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13/11/2015 11:16

Au nom du père II : chapitre XVII : Florence

 

Au nom du père (Chapitre XVII ; Tome II)

 

Florence 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

Sur la route du retour, Paul passe à Brest : Le « Capitaine Haddock », toujours aussi chaleureux, son co-pilote improvisé du second vol du « 001 » l’a invité à la première navigation à Brest d’un trois-mâts barque de 83 mètres et il va pour lui proposer de rempiler pour le premier tour du monde en hypersonique et sans escale. 

À part le premier pilote d’essai et lui, « l’Amiral » est le seul à avoir volé sur cet engin, de plus il a le mérite d’une longue expérience des vols polaires Paris-Fairbanks sur B747 cargo alors qu’il était commandant de bord à la compagnie « Air-Transe ». 

Le détour sur le nouveau trois-mâts barque construit à Cherbourg vaut la peine. Il est tout-à-fait semblable aux voiliers-écoles allemands du début des années 1900, et a été financé par une grande entreprise du CAC 40 qui l’utilisera pour la formation de ses employés ainsi que pour sa communication. 

Après la présentation d’une partie des officiers de bord et son inauguration en présence du Président de la boîte mécène, le navire sera mis à la disposition du groupement d’intérêt public regroupant les écoles maritimes françaises comme « l’École Navale », le « CIN de Brest », « l’École Nationale Supérieure Maritime » et les lycées professionnels maritimes. 

Le premier d’une série de grands voiliers-écoles destinés à un « Erasmus maritime » qui permettra aux jeunes Européens de découvrir les régions maritimes de l’Union européenne en navigant d’un port à l’autre… 

C’est d’ailleurs le principal objectif du projet « Euroclippers », un outil marin de prestige capable de porter haut les couleurs du pays sur toutes les mers du monde. 

L’ambition de « l’Amiral » est aussi la réinsertion des jeunes marginalisés par la navigation en haute mer, en équipage, à bord de grands voiliers, comme il l’a inscrit dans les objectifs de l’association « Les Clippers de Normandie » qu’il a créée en 1993. 

 

L’idée-maîtresse emballe l’ex-officier de marine Paul de Bréveuil : Il n’y a que du bon à espérer à embarquer des jeunes à bord de grands voiliers, la navigation à bord de tels navires, en haute mer et en équipage, ne peut qu’enseigner liberté, responsabilité, humilité, solidarité, altruisme et même innovation ! 

Pour « l’amiral », en revanche, le projet de Paul est complétement farfelu, une vraie idée de potache, mais pas question de perdre la primeur d’un tel vol qui restera dans les archives aéronautiques au même titre que la première traversée de l’Atlantique de Lindbergh !... 

Il accepte donc et met en suspend ses projets du moment pour rester à la disposition de Paul. 

 

Monsieur « Albert » ne lâche pas son « protégé » et lui fait faire une série de papiers d’identité et passeports, même un permis de conduire international, pour ses déplacements prévus aux States qui ne serviront à rien, mais peu importe : Il veut justifier de sa présence et de son utilité. 

Première étape, L.A. sur le vol qui va jusqu’à Faaa-Papeete, Polynésie-française proposé par « Air-Transe ». 

Le vol 066, qui se prolonge par le 676, départ 10 h 45, arrivée à 13 h 25 heure locale, après un vol de 11 heures et 40 minutes… 

9 heures de décalage horaire dans les mirettes. 

Comment font les équipages ? Ils changent à l’escale, direz-vous. 

 

Et que ne fut pas la surprise du « discret Monsieur Albert », quand pour voyager incognito sous un patronyme d’emprunt, c’est tout l’équipage qui défile quand même pour saluer « Charlotte » et lui soutirer quelques autographes ! 

Paul a même droit à un long et remarqué passage du Commandant de bord à travers les allées, un type paraissant assez jeune s’il n’avait pas des cheveux blancs, dit aussi « rouflaquette » pour cause de moustaches proéminentes à la « Corbête », qui non content de lui offrir une coupe de champagne du bord, celui des premières classes, lui fait faire un tour dans le poste de pilotage.

En fait, sur ce vol, ils sont trois ayant grade de commandant de bord, même s'il n'y en a qu'un qui exerce la responsabilité ultime, qui participent aux relais des commandes du 747 sur ce long trajet. Plus un « commandant de bord contrôleur » chargé de vérifier l’aptitude professionnelle du commandant de bord en fonction, car le niveau des équipages chez « Air Transe », comme dans toute compagnie aérienne, est vérifié en continu par des séances de simulateurs et des contrôles en ligne. 

Et Paul a droit au fameux « Si nous avons par malheur un amerrissage d’urgence à effectuer, on vous passe les commandes ! » 

N’est-ce pas… 

 

Mais ils comptent tous arriver vivants à destination et il n’y aura pas de problème particulier pour ce vol de routine, sauf une attente un peu longue au-dessus du pacifique. 

Le mieux, question « passer incognito », c’est quand même l’arrivée organisée par les services de l’émigration à l’aéroport : Normalement, « Monsieur Albert » aurait dû en perdre son latin d’espion. Mais il a tenu le choc, façon résignée. 

Une escouade d’uniformes les attend à la sortie de l’avion, poignées de main et larges sourires avenants (un coup préparé par l’équipage) : Ils sont tellement fiers que le seul français double détenteur de la Médaille du Congrès et de la Liberté foule enfin le sol Californien, pour qu’ils lui en offrent même un vin d’honneur ! 

Eux en sont encore au café-bière, Paul, plonge dans le cognac local à très petites doses… 

Ambiance. 

En fait, ce n’est pas la première fois qu’il y vient, en Californie, puisqu’il avait déjà fait des virées depuis les bases aériennes secrètes de l’US-Air-Force du Nevada assez proche pour cet immense continent, mais par la route à travers la montagne. 

« Discret » il avait dit « Monsieur Albert », discret ! 

Une belle réussite puisque Charlotte et Aurélie se sont faites un malin plaisir d’accueillir également en grande-pompe leur ex-associé pour la soirée de vernissage de l’exposition de photos d’Aurélie : Toute la presse locale a été convoquée pour la « première » de l’expo : Un « héros-local » qui se déplace du vieux continent, juste pour admirer ses œuvres, c’est un sacré coup de publicité ! 

Mais tout autant pour la petite communauté des « frenchies » qui triment dans le coin. 

 

C’est à cette occasion qu’il retrouve Florence Chapeauroux, l’architecte du grand Maître de la Guilde internationale des orfèvres et joailliers avec laquelle il a travaillé en 2006 [1] de mars à juillet à Calvi pour l’exposition de la Guilde dans les grottes de Pietramaggiore, expatriée depuis jusqu’en Californie. 

Florence, c’est un cas. 

Mignonne, un visage angélique aux pommettes saillantes, une jolie bouche bien dessinée, de longs cheveux soyeux et châtains, légèrement bouclés, des yeux noisette en amende, la trentaine accorte, elle avait été détachée sous la pluie pour dessiner et conduire les travaux d’aménagement desdites grottes où devait se tenir l’expo internationale qui a pu réunir en ces lieux hyper-sécurisés quelques 50 millions de dollars de bijoux divers. 

Ceux qui ont lu ou vécu les événements de l’été suivant, naturellement se souviennent parfaitement de ce qui a pu s’y passer. 

D’ailleurs Paul y a fait la connaissance de l’actuaire de la compagnie de réassurance, « Charlotte », la vraie, tout juste jetée par son ex-boss qui gérait le contrat, après avoir embarqué en « bateau-stop », et sur les quais du port Xavier Colonna, « Aurélie la géante » photographe sans les clichés de laquelle ils n’auraient pas pu retrouver le butin. 

Une enquête compliquée, d’autant mieux que sur fond de guerre des polices, Paul avait pu tâter de la « garde-à-vue » grâce aux excellents talents de Scorff, patron du SRPJ du coin à l’époque. 

 

On se rappelle d’ailleurs que c’est à cette même époque et tout juste après, que Paul a pu refiler sa « mise en congé » de chez EADS pour avoir été détaché à la SNPE, et après avoir fait l’audit de la MAPEA [2], dont il deviendra, dès le mois d’octobre suivant, le Directeur Général-associé détaché de l’héritière Nivelle en charge de redresser l’activité de la boutique de poudres à missiles. 

Les fesses entre-deux chaises, il avait accepté la mission de délégué général-adjoint par intérim, en charge de préparer la convention biannuelle des joailliers de la Guilde et on lui avait collé entre les pattes Miss Florence, complétement perdue en milieu Corse, qui s’est distinguée à chaque occasion par ses contre-sens bouleversants. 

 

Elle venait d’échouer par deux fois au concours des architectes des Bâtiments de France, avait décroché grâce à son fiancé de l’époque, lui-même architecte attaché à un cabinet international sis à San Francisco, cette mission perdue loin de tout sous les pins de la pinède de bordure de plage de la station balnéaire de Balagne. 

Personne n’imagine comment ça peut se passer avec les entreprises générales du bâtiment dans cette île magnifique : Mais avec la poigne de Paul et l’appui de la municipalité, qui voyait dans ce projet de réunion internationale une occasion de faire connaître ce bout de Balagne, ils y étaient arrivés et dans les temps. 

Mais c’est une autre histoire. 

 

En revanche, Paul se souvient très bien de cette fille, pudibonde d’aspect, alors qu’elle a ce qu’il faut là où il faut pour jouer de la « bombinette-atomique ». 

C’est qu’elle s’emmerdait ferme dans son petit deux-pièces loués en bordure de plage inaccessible quand le temps est à la pluie et à la tempête, à crayonner des plans et croquis dans tous les sens, ou pendue à son téléphone avec son « fiancé » californien qui lui manquait sévère, penchée de tout son long sur sa planche à dessins qui mangeait tout la pièce principale quand elle était mise à plat, les fesses rebondies et souples à portée du regard. 

Paul passait au moins une fois par semaine, et en général en fin de semaine ou le week-end, pour suivre l’avancée des travaux et repartait sur le continent le lundi ou le mardi pour organiser le reste la convention-exposition prévue en août. 

Car c’était un sacré boulot que de tout organiser et de « sécuriser » le déplacement d’autant de bijoux à la fois, à exposer en même temps. 

 

Bien sûr, son aventure avec Caroline Veyle, la fille du Délégué Général avec lequel il travaillait en semaine à Paris, occupait son horizon affectif du moment, d’autant mieux que « future-belle-maman » faisait parfois des descentes impromptues dans sa maison à embellir, prêtée pour l’occasion de la biennale, et qu’elle « testait » en permanence Paul quand ils se croisaient sur place, en parfaite garce qu’elle a toujours été. 

L’autre étant « fiancée », et ne parlant que de ça quand elle ne bossait pas, il avait tendance à se retenir, quoiqu’elle semblait prendre plaisir, très dissimulé faut-il rajouter, à ces séances de travail en commun. 

Toutefois, les aller-et-retour autour de la table à dessin juchée au milieu de l’atelier improvisé bien trop étroit, avait tendance à lui « mettre le feu ». 

Au début, quand elle était allongée sur sa table, croupe offerte, il se contorsionnait pour ne pas l’effleurer après mille excuses préalables. 

Puis, les excuses ne venaient qu’après avoir « forcé » le passage le long du mur, le sexe à chaque fois bien tendu quasi-instantanément. 

Enfin, vint le jour où elle tendait encore plus les fesses vers les partie génitales de Paul en se reculant légèrement quand il passait derrière elle, tel qu’il bandait rien qu’à la perspective de recommencer l’exercice d’aller chercher un crayon, une calculette ou une règle sise à portée de main de Florence, mais pas de la sienne. 

 

Et un matin, alors que Paul arrivait de son hôtel pour faire le point de quelques détails et exigences des assureurs, il eut la surprise agréable de la voir ayant abandonné son sempiternel jogging informe, parfois mal ficelé tel qu’il lui voyait le haut du string et de la raie des fesses en la surplombant, au profit d’une petite jupette-courte à plis sobre.

Et celle-ci s’est soulevée quand il a dû passer derrière elle pour aller vers le bureau où gisait le dossier qu’il voulait consulter. 

« Excusez-moi. Je vous remets en place » dit-il en tirant la jupette le long de la cuisse tendue. 

« Faites, faites, si ça peut vous soulager ! » 

Enfin, ce n’est pas ce qu’elle voulait dire… 

Car si elle voulait vraiment le soulager, il y avait bien un autre moyen. Et « tendu » comme il était, il n’a pas pu résister dans le mouvement de retour suivant : Il a soulevé la jupe de l’autre côté de la table à dessin, elle l’a coincé encore un peu plus contre le mur pour vérifier l’état de la verge de Paul. Et celui-ci a abusé sensuellement et abondamment de la situation, sans prendre d’autre précaution que de tirer sur la « ficelle » du string qui le gênait. 

 

Florence, détrempée avant ou pendant, toujours sur sa table de travail, griffonnant d’une main, s’agrippant à un bord de la table de l’autre à en chiffonner ses papiers, bouche mi-ouverte peut-on imaginer, puisqu’il a remarqué après coup des traces de salive sur ses plans, sans un râle… juste une accélération de la respiration ! 

Explosif ! 

Paul, les tempes et les sens en feu finit par se retirer son ouvrage achevé et se désole de ne pas avoir fait jouir sa partenaire : « Je suis désolé (sous-entendu de s’être un peu trop précipité), mais c’était vraiment irrésistible ! »

Et Florence, dont c’est une des particularités de toujours dire des bourdes pas croyables quand il ne faut pas, de répondre en reprenant difficilement sa respiration : « Ce n’est pas grave. Ce n’est rien. De toute façon je n’ai rien senti ! » 

Authentique. 

« Enfin, ce n’est pas ce que je voulais dire. Ce n’est pas grave ! » 

Un coup à rentrer dans les ordres et faire vœux de chasteté éternelle… 

 

[1] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « Le feu », à paraître aux éditions I-Cube. 

 

[2] Cf. L’épisode des enquêtes de Charlotte : « Ardéchoise, cœur fidèle », à paraître aux éditions I-Cube.

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/11/au-nom-du-pere-chapitre-xvii-tome-ii.html

 

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12/11/2015 10:07

Au nom du père II : chapitre XVI : Monsieur Albert

 

Au nom du père (Chapitre XVI ; Tome II)

 

Monsieur Albert 

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

 

« Docteur de Bréveuil, je présume ? Riririri ! » 

Et il trouve ça drôle, le « poète » ? Il se présente. 

« Je vous offre un verre pour vous en remettre ? » 

Riririri ! « On va chez vous. Passez devant. Je vous suis de loin, ririririri ! » 

Là, très curieusement, pendant que Miho est priée de dégager les lieux et que Paul sort les verres, les glaçons et quelques bouteilles, le « petit-gros » sort une sorte de boîtier qui fait « bip-bip » et circule à travers de tout le loft en le pointant dans toutes les directions, y compris vers le plancher et le plafond. 

Verdict : « Il y a des mouchards chez vous. Riririri ! Mais je présume que votre chat en est aussi doté. Riririri ! » 

Le chat des voisines porteur d’un microémetteur ? Riririri, hein ! 

 

Qu’ils s’en vont aussi sec vers le boulevard Saint-Germain jusqu’à remonter la rue Monge sur un bon bout de chemin, l’un suivant l’autre d’une petite dizaine de mètres sur le trottoir d’en face, laissant la place à Miho qui poireautait sur le trottoir à bouquiniers installés en surplomb de la Seine, avant d’entrer tour à tour dans un café situé en face de l’église Saint Nicolas du Chardonnay, haut-lieu de l’intégrisme-conservateur du culte catho parisien selon Pie XII, à deux pas du bâtiment de la mutualité gérée par la MNEF (le syndicat d’étudiant à vocation gauchiste). 

(NDA : Pour la fluidité de la lecture, l’auteur de cette prose, propose unilatéralement d’ôter (presque) tous les « riririri » suivants : C’est assez agaçant comme ça et parfaitement ririri-dicule à écrire… Alors à lire, sans doute bien plus !!!) 

 

Pourquoi toutes ces précautions. 

« Il faut que vous sachiez deux ou trois choses, Docteur de Bréveuil. » 

Pourquoi docteur ? Il veut lui en mettre plein la vue le « ririririri » ? 

Et voilà le « petit-gros-petit-chauve » qui commence sa première leçon. Il y en aura d’autres à tout bout de champ. 

« Un bon agent-secret, c’est un agent vivant. Mort il ne vaut plus rien que des emmerdements. 

Un bon agent-secret, c’est un agent vivant libre de ses mouvements. Entravé ou découvert, il est quasiment mort et rendu incapable d’opérer utilement. Il ne vaut plus que des emmerdements. 

Donc, un bon agent-secret, c’est un type discret, doté de préférence d’une bonne couverture, pour rester vivant et opérationnel et qui fait faire plutôt que faire lui-même. 

Vous saisissez ? » (riririri).

Paul n’est pas un agent-secret. 

« Ça, je ne vous le fais pas dire. Votre logis-PC est sous écoute, j’imagine que vos téléphones le sont également. Vous abriter un agent nord-coréen jusque dans votre cuisine, vous logez comme par hasard à côté de contacts du Mossad et on vous a vu carrément avec un haut dignitaire de la CIA. » 

Il en oublie les anglais et sans doute les canadiens. 

« Question discrétion vous avez tout faux ! » (riririri) 

Style, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de vous, docteur ?

 

« Je vais vous expliquer : Notre employeur commun veut que les russes et les chinois viennent à moi. J’ai mission d’aller en Chine me faire offrir une petite démonstration de leur nouveau chasseur de troisième génération plus, le J20. Et ce n’est pas avec du vinaigre qu’on attrape les mouches : Alors il est prévu que je leur en mette plein les yeux pour les faire sortir du bois. 

À vous d’assurer l’identification des réseaux dormants, d’assurer tant faire ce que peu, à la fois ma sécurité et de me fournir les moyens logistiques sans même émarger au budget de la Nation ! 

C’est votre mission et c’est sans poser de question ! » 

L’autre, il en perd son latin et surtout l’usage momentané de ses « riririri ». 

Ce qui fait des vacances… 

Pas longtemps, bien-sûr : Chassez le naturel, il revient au galop ! 

« Maintenant, si vous refusez, et on peut comprendre, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Mais puisque vous êtes là, vous allez au moins me rendre un petit service : J’ai à la maison un sex-toy à destination de notre Président de la République. Ne soyez pas surpris et gardez pour vous ce que je vais vous dire, parce qu’ils sont capables de tout pour que ce si grand secret d’État ne s’évente jamais. Il en va de nos deux vies. » 

Là, l’ex-gendarme, il en reste coi. Totalement. Même pas l’ébauche d’un « ririririri ». 

« Monsieur notre locataire Élyséen, vous n’êtes pas sans l’ignorer estime-je, a marié sa troisième épouse. Pas que pour la gaudriole, parce que elle, elle veut un enfant de lui. 

Seulement voilà, Monsieur l’a un peu trop courte pour la cheminée hors norme de Madame et il ne jute plus aussi fort qu’a ses 20 ans. Résultat, il ne l’a pas encore encloquée, ce qui la chagrine sévère. Je me serai bien proposé pour suppléer à la tâche, voire de proposer quelques amis qui en pincent pour la belle. » 

Là, Paul pense au « Capitaine Haddock » dont il sait qu’il n’aurait pas été insensible à la perspective. 

« Alors, sur les bons conseils de quelques bons amis, il s’est décidé à acheter un greffon qu’il a payé 50.000 dollars à des mexicains. 

Ma source, qui confirme la réalité de mon dire, n’est rien d’autre que les services de police Canadiens où se trouvait l’institut qui devait convoyer le greffon venu de Chine, assortie de la confirmation du fameux « haut-dignitaire » de la CIA qui a eu entre les mains le rapport du toubib mexicain. Ne me demandez pas comment, je ne sais pas. 

Mais pour faire plus sérieux et plus couleur locale, j’ai eu droit à deux attentats contre quelques-uns de mes intérêts sis au pays, j’ai été viré de la boîte que je dirigeais et qui a comme principal sous-client le ministère de la défense, d’une fondation gérée pour le compte du même ministère et de mes fonctions officieuses pour les services de Matignon. 

De quoi « faire sérieux », n’est-ce pas ! 

Dois-je vous faire un dessin ? » 

Non : Il digère l’information. 

 

« Je vous précise par ailleurs que pour me laisser le temps de réunir les fonds à un remboursement de l’avance payée un peu légèrement par qui vous savez pour sa bite toute neuve, j’ai demandé des délais et que du coup on m’a refourgué en contrepartie cette mission hallucinante d’aller jusqu’en Chine pour tâter du J20. La preuve : Vous en avez été mobilisé pour me soutenir ! » 

Trop fort, la tête de « l’ex-keuf ». 

« Sans ça, j’aurai déjà renvoyé depuis longtemps la nord-coréenne dans les prisons de Guantanamo, je sauterai autre chose que mes voisines de palier et ailleurs, vraisemblablement sur quelques plages ensoleillées des îles des mers du sud, croyez-moi, au lieu de vous infliger cette « mission contre-nature ». Vous suivez toujours, là ? »

Il a du mal. Manifestement. 

« Et c’est là où vous allez me rendre service. C’est que je suis allé jusque chez un de mes potes-pornocrates patenté lui taxer ladite prothèse qui rallonge le pénis quand on l’enfile comme d’un préservatif troué. 

Avec la consigne d’utiliser le machin en position de « levrette-piquée », sans se tromper d’orifice, madame sur le ventre, cambrant les hanches au maximum et monsieur s’enfonçant dans les grandes Jorasses de madame, à la verticale avec le machin autour du zizi. 

Est-ce assez clair pour que vous portiez le mode d’emploi et son orthèse à un dénommé « Jacques Chirac » ou à un de ses chefs, qui n’a rien à voir avec un quelconque ancien Président, mais fait partie de ce qui me semble être un « service qui n’existe pas », quelle que part comme d’un « cabinet-noir » élyséen, et le tout de la part de « Charlotte ». Est-ce bien compris ? » 

Un fois ce service rendu, il décidera de poursuivre la mission ou de laisser tomber. 

 

Et ils retournent selon le même procédé de la file indienne « à-dix-mètres », sans un mot de plus. 

Une fois le paquet remis, « Monsieur Albert », laisse tomber : « Si vous vous foutez de moi, vous ne me revoyez plus jamais ! » 

Comme ils se reverront, c’est que la remise du paquet et du mode d’utilisation s’est bien passée. 

D’autant mieux, mais on ne le saura que plus tard, que Madame a pu mettre au monde une fille en octobre suivant. 

Paul aura tiré un chèque de 50.000 dollars remis dans la corbeille de naissance de « Juilietta », chèque qui ne sera d’ailleurs jamais encaissé jusqu’à l’extinction du délai de prescription. 

 

Entre-temps et avant son départ pour les States, Paul se fend d’une soirée électorale en province. 

C’est que les élections cantonales sont prévues pour mars prochain (où Lacuistre sera réélu dans son canton) et que déjà le candidat-sénateur Philippe du même nom se prépare à sa réélection aux sénatoriales de septembre 2011. 

Il lui faut donc « chauffer les salles » à ses soutiens du suffrage indirect. 

Un bonhomme âgé au physique assez sec des mal-baisés, desquamant à qui-mieux-mieux, et déclamant sur le ton cassant des gens qui savent tout sur tout et ont des convictions idéologiques fracassantes qui plaisent au « bas-peuple » qui aime qu’on le flatte dans son « bon sens » paysan. 

Autrement dit, ses « bas-instincts »… 

La salle du théâtre municipal est un peu trop grande, même s’il n’est pas facile de se garer dans le « pays », pour vraiment « chauffer », mais l’acoustique est excellente. 

Et les auditeurs ne sont finalement là que pour applaudir aux bons mots du sénateur local qui globalement n’a pourtant aucun charisme, mais se fait filmer sous les hourras ! 

Ce doit être bon pour son image. 

 

Et le voilà qui expose ce qu’il croit bon pour le pays : En vrac, sortir de l'Euro pour un retour au Franc. Mais tout de suite pour dévaluer ce dernier « afin de rendre compétitives les entreprises »… 

Qui achèteraient leurs matières premières importées comment au juste ? 

Majorer les cotisations salariales et patronales pour les étrangers. Favoriser les investissements directs étrangers en France. 

Avec un franc dévalué, pour quelques heures de salaire américain, ils pourront en acheter des entreprises françaises, les retraités ricains ! 

Mise en place de droits de douane différenciés pour favoriser la production nationale. 

Mise en œuvre de la préférence nationale à l'embauche via diverses mesures de taxation du travail des étrangers (applaudissements !). 

Obliger au remboursement, par les entreprises qui délocalisent, des aides ou subventions qu’elles ont reçues (re-applaudissements). 

Instaurer la préférence nationale pour les prestations sociales, les allocations familiales notamment, réservée aux familles nombreuses françaises avec une augmentation des cotisations d'assurance Maladie et de l’assurance Chômage pour les étrangers (applaudissements !). 

Il faut dire que c’est à ce moment-là qu’il vient à Paul une idée lumineuse pour ce type, resté célibataire et sans enfant qui a commencé son discours par affirmer qu’il sera le paterfamilias de tous les français pour leur rendre leur dignité et interdire l’avortement…. 

Le con ! 

 

« Le RMI ainsi que l’AME doivent être supprimés pour les étrangers » 

La réforme du droit de la nationalité avec notamment suppression de la bi-nationalité et déchéance de la nationalité pour les délits graves commis par des personnes naturalisées depuis moins de 10 ans. L’expulsion des délinquants multirécidivistes étrangers. 

Les « nés-locaux », niet ! 

Un rétablissement du contrôle systématique aux frontières consécutif à une sortie de l'Espace Schengen, la mise en œuvre de moyens importants de lutte contre l'immigration clandestine, l’expulsion automatique de tous les étrangers en situation illégale, la suppression du regroupement familial, la réduction de la durée de la carte de séjour de 10 à 3 ans. 

Il veut instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de la force, mais aussi l’amélioration des moyens de la police et de la gendarmerie et la revalorisation de leurs salaires : « Je veux des forces de l’ordre motivées à faire correctement leur travail sans entrave pour assurer la sécurité de vos personnes, vos femmes, vos enfants, les vieillards et de vos biens ! » (Applaudissements !) 

« Il faut implanter des commissariats dans toutes les zones sensibles, décharger les services de police des tâches administratives, fermer les mosquées sous la coupe d’obédiences intégristes et recruter 20.000 policiers de plus ! » (Applaudissements !). 

 

Sortir de l'OTAN, de l'Eurocorps, refuser la coopération au sein d‘Europol et Eurojust, augmenter le budget de la Défense nationale, rétablir un service militaire volontaire de six mois et recruter 170.000 soldats supplémentaires. « Se retirer des juridictions pénales internationales, défendre la Francophonie partout dans le monde en commençant par nos banlieues et cités ! » (Applaudissements !) 

Recruter 8.000 magistrats, revaloriser les moyens et réhabiliter les locaux des services judiciaires, réformer l’École Nationale de la Magistrature, « interdire le syndicalisme pour bannir la politisation de la magistrature ! » (Applaudissements !) 

Réhabiliter la notion de peine prompte et incompressible « et la peine de mort ! » (Applaudissements !).   

Abaisser la majorité pénale de 18 à 15 ans et construire 125.000 places de prison (Applaudissements !). 

Et le tout à l’avenant : Un discours qui ferait presque passer les frontistes pour d’aimables gauchistes ! 

 

C'est tel que Paul ne peut s’empêcher d’aller vers le Monsieur, armé de son plus « chouette sourire » de faux-cul, de l’approcher et d’avoir un aparté avec le sieur en fin de soirée. 

« Rétablir la peine de mort, Monsieur le Sénateur, notamment pour les crimes odieux, le viol de nos filles et de nos compagnes, j’admets que c’est particulièrement séduisant. » 

Surtout quand c’est du fait de ces voyous d’immigré qui se croient tout permis dans notre pays d’accueil ! 

Faut admirer le procédé. 

« Naturellement Monsieur le Sénateur. Paul de Bréveuil, fils d’un juge d’instruction assassiné, Monsieur le Sénateur. Industriel et capitaine de frégate de réserve. Voyez-vous, je crois que tout criminel mériterait la peine capitale, surtout quand il est en charge de la gestion de prison de femmes de notre belle République. Voyez-vous ce que je veux dire ? » 

L’autre blêmit. Son regard s’affole de droite et de gauche. Puis il se reprend. Et fixe Paul, yeux dans les yeux, en attendant la suite que Paul laisse traîner un peu avant de lâcher : 

« Rassurez-vous Monsieur le Sénateur, je n’en ferai pas plus ni n’en dirai mot à qui que ce soit ! Et je suis un homme de parole, croyez-moi. 

D’ailleurs, vous ne me reverrez plus jamais non plus. 

Mais moi, je vous suis de l’œil de Caïn, à voir jusqu’où irez-vous donc ! 

Mes respects républicains, Monsieur le sénateur. » 

Et il lui tourne le dos, le laissant tétanisé d’effroi. 

 

Le gusse a de la ressource. Il a poursuivi sa séance de salutations viriles, les bises aux dames de l’assistance sous des tonnerres d’applaudissements.

Plus tard, bien plus tard, Paul s’est fait tancé par la juge Trois-Dom en mal de sensations sensuelles. Qu’était-il allé foutre dans ce bled perdu de province à menacer un sénateur en campagne ? 

Poursuit-il toujours « sa » vengeance ? Quelle vengeance ? 

« Mais non, douce Hélène-chérie, mais non ! Quand celui-là tombera, parce que j’ai lu dans ses yeux qu’il tombera, je t’assure que je serai très loin de lui. Est-ce que ça te rassure, au moins ? » 

Il n’empêche, « Monsieur Albert » lui en fera aussi la remarque après son retour des USA. 

« Vous aidez dans vos démarches pour le compte du gouvernement et au nom de l’intérêt supérieur de la raison d’État, pas de problème, riririri. Par contre, je ne peux plus rien pour vous si vous suivez un calendrier personnel qui diverge d’avec ces objectifs, riririri. » 

Il fait allusion à quoi ? 

À ce fameux soir : C’est dire si Lacuistre a pu avoir peur. Pour que ça redescende comme ça par deux canaux aux antipodes de la hiérarchie administrative du pays, il a fallu que ça remonte très haut. 

Et comme il est plus « solide » qu’un mourant alité ou qu’un cinglé qui voit le diable venir lui prendre son âme, il en faudra bien plus pour l’abattre.

C’est comme ça que Paul envisagera le scénario qui perdra le commanditaire de l’assassinat de son père. 

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/11/au-nom-du-pere-chapitre-xvi-tome-ii.html

 

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