

Et puis l’affaire Weinstein a provoqué par ricochet de nombreux scandales au Royaume-Uni et révélé l’attitude problématique de nombreux membres du Parlement à l’égard des femmes à Westminster. Le ministre de la Défense a démissionné, le 1er novembre, après avoir reconnu des attouchements inconvenants.

La secrétaire d’État britannique au Développement international et fervente partisane du « Brexit », « Priti-t’es-Pas-belle », a démissionné l’autre mercredi. Il a ainsi été révélé qu’elle avait rencontré des personnalités politiques israéliennes sans en informer son gouvernement… Exit !

La classe politique menace également de faire tomber un autre proche de « Théière-Mais », le vice-Premier ministre Damian Green, ainsi que le secrétaire d'État au Commerce international Mark Garnier.

Finalement, si elle reste au pouvoir, c’est surtout faute de meilleure solution.

Que ce soit pour les « hard Brexiteers » de son parti, dont elle fait malgré tout avancer les idées, le DUP qu’elle contribue à faire exister, ou Bruxelles, qui ne veut pas négocier avec plus radical qu’elle : « Tout le monde veut qu’elle reste, mais pour des raisons négatives ».

La rue l’a affublée d’un surnom terrible : « Theresa Won't ».

Absolument extraordinaire.

Seize mois après son arrivée au pouvoir, elle est donc au tapis au moment même où il faudrait sortir les griffes et les crocs.

 

Depuis, il n’y a plus aucun suspense, c’est désormais officiel. Le gouvernement britannique a annoncé jeudi dernier que le « Brexit » aurait lieu le 29 mars 2019 à 23 heures : « «Nous avons procédé à cette précision pour supprimer toute confusion ou inquiétude sur la signification de l’expression Exit day », a déclaré le ministre en charge du « Brexit », « David coupe-Davis », rappelant que la date et l'heure de sortie seraient inscrites au projet de loi britannique de retrait de l’UE.

L’heure a été choisie par le gouvernement britannique : Tout le monde s’attendait à ce que le « Brexit » survienne à minuit heure de Londres. Il surviendra finalement à minuit heure de Bruxelles, 23 heures au Royaume-Uni…

Curieux cet « alignement-là ».

Pour moi, c’est une surprise : Il interviendra probablement bien avant, à la hache et par surprise.

 

Les britanniques se sont donnés le temps de se mettre en ordre de bataille pour finaliser des négociations d’une « sortie-propre ».

Depuis ils pataugent grave.

Qu’ils sortent le dernier vendredi de mars 2019, à 23 heures, à minuit, ou un an avant, ça ne changera pas grand-chose.

D’autant que ce sont les européens qui demandent depuis le début une accélération du processus de sortie.

Et, au pied du mur, petit-à-petit l’UK cède. « Théière-Mais » est désormais prête à payer les 60 Mds€ que lui réclame l’UE pour le divorce. C’était l'exigence n° 1 de Bruxelles pour envisager un deal avec les Anglais.

On annonce également que la plupart des 3 millions d’Européens vivant en UK seront autorisés à rester post « Brexit ». C’était l’exigence n° 2 de l’UE.

Reste la 3ème et dernière exigence : La question de la frontière Irlande/Irlande du Nord, délicate, certes, mais sur laquelle personne ne veut raviver les tensions.

On y arrive.

 

Ensuite, ensuite seulement, les européens seront ouverts à des négociations sur les futurs partenariats commerciaux, le libre-échange, les droit de douane, etc., comme indiqué ci-avant.

Et comme je viens de le dire, ils ne sont pas tellement nombreux à y croire encore, d’autant que la puissance américaine – les cousins d’outre-Atlantique – semble les laisser tomber.

Le porte-avions américains va se désarrimer des institutions européennes qu’il avait savamment contrarié au fil des décennies dans son développement vers une harmonisation plus complète…

 

Alors seulement va apparaître le problème de l’Irlande du Nord, puisque la majorité des habitants a voté pour rester dans l’Europe : à 56 %.

Idem en Écosse. Mais eux resteront attachés à la couronne des anglais : Remettre une « border » effective dans les Highlands leur semble hérétique.

Même si la population est divisée. Les autorités aussi, au moins en Irlande. À un tel point que depuis les dernières élections il y a sept mois, les élus catholiques et protestants nord-irlandais, qui sont censés se partager le pouvoir, n’ont pas réussi à former un gouvernement. Leurs visions sur le « Brexit » sont bien trop éloignées.

34 % des exportations nord-irlandaises partent en direction de l’Irlande.

 

Les échanges internationaux britanniques, c’est 510 milliards US$  d’exportations dont plus de la moitié vers l’UE et pour 690 milliards US$ d’importations provenant pour plus d’un tiers de l’UE, avec actuellement des flux déjà à la baisse.

L’économie britannique, c’est une vaste usine de recyclage des productions européennes vers l’Asie et le continent américain.

Il pourrait tomber en panne, faute d’accord.

Tout va dépendre également du soutien de la BoE : Soit elle soutient la Livre sur le marché des changes et un Soros va se faire des fortunes à spéculer sur la chute de la monnaie locale. Soit elle laisse filer – ce qui reste le plus probable et le moins coûteux – et l’inflation pourrait remonter à terme jusqu’à 2 chiffres « épurant » ainsi à bon compte une dette de plus de 85 % du PIB et l’épargne des « middle classes ».

Alors ce sera le moment de réinvestir en UK, pas avant, alors que les européens crieront au scandale du « dumping ».

 

En bref, le « Brexit », un échec des « maîtres du monde », qui n’ont pas du tout anticipé les « forces centrifuges » ni même vu à temps les financements occultes des « forces obscure », eux les maîtres de l’ombre : Un paradoxe qui s’est renouvelé en novembre aux USA.

Un comble !

Mais ils vont le retourner en leur faveur et donner une « bonne leçon » aux britanniques. Probablement au profit du continent européen qui y trouvera peut-être une aubaine.

Ce qui me fait conclure que finalement personne n’a vraiment intérêt à ce que les négociations progressent vers une « normalisation » des rapports avec le continent.

Mais je me trompe peut-être…

Enfin, espérons-le au moins un peu, même si pour l’heure, j’informe les quelques-uns de l’existence de fonds à caractère de protection des plus riches, quand ils ne savent pas déjà les avantages de l’expatriation de leurs biens…

Ignoble, finalement : Ce qui me va assez bien !

 

I3

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/brexit-suite.html

 

—————

13/11/2017 17:14

Lettre ouverte à Madame Élise LUCET

 

Chère Madame,

 

Restant toujours réjoui (et même fier) de vos enquêtes, je tenais à vous remercier par courriel (https://fr-fr.facebook.com/EliseLucetOfficiel/ &https://www.facebook.com/cashinvestigationfrance2/?fref=mentions) et féliciter vos équipes et vous-mêmes : vous faites honneur à votre profession de journalistes d’investigation !

Et je dois dire que c’est assez rare pour être dignement salué, en cette époque de reprises de « communiqués » qui tournent en boucle, rédigés par les toujours mêmes agences de communication.

 

Toutefois, il est une question que je me (et vous) pose : pour quelle raison vous n’êtes pas encore « aller au bout » d’un scandale vraiment extraordinaire qui devrait secouer l’opinion publique quant à la fabuleuse possibilité permise par nos institutions (démocratiquement contrôlées) de dissimuler encore et toujours des détournements majeurs, vraiment « très majeurs », d’argent public ?

J’évoque là les détournements de l’argent de la guerre du Golfe de 1991…

Et ils se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars de l’époque : Ce qui est pour le moins CONSIDÉRABLE.

 

Version courte : « L’affaire » est très documentée sur au moins deux sites parmi des dizaines d’autres, notamment dans la presse francophone helvétique et Belge.

Alerte éthique de Monsieur Jean-Charles DUBOC :

https://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/ qui a découvert ce dossier par hasard en 1998 et (je vous recommande de prendre langue avec lui, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ses analyses…) ;

Et sur celui de Monsieur Christian BASANO, BASA CODE : https://basacode.blogspot.fr/) qui a été au cœur du second volet de ces gigantesques détournements d’argent (lui-même devenu « très méfiant » depuis quelques « alertes » quant à la sécurité de sa personne).

 

Pour votre information –  car il y a « des risques » à soulever ce type de scandale « stratosphérique » – votre confère Julien COURBET avait déjà préparé un reportage sur le second sujet en l’an 2000. Son émission annoncée par l’opérateur télévisuel a été retirée du programme de la soirée au dernier moment…

Il en a dit que c’était la seule fois où il a été censuré par sa direction (qui est d’ailleurs la même que la vôtre…) et que c’est à cette occasion-là que ses locaux ont été dévastés par des « plombiers » nocturnes qui n’aurait emporté qu’un seul document…

Je vous laisse le soin de prendre langue avec lui-même.

 

Version moins courte : En août 1990, Saddam Hussein envahit le Koweït dont il sera délogé après seulement 100 heures de combats au sol par les troupes de la coalition après une longue préparation d’intenses bombardements aériens.

Il laisse un État dévasté avec près de 1.200 puits de pétrole en feu.

Coût des opérations militaires pour les koweïtiens : officiellement 84 milliards de dollars (https://www.nytimes.com/1992/09/08/world/gulf-war-s-cost-to-arabs-estimated-at-620-billion.html) pris en charge et depuis remboursés par les irakiens, via la CINUD, sis à Genève.

 

Au passage, la France reçoit 1 milliard de dollars en février 1991 (https://www.lesechos.fr/26/02/1991/LesEchos/15836-009-ECH_le-koweit-donne-un-milliard-de-dollars-a-la-france.htm). L’émir régnant en sera remercié par le ministre des affaires étrangères du moment (https://discours.vie-publique.fr/notices/912007900.html).

Sachez seulement que depuis, une poignée de députés de la précédente mandature demandaient quelques éclaircissements sur l’affectation de ces sommes, tant à l’ex-ministre de la défense (aujourd’hui ministre des affaires étrangères) qu’à l’ex-ministre des finances (dont l’un est désormais Président de la République) qui faisaient répondre officiellement et systématiquement par leurs services qu’il n’y avait AUCUNE TRACE DE SES FONDS en comptabilité publique…

 

À ce stade-là, sachez que vous vous attaquerez à « du lourd » si vous souhaitez aller plus loin dans vos « investigations » !

Car il tombe sous le sens que s’il n’y a aucune trace en comptabilité publique, c’est que ces fonds n’ont jamais franchi la frontière de notre pays bénéficiaire…

 

D’autant que certaines sources « autorisées » (mais encore à recouper) ont fait mention de divers « dédommagements » de l’engagement de nos troupes à hauteur de 7,5 milliards de dollars.

Vous n’étiez peut-être pas encore au fait de l’actualité du moment à cette époque-là, mais on retrouve une partie de ces données dans les débats – un peu confus il est vrai – de fin d’année 1991 au JO des débats de l’AN à l’occasion du vote de la loi de finances de 1992, où il est indiqué par un député en réponse au ministre concerné que finalement, cette opération « guerrière » aura été « une bonne affaire » pour les finances du pays.

Effectivement, à l’époque, contribuable encore assidu à mes devoirs de citoyen, je m’attendais soit à une contribution exceptionnelle, soit à un « grand-emprunt » à souscription obligatoire (façon « impôt sécheresse » de Monsieur GISCARD-D’ESTAING) et je n’ai rien vu venir.

 

Avant d’aller plus en avant – mais vous vous ferez confirmer cette « affaire » par votre confère J. COURBET – il faut noter que les incendies des puits de pétrole koweïtiens, étouffés en un temps record, ont fait l’objet d’une escroquerie montée par des notaires et juristes français et suisses, sous couvert du ministre de l’économie et de l’industrie de l’époque.

Il s’agit d’un contrat de 22 milliards de dollars qui ont également disparus.

Probablement, je suppose que l’émir régnant à fait lui aussi « une bonne affaire », s’il ne s’était pas aperçu par la suite qu’il avait payé deux fois : une fois en Suisse où il se faisait soigner, et une autre fois au Koweït aux mains d’un de ses héritiers aujourd’hui à la tête d’un des premiers « fonds souverain » du monde, doté de … 22 milliards de dollars dès sa constitution !

 

Enfin, encore une mention passée inaperçue à l’époque, mais retrouvées depuis : les irakiens ne sont pas repartis de Koweït-City les mains vides en février 1991.

La « menue-monnaie » nécessaires aux dépenses courantes de l’émirat était entreposée dans le Palais et comptait quelques 48 milliards de dollars au dernier inventaire (billets, or, pierres précieuses, valeurs, etc.).

Les irakiens n’en auront restitués que 8…

Un milliard de dollar de billets de 100 dollars, c’est un mètre-cube, une tonne de papier imprimé.

Vous vous souvenez que le frère de l’émir (grand admirateur de Monsieur Michel PLATINI) aura été abattu au moment de la prise dudit palais.

Où quand on vous prévient que c’est « du lourd »…

 

Version plus longue : Découvrant cette « affaire » pour le moins « rigolote » en 2008, je n’adhère pas du tout à la version qu’on m’en donnait sur le moment, à savoir un enrichissement personnel du Président de la République de 1992 (qui s’était déplacé à Ryad et probablement à Doha juste avant l’offensive terrestre, pour ensuite faire une escale passée inaperçue à Luzerne : des officiers ont payé de leur vie pour « savoir » ce détail).

Pas lui, absolument impossible et ça se serait vu, telle a été ma réaction.

D’ailleurs même sa fondation n’est pas si richement dotée. Quant à ses proches…

Et l’argent, ça ne disparaît pas comme ça, par magie !

Les « éliminations », naturellement, il y en a eu jusqu’en son palais (Messieurs BÉRÉGOVOY, GROSSOUVRE et j’en passe une tripotée), pour protéger « son secret » : on sait depuis bien longtemps que la « raison d’État » peut parfois amener à commettre l’irréparable, même à son corps-défendant, et au moins depuis l’affaire BOULIN.

C’est que logiquement, il poursuivait un autre objectif.

 

Politique celui-là : abattre la Vème République, son ennemie intime, en montrant et démontrant qu’elle pouvait être « pourrie », et facilement en plus, depuis sa tête. Son testament politique devant l’éternité. Après sa mort, après son centenaire.

Mais la Vème République est « plus forte » que son principal détracteur…

 

Il y en a eu d’autres qui ont espéré reprendre le flambeau. Je vous passe le camarade Mélenchon qui a probablement perdu son avenir dernièrement, mais je vous fais remarquer qu’il y en a eu au moins deux autres, tous deux devenus ministres démissionnaires et candidats lors de la primaire socialiste de 2017 qui ont en commun d’avoir participé activement à la commission d’enquête parlementaire sur la moralisation de la finance dans les années 2000 : également tous les deux de fervents promoteurs de la VIèmeRépublique… restée depuis dans le flou des « cartons ».

Pas vraiment un hasard. Vos équipes peuvent confirmer mon propos assez facilement : tous les deux avaient d’excellentes raisons pour avoir été « bien formés »…

Les minutes des auditions de cette commission d’enquête sont d’ailleurs d’une lecture passionnante : feu Joël BLUCHER (un de plus de ces « disparus prématurément »…) me les a fait découvrir.

 

D’ailleurs, vous aurez aussi noté que l’entrée dans le IIIème millénaire aura été justement marquée par des « affaires » de corruption graduellement de plus en plus intenses : on est parti d’Urba et des lycées d’Île-de-France, en passant par les obus iraniens, pour aller vers les frégates taïwanaises, les sous-marins pakistanais, les mirages également taïwanais, les systèmes de télécommunications militaires d’Arabie-Saoudite et même jusqu’aux « Mistral » russes.

On continue probablement avec les Rafale égyptiens, indiens, les mêmes « Mistral » égyptiens, etc. Mais peu importe.

Ce qui est important, c’est le processus et le déclenchement par vos confrères de la presse écrite des deux affaires « Clearstream », la banque des banques et ses comptes fantômes.

La piste est bonne, puisque tout transite à travers les compensations interbancaires.

 

Il en manque d’ailleurs, même s’ils sont postérieurs (et actuellement à l’instruction) sur les comptes de campagne de 2007 et même de 2012 d’un ex-président. D’autres devraient vous intéresser comme le financement du « Bling-bling-au-thon » (*) où on n’a pas bien vu comment la trésorière de l’époque a pu s’emmêler les pinceaux dans les chiffres (au point que les comptes ont été séquestrés par le président d’alors du parti avant « épuration ») ni comment il se fait que le Trésor public n’a toujours pas vu l’équivalent en demande de crédit d’impôt au titre de l’IR de l’année suivante (comme la loi le prévoit).

Bien sûr, il y en a d’autres à venir, comme « Providence LLC » (cf.https://flibustier20260.blogspot.fr/2017/05/la-providence-llc-et-les-macrondleaks.html) ou comme le financement du parti et de la campagne de l’actuel locataire de l’Élysée qui devrait vous émouvoir, puisqu’il y en a été obligé de rester ministre jusqu’à la fin juillet 2016, alors qu’on le pressait de passer à l’action depuis plusieurs mois…

(Premiers posts à venir sur le sujet le 10 décembre prochain sur mon blog :https://flibustier20260.blogspot.fr/ (**).)

Nous vous attendons tous sur ces dossiers-là, naturellement.

 

Mais ça ne répond toujours pas à cette question-première : où sont donc passés les « Milliards de la division Daguet » (d’autant que les vétérans, lâchés dans la nature ne sont toujours pas soignés des effets délétères sur leurs organismes des poussières d’obus anti-char à l’uranium appauvri employés sur le théâtre d’opération et qu’ils se réveillent) ?

Car l’armée, ses soldats, ses sous-officiers, ses officiers, ses généraux sont tous impliqués à des degrés divers – même si les générations passent, les dossiers restent – au point que la « grande-muette » a obtenu ce qu’elle voulait de l’ex-ministre de la Défense durant 5 ans et à peu près ce qu’elle veut dès le budget 2018.

Un hasard ou une nécessité ? Je vous laisse juge.

 

Pour ce qui est des fonds « français », ils ont probablement été utilisés pour financer la réunification des deux Allemagnes.

Ce que Berlin a remboursé depuis, et avec des taux d’intérêt qui étaient à l’époque de l’ordre de 5 à 6 % par an, soit entre 55 et 57 milliards d’euros actuels.

Et plus tard comme fonds de la BERD, dirigée à son origine par Monsieur « D’Jack-@talus » (*), ex-sherpa et conseiller du premier-cercle du Président « Mythe-errant » (*).

Depuis, ils ont été recyclés dans le « Grand-Emprunt » du Président « Krabe-zozo-ski » (dit aussi « Bling-bling », notre ex-« vénéré-président ») (*).

On les retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui dans la Caisse des dépôts et consignations (https://www.caissedesdepots.fr/investissements-davenir).

Il faut se rappeler la façon dont le premier « PIA » a été présenté à la presse le lundi 14 décembre 2009 (loi de finances rectificatives de mars 2010) : « C’est 13 milliards de remboursement attendus des banques au moment de l’effort de refinancement du début d’année (le plan de relance de 26 milliards de Monsieur « Dévide-gens » (*).)

C’est un peu plus de 10 milliards de rachat de papier arrivé à terme effectué sur les marchés par l’Agence France-Trésor depuis quelques semaines.

C’est donc seulement entre 11 et 12 milliards empruntés directement sur la place. »

Très fort : tu empruntes pour te faire rembourser et en redonner à peu-près autant…

 

Les 10 milliards de rachat, c’est probablement l’équivalent de 15 milliards de dollars prêtés secrètement par une agence américaine (les taux de change du moment s’y prêtent) pour « calmer » l’émir en 1992 ou 1993 quand il s’est aperçu qu’il s’était fait roulé par « ses alliés » (cf. ci-avant).

Une exigence de Messieurs « Bou-bouche » (*), père et fils, rencontrés « hors de vue » par le Président français lors de ses courtes vacances sur la côte-Est, qui venaient solder les comptes du vainqueur du moment qu’ils avaient consciencieusement soutenu (cf. le désistement de Monsieur « Déesse-Khâ » (*) à la primaire socialiste au profit de la « cruchitude », Miss « Ségololo » (*)…).

 

Pour ce qui est des fonds « recueillis » par « les alliés », nous en avons perdus la trace. Une partie a probablement servie à « calmer » l’émir koweïtien en 1992 ou 1993. L’autre sert tout aussi probablement à financer des missions secrètes, « hors-budget ».

C’est « anesthésié ».

Or, justement…

 

Justement, après les affaires « Cleastream », dont on rappelle que ce sont justement les agents de la CIA qui en sont à l’origine pour avoir « cornaqué » Monsieur « La-Houde » (*), ce qu’ont montré les enquêtes judiciaires, l’affaire des fuites de la HSBC-Swiss par un informaticien « travaillé » par les mêmes à Genève, l’arme des « Wikileaks » à travers le consortium des journalistes dont vous faites partie, nous sort successivement les « Panama-papers » puis les « Paradise-papers ».

La première bordée dénonce des fraudes, la seconde des « optimisations » légales. Le point commun des deux (et de tous les autres) reste la recherche de « l’argent ».

Et vous savez naturellement qui finance ces recherches que vous vous chargez d’exploiter avec d’autres, pour notre « bonne information » à tous.

 

On en attend d’autres, puisque pour l’heure, il n’y a pas la trace des « milliards disparus ».

Si 57 sont localisés à la Caisse des Dépôts et Consignations française, on en attend plus du double, voire le triple en comptant les « intérêts », situés « par ailleurs ».

 

Ce modeste courrier n’a d’autre vocation que de vous mettre sur la piste des premiers, hors vous indiquer que les « citoyens-lambda » que nous sommes ne sont « pas dupes ». On sait avant que vous nous le disiez.

 

Mais aussi de vous mettre en garde : L’actuel Président de la République française n’est pas un « élu du hasard » et seulement de l’inconsistance (pour ne pas dire pire) du personnel politique français.

Il est en « mission-commandée ». Il a donc « son calendrier ». Et vous pourriez lui être utile, comme vous pourriez le « contrarier ».

À vous de voir et de nous le faire découvrir.

 

Des suites données à ce message dépendront ce qu’il faudra en conclure.

Je ne vous cache pas qu’à mon âge (avancé) ça n’a plus aucune espèce d’importance : j’ai fait mon temps.

En revanche, je « romance » et j’aimerai donner un sens cohérent au prochain opus (**), par simple respect pour mes quelques lecteurs.

 

Très respectueusement à vous et vos équipes,

Je vous prie d’agréer, Chère Madame, l’expression de mon infinie gratitude.

 

I(***)

 

(*) Je « maquille » les noms propres : je ne suis pas comme vous à pouvoir m’abriter derrière une carte de presse et une audience flatteuse et méritée, pour assumer des procédures oiseuses pour diffamation. Tout rapprochement avec des personnes, des lieux, ou des organisations existants par ailleurs ne peut donc qu’être absolument fortuit.

 

(**) Dans la droite ligne de ce qui vient d’être dit, je ne peux pas non plus faire autre chose que des « romans », pures constructions de l’esprit, soumises au régime des droits d’auteur et de la création « artistique ».

Absolument pas diffamatoire ni même injurieuse.

 

(***) Je me cache également depuis toujours derrière un « pseudonyme-absurde » (à l’origine « I² », un nombre « imaginaire ») devenu « incroyable » depuis que j’ai inventé la « Cotisation Sociale sur les Produits Manufacturés » (CSPM) et que, miracle, mes pauvres simulations ont pu montrer tout le bénéfice pour mon pays : c’est aussi une question de respect pour mes divers employeurs, fonctions et clients.

De plus, je communique depuis l’étranger où je trouve un refuge très relatif pour ma sécurité personnelle, et communique en usant du serveur d’un ami qui serait bien surpris d’apprendre l’usage que j’en fais…

Pas possible de me joindre autrement que par courriel.

Et je réponds seulement si « je le veux bien ».

Et le peux encore…

 

I3

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2017/11/lettre-ouverte-madame-elise-lucet.html

 

—————

—————