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02/08/2015 00:00

Destructions-créatrices de Schumpeter ou l’agonie des taxis…

 

Et à qui la faute ?

 

On a un bel exemple in vivo des théories du bonhomme, qui fait suite à quelques-uns tout autant « tragiques » pour les métiers plus anciens…

Qui se souvient encore des « canuts » anglais des siècles dépassés, détruisant les métiers à tisser ?

Encore plus lointain, la tronche des chinois qui en ont fermé la « route de la soie » quand les « Gaulois » se sont mis à cultiver les mûriers à soie ?

Jusqu’à être la seconde industrie de mon pays avec un épicentre en Ardèche…

Plus personne ne déroule les cocons de vers à soie en ces régions-là (on préfère filer le nylon ailleurs) et on visite encore ces « usines » comme autant de musées.

 

L'Américain « Uber », au centre des violences de la semaine dernière, s'affranchit-il des lois avec son service « UberPOP » nous demande-t-on ? Jugée totalement « illégale » par le gouvernement et même récemment interdit de circulation, vécue comme une provocation par les taxis, l'application pour téléphone mobile continue pourtant d'exister.

Et sur le terrain, la situation a depuis une dizaine de jours dégénéré dans la violence.

À côté de son service de véhicule de transport avec chauffeur (VTC) classique (voire chauffeur de groupe et minibus ou mototaxi), « Uber » met en relation avec « UberPop » des clients avec des conducteurs amateurs, qui utilisent leur propre véhicule : Du covoiturage ou de l’auto-partage payant, en quelque sorte.

On fait déjà ça pour les « B&B », pour les hôtels « normaux », pour les voyagistes, pour les livres, les disques, pour l’usage du « cloud » et tant d’autres applications comme les sites de rencontres qui ont tué les « marieuses » et agences-matrimoniales…

Mais là, tout d’un  coup, et depuis le premier rapport de « D’Jack@talis » qui avait pourtant prévenu, il s’agirait là de concurrence déloyale.

En fait, une application qui n’a fait que créer une brèche de plus dans le monopole des taxis en mettant au départ uniquement en relation passagers et VTC.

 

Car c’est un service à « prix cassés », plébiscité par un millions de clients réguliers, dont 400.000 « exclusifs » (… quand j’affirmais il y a trois ans que la « guerre économique », dans ma série des « déclinistes », se ferait sur les prix et pas autrement…) est aussi dans le viseur des autorités car les conducteurs occasionnels « d'UberPOP » sont des particuliers qui ne paieraient ni cotisations sociales ni impôts. Ils n'ont pas non plus suivi les 250 heures de formation nécessaires pour obtenir un agrément VTC et ne sont pas assurés professionnellement.

« Mais ça, c’était avant » !

Réponse des autorités : Interdiction dans plusieurs départements (Gironde, Bas-Rhin, Nord, Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique, Paris, Rhône). Ni VTC, ni covoiturage, « UberPOP est en situation d'illégalité absolue », a insisté mardi dernier le ministre de l'Intérieur.

Car en « Gauloisie-libérale et avancée », on préfère « interdire la Liberté », façon « proto-post-marxiste-dictatoriale » pour faire barrage à la marée du progrès !

Comment il s’appelait celui qui courrait après les moulins à vent, déjà ?

 

En vertu de la loi « T’es-venu-d’où », vous savez notre brillant député « énarque-phobique-administratif », fraudeur à ses heures perdues, votée en octobre 2014 , il est en effet interdit de proposer une prestation de transport routier « à titre onéreux » si l'on n'est pas enregistré comme chauffeur de taxi ou VTC. « Ceux qui organisent ce système sans respecter les règles sont passibles de deux ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende ».

Les conducteurs encourent eux des sanctions pouvant aller jusqu'à 1 an de prison, 15.000 euros d'amende, suspension du permis et confiscation du véhicule.

Depuis le début de l'année plus de 420 procédures ont été engagées à ce titre contre des chauffeurs « UberPOP ». Des conducteurs utilisant des applications concurrentes (Heetch, Djump) ont également été épinglés.

À Paris-capitale, une centaine de condamnations à des amendes ont été prononcées.

Et alors, serait-ce la fin des modes de déplacements alternatifs comme le covoiturage et l'auto-partage pourtant promus par ailleurs par les mêmes autorités publiques pour désengorger le réseau routier ?

Complètement schizophrènes, nos « sachants » !

Jusqu’à l’hérésie.

 

Bon, parce que les causes du désastre sont partagées.

Un taxi, il a un tarif imposé par l’autorité administrative.

Un tarif plafond : Il peut faire les remises, ristournes et Cie qu’il veut à son client.

Mais le « tarif-plafond » devient très vite un tarif « minimum » pour le fisc et le RSI…

Il ne faut pas non plus l’oublier…

Et pour bien cerner l’artisan-taxi, on lui colle des mouchards que sont la location des compteurs (obligatoires). Il y en a deux : Celui qui compte les courses et celui qui compte les heures.

Parce que le quidam, il ne peut pas conduire autant qu’il le veut, bien sûr…

Et puis il y en a un troisième, mais celui-là équipe tous les véhicules : Le compteur kilométrique.

Et que ce n’est pas très compliqué de faire des règles de trois pour mieux taxer l’artisan.

Alors c’est vrai que le tarif est bâti pour qu’ils puissent en rester assez pour payer les charges, toutes leurs charges y compris assurance et essence, et réussir à survivre avec le peu qui leur reste.

Donc c’est cher pour le client final, sauf quand on dirige un musée ou un institut public quelconque : Là, on se fait rembourser sans compter, même quand on dispose d’une voiture de fonction avec chauffeur, le tout payé par l’impôt piqué à d’autres.

Il n’y avait que la « cousine Xav’ » (l’épouse du « cousin Tiberi ») qui ne prenait jamais le taxi pour disposer de la voiture du Maire.

Car j’ai ainsi pu voir de mes yeux le Doyen Vedel, celui qui a formé tant de « juristes-publicistes », au moins deux générations et demie, qui disposait aussi de voitures de fonction avec chauffeur.

Ce qui lui, ne l’empêchait pas de prendre des taxis à l’occasion…

 

Le premier fautif, c’est donc le fisc.

Artisans-libéraux ? Et arnaqueurs ?

Dans les livres seulement : C’est le fisc qui « arnaque » et les régimes sociaux tout de suite après. Le chauffeur de taxi (tout comme les ambulanciers), ils ne font que la collecte !

Un chauffeur va exercer en « nom propre ». Cela veut dire qu’il est solidairement responsable de son activité. Si notre chauffeur de taxi ne rembourse pas son crédit, ou ne paye pas ses charges (le très célèbre RSI), la banque comme les organismes sociaux n’hésiteront pas un instant à venir saisir ses biens, ou sa maison, il ne faut jamais oublier.

 

Et donc, quand on additionne le tout, ce prix-là payé par le client final reste élevé, c’est sûr, et il y réfléchit à deux fois, contraint et forcé.

Alors qu’à New-York ou Londres, voire Washington, des taxis, ils sont si nombreux et si peu onéreux que s’en est tellement pratique quand on ne connaît pas bien le plan du métro.

Presqu’un plaisir.

 

Résultat, le second responsable c’est l’artisan-taxi lui-même : Le client se faisant plus rare, parce qu’il y a également un effort de la puissance publique, avec vos impôts, pour multiplier l’offre de transport des personnes, la corporation a obtenu un « numerus-clausus » avec ce raisonnement de pétoncle !

Simple : Puisque le gâteau rétrécit, autant, pour survivre, qu’on soit moins nombreux à se le partager.

Les plaques, les licences de faire ne sont plus distribuées et désormais elles peuvent être cédées !

Vous imaginez la suite ?

On vous a fait le même coup avec le chômage et les RTT bien des années plus tard…

La pénurie, ils n’ont pas d’autres solutions à portée du neurone que de la « partager ».

 

Un métier dans lequel les premiers qui partent se les font en or.

Les autres, ils rament pour rembourser jusqu’à 200/240 K€ d’avoir « acheté le droit de travailler ».

Je vous demande un peu : Payer pour pouvoir travailler, même quand l’esclavage existait encore, on n’avait jamais imaginé cette solution invraisemblable mise en place dans une « économie-administrée » qui, paraît-il, reste une « horreur libérale » !

J’adore ce paradoxe-là aussi, complètement « à la masse ».

 

Bon, il faut, pour être honnête, vous dire que c’est à peu-près pareil pour beaucoup de professions.

Un, une licence (les débits de boissons, de tabac), importateur-assermenté, parfois avec une caution en garantie ;

Deux, une formation parfois lourde et payante (jusqu’à 250 heures sur un an pour un taxi, 5 ans minimum pour un pharmacien, un avocat, un médecin, un expert-comptable, mais un à deux ans pour un coiffeur, un boulanger, un pâtissier, et leur CAP minimum) ;

Trois, un pas de porte, un bail, quand on ne peut pas faire autrement que d’avoir un local dédié et équipé, même pour un commerçant de victuailles.

Et à chaque fois, tout plein d’obligations à respecter et à payer !

 

Et pour être totalement honnête, il faut aussi vous dire que les taxis ont plusieurs statuts possibles : Artisan-indépendant, certes, mais aussi salariés de boutiques qui ont licence et véhicule, ou encore locataires de la plaque et du véhicule.

Là au moins, dans les deux derniers cas, ils peuvent arrêter quand ils en ont vraiment marre. Les premiers ne peuvent arrêter que quand ils ont remboursé leur emprunt. Et un emprunt, ça ne se déduit pas des revenus de l’outil de travail : On paye impôts et charges dessus avant d’en disposer pour son banquier.

Et s’ils ne savent faire que conduire, ils deviennent chauffeur de maître, voiturier-placier, ambulancier-salarié, ou carrément VTC ou « Uberiste ».

La galéjade, les amis…

 

Les taxis ayant peu évolué, « se situent mal dans cette jungle, étant eux-mêmes à mi-chemin entre un statut libéral – le chauffeur est maître à bord – et un statut public du fait qu'ils sont soumis à une réglementation et à une autorité publique (la préfecture de police dans l'agglomération parisienne, une préfecture en province) », souligne la Fnaut.

« Uber » a par ailleurs réagi. Mi-février, l’entreprise a informé par courriel les chauffeurs concernés qu’ils devaient, d’ici le 21 mars, créer une structure juridique (c’est-à-dire concrètement s’inscrire comme autoentrepreneur) et prendre une assurance en responsabilité civile professionnelle. Ils doivent également produire une attestation d’aptitude physique délivrée par un médecin agréé par la préfecture.

En revanche, « Uber » conteste la constitutionnalité de la loi applicable et a multiplié les offensives judiciaires pour défendre « UberPOP » comme les droits des VTC, avec pour effet de contrecarrer sa pleine application.

L'entreprise a fait appel de sa condamnation en octobre dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à 100.000 euros d'amende pour avoir abusivement présenté « UberPOP » comme un service de covoiturage.

Position rejetée par le TGI parigot : À suivre…

 

Résultat, puisque leur métier est en train de mourir, il est assez logique que cette profession voit rouge lorsque des chauffeurs particuliers, qui n’étaient pas assurés pour le transport de personnes, qui font cela occasionnellement donc sans avoir à remplacer un véhicule ou à acheter spécifiquement un véhicule pour cet usage, ne paient pas (ou peu) de charges ou d’impôts.

Et pourtant ils rendent le service que ne veulent plus rendre les taxis depuis des lustres aux sorties des boîtes de nuit ou des vols de nuit de Roissy-CDG : La nature a horreur du vide.

Même s’il est de bon ton de dire qu’« Uber » c’est super car c’est moderne, la réalité c’est que les profits d’« Uber » proviennent d’une distorsion de concurrence évidente en exploitant les « niches » laissées en jachère par toute une profession.

« Uber » s’arroge le droit de faire conduire des gens par des gens au mépris de quasiment toutes les règles à applicables aux taxis nous assure-t-on.

C’est parce que ses chauffeurs sont des amateurs qu’« Uber » peut gagner de l’argent, nous en dit-on.

Et attention, quand dans moins de 10 ans ils seront confrontés à la version « 2.0 d’Uber », la voiture sans chauffeur dans laquelle « Uber » avec Google, est particulièrement en pointe, là, ce sera la mise à mort définitive !

C’est dire si on n’arrête pas le progrès, jeunes-gens, même avec des interdits.

 

Et de rappeler que toutes les entreprises ont pour vocation unique de faire toujours plus de profits pour payer impôts et apporteurs de capitaux (actionnaires et/ou banquiers).

Et quand les entreprises de transports pourront se passer des chauffeurs… elles se passeront des chauffeurs. Cela concernera les routiers mais également les taxis.

On pose bien des caisses automatiques dans vos supermarchés, à vos pompes à essence, dans vos barrières de péages, sur les quais de la SNCF ou dans les aérogares.

Les avions se pilotent eux-mêmes tout seul et ne tombent que quand ils sont trahis par leurs pilotes, les métros n’ont plus de conducteur et les cheminots pilotent leur TGV que s’ils sont capable d’arrêter l’alarme « homme-mort ». Sans ça, le convoi s’arrête tout seul en rase-campagne.

 

Vous vous rendez compte les gains de productivité ? Votre camion pourra en plus rouler sans s’arrêter en permanence… plus besoin de pauses ou de sommeil.

Un même investissement matériel qui « produit » du service 24 heures sur 24, 365 jours par an, au lieu de 44 heures par semaine, 11 heures par jour avec des pauses toutes les 5 heures, 5 semaines de vacances obligatoires par an, et le risque de grèves impromptues…

 

Ce qui est scandaleux, ce n’est pas tant que les taxis aient pu bloquer le périph’, les abords des aéroports ou toute autre voie publique.

C’est qu’il n’y aucun clairvoyant pour trouver des solutions, dans leurs rangs, mais aussi chez les « sachants » dont le ministre ne sait que manier le bâton et le législateur « interdire » : Quelles marques et témoignages de leur profonde konnerie qui touche à l’autisme !

 

Il faut aller plus loin. Il faudrait revoir la profession et aligner le régime des taxis sur celui des VTC et autres.

Si on aligne ces deux régimes, il faut évidemment indemniser les taxis pour l’acquisition de leur licence dont le prix, à terme, va tendre vers 0 (je suis tombé par hasard sur une annonce qui en proposait une à 80 K€ sur le BonCoin.com il y a quelques semaines, un peu étonné).

Soit, on ouvre le transport des personnes à la concurrence. Dès lors on demande aux nouveaux venus, les VTC, de s’acquitter d’une soulte de disons 5 ou 10.000 euros afin d’avoir le droit d’exercer les premières années et jusqu’à éteindre toutes les licences des taxis.

Cette soulte alimente un fonds qui rachètera progressivement aux taxis leurs licences à la valeur du marché.

On fixe évidemment le prix de la plaque en le figeant à son prix actuel afin que personne ne soit lésé.

Soit, dans l’hypothèse contraire comme actuellement choisie et protégée tellement ça « rapporte gros » au Trésor-Public, si on n’indemnise pas les taxis… eh bien on n’ouvre pas leur marché à la concurrence sinon cela veut dire que l’État s’arroge le droit de ruiner des citoyens, des familles entières et de façon générale, autant de procédés inacceptables.

 

Et il s’agirait d’aller vite (et loin) : L’évolution économique amène à penser que ce métier est condamné à brève échéance. VTC, Uber, co-voiturage, taxis clandestins, sans oublier voiture sans chauffeur et augmentation de toutes les charges et impôts tous les ans font du modèle économique d’un taxi un échec financier à venir.

Ça ne sert à rien de jouer les « bonnets-rouges ». Depuis moins de 5 ans, le changement est palpable, évident même. Et ce statut finira par craquer, comme l’enseignement et l’Éducation nationale sous la pression des MOOCs qui sont les cours en ligne et où, du fin fond de la Corrèze – mais pas encore dans mes montagnes Corses, puisqu’il n’y a pas de réseau –, vous pourrez apprendre en écoutant le meilleur des professeurs de médecine, de philosophie, de langues ou de physique quantique du monde.

Les enseignants n’en sont même pas conscients et pourtant leur métier, dans sa forme actuelle, est déjà mort (sans même avoir à évoquer leurs résultats souvent pitoyables). 

 

Notez que lorsque l’industrie du disque en pleine déconfiture fait tout ce qu’elle peut pour criminaliser les « pirates » qui sont aussi ses clients, elle se tire une balle dans le pied.

Mettre ses propres clients en prison n’est pas une solution durable !

On ne peut pas bâtir un modèle économique sur la contrainte pénale.

Il faut donc se réinventer ou évoluer, au choix.

De la même manière, ce n’est pas en cassant la gueule des clients « d’Uber » ou des VTC que les chauffeurs de taxi gagneront la « bataille des cœurs ».

Dans la majorité des cas, la violence est contre-productive. L’image renvoyée par les taxis au reste de l’opinion est désastreuse.

 

Bref, la convergence entre les technologies de l’information, de la robotique et de l’intelligence artificielle va totalement bouleverser le monde du travail dans les 10 prochaines années.

Cela signifie qu’il faut anticiper cette future réalité et que les reconversions à venir doit se faire vers des métiers qui soient non-délocalisables et non-robotisables et  non-informatisables.

Ce qui restreint vraiment le champ des « possibles ».

 

C’est un peu du « monde d’avant » qui laisse sa place au « monde d’après ».

L’en empêcher ne fait seulement que le retarder, alors qu’il vaudrait mieux l’accompagner, le prendre par la main au lieu de le laisser vous pendre par le cou.

Mais, force est de constater qu’ils ne sont pas très nombreux à avoir cette sagesse, finalement. Et aucun ne se souvient de Schumpeter : Ils préfèrent tous leurs dogmes à eux, même quand ils amènent des catastrophes.

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Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/07/destructions-creatrices-de-schumpeter.html

 

L’accélération des technologies est fantastique et j’ai pu suivre, depuis le début des années 70, l’évolution du transport aérien qui est passé du début de l’aviation commerciale à réaction (Caravelle, AirBus A300, B707) à une industrie de transport de masse avec plus de trois milliards de passagers en 2015.

La croissance est telle que les constructeurs d’avions estiment qu’il faudra former plus de 500.000 pilotes pour les prochaines années.

Petite question qui rejoint le sujet de cet article : « Les pilotes de ligne seront-ils remplacés prochainement par des automatismes, des « robots-pilotes » ?...

C’était le rêve de beaucoup de monde, y compris des journalistes qui ont toujours dit n’importe quoi sur le métier de pilote de ligne pronostiquant sa disparition lors de l’arrivée du A320 à la fin des années 80 !...

En fait, un avion se déplace dans un espace à trois dimensions et avant d’avoir des avions entièrement automatiques il y aura d’abord des « trains automatiques », sans personnel de conduite !...

Est-ce possible ?...

Pour l’instant, certains métros sont automatisés, ce qui est assez simple car il n’y a qu’une seule voie et il suffit de quelques automatismes pour décider du départ et de l’arrêt des rames sachant qu’il est possible d’intervenir d’un centre de contrôle.

 

Cela devient plus compliqué pour les automobiles, les camions et les bus.

La « Google-car » devrait être opérationnelle dans une dizaine d’années mais le développement est ardu car comment est-ce qu’une voiture va s’arrêter à un feu rouge ?... Il faut une reconnaissance visuelle à laquelle est couplé le pilote automatique de la voiture…

De plus, un système de contrôle à distance est-il possible et souhaitable ?... La passager est-il maître à bord ou dépendant d’un organisme qui peut intervenir de loin ?... La question n’est pas anodine car le fond du problème est de savoir si le système doit être entièrement autonome ou pas !...  Vous imaginez une voiture qui peut être contrôlée d’un central, mais aussi  par des terroristes informatiques ?...

Ces problèmes seront résolus d’ici une dizaine d’années et ce sera, effectivement, le début de la fin pour les professions de chauffeur de taxi, de camions et de bus !...

 

Mais, lorsque l’on passe à un espace à deux dimensions, comme la mer, la situation se complique nettement plus.

Les bateaux auront-ils encore des équipages dans 20 ans ?...

La situation est beaucoup plus complexe vu le nombre de paramètres à contrôler et l’éloignement planétaire des navires.

 

Quant aux avions, c’est encore pire !...

Nous sommes dans un espace à trois dimensions, avec des vitesses effrayantes, tant horizontales que verticales, et il devient quasiment impossible de programmer toutes les circonstances qui peuvent survenir dans un vol.

Un exemple : lors d’une traversée océanique de l’Europe vers les États-Unis, les avions reçoivent des « clearances de vols », altitude et route, qui sont ensuite programmées dans le pilote automatique… Comment faire sans pilote ?... Est-ce que c’est le contrôle aérien qui donne l’ordre au pilote automatique de monter ou de descendre ?... Mais alors, cela signifie que l’avion peut être contrôlé du sol par un organisme compétent, mais aussi par une personne mal intentionnée qui prendrait le contrôle de l’avion !...

Un autre exemple : un terrain se ferme cause météo (orage, neige, brouillard) et l’avion doit aller ailleurs… Qui décide et qui agit ?... Le contrôleur au sol ou un contrôleur de la compagnie ?...Et comment faire lorsque l’on sort du cadre opérationnel ?...etc…

En fait, on n’est pas prêt de voir disparaître les pilotes de ligne même si un avion de ligne pourra être piloté prochainement par un seul pilote entouré par une multitude d’ordinateurs. Et puis, est-ce raisonnable d’avoir un seul pilote à bord ?... On connaît l’horrible accident du Germanwings…

La solution parait être la création d’une entité intelligente, une « Intelligence Artificielle » qui contrôlerait l’avion !... Encore faut-il qu’elle ne devienne pas folle, destructrice, comme dans le film de Spielberg « IA » !...

 

On est encore loin d’avoir des avions autonomes !...

Mais ce sera inévitable lorsque nous aurons des modèles d’avion hypersonique, volant à Mach 5 (température totale 1000°C), capables de faire le tour du monde avec une seule escale !... Paris-Papeete en quatre heures !...

Et nous aurons aussi, vraisemblablement, des modèles avec une trajectoire suborbitale !... Paris-Papeete en une heure trente !...

Mais c’est pour dans un siècle !...

 

Jean-Charles DUBOC

 

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01/08/2015 23:54

Le Sénégal et l’envoi de troupes pendant la guerre du Golfe 1991

 

Un scandale d’État, mais pas qu’en France !…

 

Le détournement des 3,5 milliards $ des indemnités de la guerre du Golfe de 1991, soit de 7,5 milliards d’euros en valeur actuelle, par « Mythe-Errant » et quelques complices, est un crime contre l’État, contre les Institutions, mais représente aussi un important préjudice pour nos armées et nos soldats .

A une époque où les tensions internationales sont particulièrement fortes, en particulier au Proche-Orient, nos armées doivent avoir de solides moyens d’intervention car nos adversaires fanatiques religieux ne reculent devant rien, y compris le terrorisme sur notre territoire.

Aussi, il me semble souhaitable que le gouvernement s’empare sérieusement de ce dossier afin que les sommes détournées, et qui semblent avoir été récupérées par le gouvernement de François FILLON en 2010, puissent parvenir enfin à leur destinataire final : le budget des Armées !...

La récupération des fonds est le sujet du roman « Opération Juliette-Siéra » rédigé par « I-Cube ».

Un roman qui est aussi disponible sur le blog « Alerte-éthique ».

 

D’autre part, de nombreux vétérans de la « Division Daguet » souffrent du « Syndrome du Golfe », une affection handicapante et parfois fatale causée par l’inhalation de poussières d’uranium des obus antichars, par  la respiration de gaz neurotoxiques et des vaccins adjuvantés à l’aluminium.

Un véritable cocktail dévastateur qui provoque parfois des lésions neurologiques invalidantes chez les combattants.

Compte-tenu des dernières études sur les vétérans malades aux USA, le « Syndrome du Golfe » est reconnu dans l’armée américaine, au Royaume-Uni, mais on attend toujours une étude épidémiologique en France !...

Il faut savoir que près de 25% à 30% des anciens combattants américains du Golfe sont reconnus victimes de cette pathologie, c’est-à-dire entre 150.000 et 200.000 vétérans.

Ils touchent une pension d’invalidité.

On attend la chose pour nos vétérans de la Division Daguet !...

Si les statistiques du nombre de malades est le même pour les vétérans français, c’est alors près de 3.000 à 4.000 de nos soldats qui souffrent du syndrome. Et ils n’ont aucune indemnité alors que des milliards ont été virés par le Koweït, les Emirats Arabes-Unis et l’Arabie Saoudite !...

Un énorme scandale est en cours de développement et les associations d’anciens combattants commencent à écrire aux différents ministres concernés par cette affaire ainsi qu’au Président de la République.

Cette scandaleuse situation ne se limite pas à la France car c’est la même chose, à une moindre échelle, au Sénégal, où près de 500 « Jambars » réclame leur dû, à savoir la prime de guerre qui leur était promise et qu’ils n’ont jamais touchée !

Jugez-en vous-même d’après les articles récents que vous pouvez découvrir ci-dessous à de sujet !...

Jean-Charles DUBOC

 

 

RFI Afrique

18 mai 2015

Sénégal:

les victimes de la première guerre du Golfe en colère

 

Alors que le Sénégal s'apprête à envoyer un contingent de 2 100 soldats en Arabie saoudite, les familles des soldats disparus en Arabie saoudite pendant la première guerre du Golfe appellent toujours l'Etat du Sénégal à les rétablir dans leurs droits. Cela fait 24 ans, et elles n'ont toujours pas de réponse à leurs demandes.

En 1991, 93 soldats sénégalais trouvaient la mort dans le crash d'un avion militaire saoudien. Leurs familles n'ont touché qu'un peu plus de 1,04 million de francs CFA (1 500 euros environ). Les soldats qui sont rentrés ont perçu seulement un million.

Ibrahima Makalou Cissé est l'un des trois rescapés du crash. « Le soldat, il n’a pas peur de mourir. Il n’a que son pays et sa famille, explique-t-il. Soit il est vivant et vous lui donnez ses droits, ou il est mort et vous essayez de faire quelque chose pour sa famille. Moi j’ai 34 ans de service et je suis sans maison, ni rien. Et les veuves et les orphelins... L’ennemi ne m’a pas tué, mais je suis déshonoré aujourd’hui. »

Pourtant, d'après l'association des familles, les Nations unies ainsi que l’Arabie saoudite ont versé d'importantes sommes d'argent au Sénégal. « Je me pose la question : où est l’argent ? Pourquoi jusqu’à présent je cours derrière l’indemnisation ? Dans quel pays nous sommes ? » S’indigne Ibrahima Makalou Cissé.

RFI : « Est-ce que c’est possible que l’argent ait été détourné selon vous ? » Réponse du soldat rescapé : « Sûrement. »

Soukey Sarr est la grande sœur du soldat Babacar Sarr. « Mon frère a laissé une fille, sa femme ne s’est pas encore remariée, raconte-t-elle. Ma mère a 90 ans. Depuis 1991, elle souffre. Cette souffrance, on doit la reconnaître. On nous a oubliés. C’est ce qui me choque le plus, mais jusqu’à présent, rien ! »

https://www.rfi.fr/afrique/20150517-senegal-victimes-premiere-guerre-golfe-colere-arabie-saoudite-crash/

 

 

PARTICIPATION SENEGALAISE A LA 1ERE GUERRE DU GOLFE

Le grand traumatisme de 1991

Enquête plus

Publié le 9 May 2015

L’envoi des troupes sénégalaises est encore au cœur de l’actualité. Des ‘’jambars’’, qui ont participé à la ‘’tempête du désert’’ durant la guerre du golfe, en 1990–91, demandent au Chef de l’Etat Macky Sall de s’inspirer du vécu des premières troupes envoyées en Arabie Saoudite avant d’en envoyer d’autres. Les frustrations sont réelles.

 ‘’Nous allons progressivement déployer 2 100 soldats, le Sénégal ne paiera aucun franc pour cet engagement. Ce que je peux dire avec certitude, c’est que nous allons en Arabie Saoudite sur la base de règles bien définies.’’

Ces propos du ministre des Affaires étrangères, M Mankeur Ndiaye, ont bourdonné dans les oreilles des ‘’Jambars’’qui ont participé à la guerre du Golfe 90-91 de même que dans celles des familles des victimes du tragique crash de l’avion saoudien sur la base aéronavale de Raz Meeschab. Cela rappelle bien les gages qui ont été donnés par le gouvernement de l’époque au moment de déployer 496 soldats pour libérer le Koweit sous l’invasion irakienne. Le premier avion a quitté le Sénégal le 17 septembre 1990, le 2e avion a décollé deux jours après.

’On nous avait tenu le même discours, le gouvernement d’Abdou Diouf nous avait assuré que l’on serait entièrement pris en charge par le gouvernement saoudien. Nous avions combattu en tenue saoudienne et avions des cartes d’identité saoudienne. Nous bénéficiions d’une indemnité journalière d’opération (Ijo), mais nous avons vécu le martyre avant d’entrer dans nos fonds. Il nous fallait taper dur pour percevoir cet argent’’

Le soldat de 1ère classe Ibrahima Guèye, qui a combattu sous la bannière saudienne pour la libération du Koweit en 1990-1991, a tenu à plonger dans ce passé pas du tout enchanteur afin d’aider, dit-il, le gouvernement de Macky Sall à prendre beaucoup plus au sérieux ce dossier. Il est convaincu comme d’autres, que les soldats sénégalais ont été ‘’vendus’’, ‘’sacrifiés’’ sur l’autel d’enjeux géostratégiques. ‘’D’ailleurs les Saoudiens nous ont signifié clairement que si jamais on mourrait sur place, nos corps n’allaient jamais être rapatriés, que c’en était fini pour nous. Après le crash, l’état sénégalais a usé de diplomatie, soulignant que les corps des victimes étaient dans un état tel qu’on ne pouvait les rapatrier. Jusqu’à présent, personne ne sait où ces soldats ont été enterrés’’.

D’ailleurs, selon le caporal M Fallou Niang, secrétaire général de l’association des ‘’Jambars’’, ‘’les soldats sont rentrés le cœur lourd de chagrin et de regret. Beaucoup ont regretté d’avoir participé à cette opération, car leurs espoirs ont été anéantis. Ils ont préféré démissionner. Le bataillon a été vite dispersé, des soldats ont été affectés dans différentes régions sans un mot ou un geste de reconnaissance de la nation. Même pour percevoir notre Ijo, c’était la croix et la bannière.’’

En fait, ces hommes de tenue rappellent aussi que les engagements ont bel et bien été établis entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite.

’Au moment d’embarquer, l’Etat nous a bien précisé que c’est l’Arabie Saoudite qui nous prenait entièrement en charge. Le royaume saoudien a bien joué sa partition mais nous avons souffert d’un mercenariat camouflé. Des officiers sénégalais tenaient à bénéficier d’un traitement de faveur, nous mettant de côté…’’. Une parenthèse parmi de longs chapitres qui marquent encore au fer rouge ces ‘’Jambars’’ qui tiennent à sensibiliser le chef de l’Etat Macky Sall sur les réalités du terrain et lui demander également de corriger des injustices qu’ils ont vécues tout le long de la guerre du golfe. Tous demandent au chef de l’Etat de prendre le soin de s’imprégner des réalités auxquelles vont être confrontés ces fils de la nation sur les champs de bataille.

’Le président de la République n’a pas toujours la bonne information. Ses conseillers et les officiers ont tendance à travestir la réalité‘’. Ils l’exhortent à prendre la mesure des risques et de prendre en compte le respect de la vie humaine qui ne vaut pas à leurs yeux des pétrodollars. Pour ces ‘’Jambars’’, le Chef de l’Etat risque d’assumer des conséquences lourdes s’il s’aventurait à sacrifier des soldats sénégalais.

Les questions de sous polluent l’atmosphère

Aujourd’hui, des parents des ‘’Jambars’’ morts sur le champ de l’honneur, père, mère, enfants et épouses ne peuvent se départir des souvenirs noirs de la guerre du Golfe. Ils ont perdu des fils et proches parents lors du crash du C130 469, qui avait à son bord 102 personnes. 93 ‘’Jambars’’ y ont perdu la vie. Il y a eu quatre rescapés mais leur chagrin est accentué par l’indifférence factice des autorités étatiques qui ont vite fait d’enterrer leur dossier. Ils n’ont reçu aucune indemnisation de la part de l’Etat encore moins un système de reconnaissance. Or des informations ont fait état d’une somme de 101 millions de F cfa que l’Arabie Saoudite aurait attribué à chaque élément du contingent. Sur cet argent, mystère et boule de gomme. Par ailleurs, sur le centre d’actualités de l’Onu, il est mentionné que la commission d’indemnisation de la guerre du golfe a débloqué 650 millions de dollars...

Depuis des années, des séries de correspondances sont envoyées aux autorités étatiques pour élucider cette affaire. Le ministre des Forces Armées les avait reçus dans ce sens le 31 janvier 2001 sur instruction de l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade. Une demande d’audience adressée à l’ambassade du royaume d’Arabie Saoudite le 22 juillet 2011 est restée sans suite. Mais l’association, qui envisage d’alerter l’opinion publique, n’entend pas lâcher du lest.

M. Maguette Sall, le président du regroupement des familles des ‘’Jambars’’ disparus en Arabie Saoudite a toujours le cœur lourd. ‘’Après le crash, chaque famille des 93 Jambars décédés du crash d’avion a reçu 1 042 000 F Cfa au moment où les 403 ‘’Jambars’’ restants ont reçu chacun 1 000 000 F Cfa. On nous a dit que l’Arabie Saoudite avait dégagé un budget de 500 millions de F cfa dans ce sens. Nous étions surpris car aucune autre somme ne nous a été remise. Nous avons appris par voie de presse que ce sont 85 milliards de F cfa qui ont décaissés. Notre souffrance a été exacerbée quand nous avons appris que les victimes du naufrage du ‘’joola’’ ont  reçu chacune 10 millions de F Cfa ; ceux qui ont été à 9 000 km du Sénégal, pour servir la nation, n’ont bénéficié que d’un million de F cfa partagé entre tous les membres de la famille’’.

Mais autre clarification que les soldats ont tenu à apporter, ‘’ce million de francs nous a été offert par l’Arabie Saoudite avant que le crash ne survienne. Le royaume saoudien avait tenu à dégager une somme assez importante pour nous aider à préparer notre retour. Nos supérieurs avaient donné l’information. On était si content de disposer de ce qu’on appelait ‘’l’affaire’’ qu’on se tuait à la tâche. Grande a été notre surprise d’apprendre que le gouvernement sénégalais avait vite fait d’envoyer une délégation récupérer cet argent qui nous était destiné. Nous étions en colère surtout qu’on nous faisait valser pour nous payer notre Ijo’’, raconte le soldat Ibrahima Guèye.

Il poursuit : ‘’Nous étions disposés à nous révolter, car c’était trop injuste ; ils ont confisqué toutes nos munitions, nous signifiant que l’argent était à Dakar. Et une fois sur place, il a fallu l’intervention du chef de l’Etat M. Abdou Diouf, pour que justice soit rétablie car l’argent allait être réparti de façon injuste ; ils voulaient nous donner 600 000 F, privilégiant les officiers. Abdou Diouf a dit niet. Il s’y ajoute qu’on est rentré les mains vides, heureusement qu’en partant j’avais, par devers moi, 1000 Fcfa. Cet argent m’a permis de rentrer en taxi’’.

Les soldats qui étaient mus par l’intention de servir la nation, n’ont pas eu droit à la reconnaissance qui sied. Outre les nombreuses tracasseries qu’ils ont subies, leur espoir s’est volatilisé au moment de percevoir des médailles. ‘’Il y avait deux médailles qui nous ont été attribuées, c’était pour la libération du Koweit mais aussi pour notre participation à l’opération ‘’Tempête du désert’’, mais nos supérieurs ont jugé utile en dernier lieu de les remettre aux officiers qui, disent–ils, ont participé à la guerre à distance. Ils ont souligné qu’ils étaient aussi méritants que les ‘’Jambars’’ qui ont parcouru 9 000 km et bravé chaleur et froid. Nous avions tenu à interpeller sur ce point le Général Mouhamadou Mansour Seck qui avait fait la promesse de tirer cette affaire au clair, mais c’est le statu quo. La plupart des soldats ont regretté leur participation à cette opération.’’

Le silence des autorités

Les parents des victimes entendent profiter de la conférence de presse qui sera animée par leur avocat, Me Assane Dioma Ndiaye, dans les jours à venir, pour faire des révélations fracassantes. Ils se souviennent qu’une forte délégation conduite par le ministre des Forces Armées s’était rendue en Arabie Saoudite pour assister à l’inhumation des 93 Jambars. Entre autres personnalités, le député Mamadou Wade, président de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, les généraux Mamadou Mansour Seck, chef d’état-major de l’armée et Doudou Diop chef d’Etat Major particulier du président de la République, le colonel Gomis commandant de la Gendarmerie et directeur de la justice militaire.

Tout ce beau monde qui s’est incliné à la mémoire des soldats a fini par se terrer dans le mutisme. ‘’Nos parents ont souffert, mais l’après-guerre a été plus traumatisant pour nous. Nous n’avons eu aucune marque de soutien de l’Etat. Personne n’a plus fait allusion à nos parents. Aucun mémorial, aucune journée, rien ! On a été laissé à notre propre sort. En dehors de ce million de F Cfa, partagé entre tous les membres de la famille, nous n’avons remarqué aucun signe de reconnaissance de la nation. Cela fait trop mal. Pire encore, on ne nous accorde même pas le droit de manifester notre déception. Combien de familles se sont retrouvées dans le dénuement total ? Nous osons croire que nos pères ont été vendus par l’Etat du Sénégal, nous espérons que Macky Sall saura rectifier le tir vu qu’il se dit prêt à corriger des injustices’’,  témoigne Fatou Diaw, une des orphelines qui tient aujourd’hui sur ses 35 ans. Elle peine à trouver du boulot dans la mesure où elle n’a pas eu les moyens de poursuivre ses études. 

Matel BOCOUM

https://www.enqueteplus.com/content/participation-senegalaise-la-1ere-guerre-du-golfe-le-grand-traumatisme-de-1991

 

 

Rédigé par leral.net le Lundi 13 Juillet 2015

Sans primes ni indemnités depuis 24 ans : 

Les Jambars de la première guerre du Golfe interpellent Macky Sall et le Roi Salmane

 

Les soldats ayant participé à la première guerre du Golfe réclament leurs primes et indemnités. Ils invitent le Président Macky Sall et le Roi Salman d’Arabie Saoudite de les rétablir dans leurs droits. Ces jambars ont voulu marcher le samedi dernier, mais le préfet n’a pas donné une suite favorable à leur demande.

 

L’association des « jambars » de la première guerre du Golfe a voulu protester contre le non-paiement de leurs primes et indemnités, depuis 24 ans. « Nous voulions marcher pour que le président de la République, Macky Sall, et le Roi Salmane d’Arabie Saoudite règlent l’indemnisation des 496 jambars de la première guerre du Golfe de 1990 à 1991. On ne nous a donné que 500 millions pour les 496 soldats. Les 403 qui sont retournés vivants ont perçu chacun 1 million et les 93 soldats péris ont reçu 1 millions 42 mille francs Cfa par famille », a précisé Fallou Niang. Poursuivant, il indique que ces indemnités perçues étaient des primes de congé que l’Arabie Saoudite leur avait donné. Et, pour lui, c’est « impossible et anormal » de percevoir un million après d’énormes sacrifices. « Le Roi Salman doit se saisir de ce dossier. Nous vivons dans des conditions désastreuses avec des orphelins et des veuves qui ont d’énormes difficultés », renseigne-t-il, invitant l’Etat à régler le problème de ceux qui étaient partis en premier avant d’envoyer d’autres. 

Par ailleurs, ces Jambars soupçonnent un détournement de la part des autorités de l’époque. Dans la mesure où, selon El Hadji Abdoulaye Diouf, soldat de la première guerre du Golfe, ils disposent de papiers qui justifient la mise à la disposition du contingent de 85 milliards de francs Cfa. « L’ancien Président Abdou Diouf nous avait rendu visite. Il nous avait promis, devant tout le monde, qu’on serait payés dès notre retour. Deux semaines plus tard, le Général Seck a rassemblé le bataillon pour dire que le ministre est venu et a apporté l’argent sans nous informer et l’a amené au Sénégal », a révélé Abdoulaye Diop, un autre soldat du contingent. 

 

Seneweb.com

13 juillet 2015

24 ANS APRES LA PREMIERE GUERRE DU GOLFE : 

Les 496 ‘’ Diambars’’ réclament toujours leurs indemnités

L’Association des Diambars de la première guerre du Golfe, composée de rescapés et veuves, est toujours sur le pied de guerre. Les familles de ces soldats qui ont participé à la guerre de 1990-1991 ont voulu battre le macadam ce samedi, pour réclamer l’indemnisation ‘’totale et complète’’  des 496 Diambars. Mais la marche a été interdite par l’autorité préfectorale. 

Fallou Niang  le secrétaire général de ladite  association et ses camarades ont donc dû battre en retraite. Mais cela ne les pas empêché de parler à la presse.  ’’Nous revendiquons l’indemnisation des 496 Diambars qui ont participé à la première guerre du Golfe. Nous jugeons dérisoires les sommes qui leur ont été allouées’’, a déclaré M. Niang. Sûr de son fait, ce dernier d’ajouter : ‘’Nous n’avons reçu que 500 millions de francs et sur cette somme, les rescapés ont reçu 1 million et les familles des défunts 1 420 000 F CFA’’. 

 Après  24 ans de démarches et de demandes d’audience sans suite, l’Association des ‘’diambars’’ demande au président de la République, Macky Sall et au roi d’Arabie Saoudite de régler définitivement ce problème. ‘’Nous sommes prêts à  aller jusqu’au sacrifice suprême pour recouvrir nos droits’’, menace, Fallou Niang, selon qui les veuves et orphelins des 93 diambars décédés dans le cash de leur avion, vivent aujourd’hui dans une misère totale.

 

Habibatou TRAORE (Stagiaire)

 

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