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16/07/2015 00:29

Grexit ?... (IV)

 

Pantalonnades : La désunion européenne.

 

Malgré l'accord enfin trouvé, c’en est fini !

 

Les ministres des Finances de la zone euro ont transmis dimanche aux chefs d’État un document qui évoque noir sur blanc l’option d’une « sortie temporaire de la zone euro » de la Grèce.

 

Première déconvenue jeudi dernier : La Grèce soumet une proposition d’accord qui reprend mot pour mot les exigences de la troïka.

Hors la division par deux des financements des armées grecques…

« Tsi-tsi-passe » veut sans doute éviter une nouvelle dictature des colonels à son peuple, suppose-je : Un vieil atavisme local.

Tout comme « Le Riant » a pu éviter de la même façon le putsch du 14 juillet 2014.

Dans la foulée, il mange son chapeau et soumet vendredi ce projet à son Parlement qui vote des deux mains absolument contre les résultats massifs et populaires du dimanche précédent !

Du jamais vu, mais eux, ils font l’effort !

Une belle pantalonnade : Tout ça pour ça ?

 

Et alors le magnifique, c’est la Finlande dont le parlement mandate, absolument sans gêne, ses négociateurs pour exiger un « Grexit » net et sans bavure.

Ceux-là, ils sont pires que « Schlag-A-aux-Bœufs ».

De la graine d’hérétique.

Normal, ce sont des huguenots luthériens à 85 %.

 

Et puis on apprend dès lundi que, vainqueur par KO, l’Eurogroupe a de nouvelles exigences : Un texte circule jusqu’à l’AFP où l'on peut piétiner l'homme à terre.

« En cas d’échec à trouver un accord, la Grèce se verrait proposer de négocier rapidement une sortie temporaire de la zone euro, avec la possibilité de restructurer sa dette ».

Un passage qui figure entre crochets pour signifier qu’il n’a pas emporté l’adhésion de tous les ministres et qu’il revient aux chefs d’État de trancher.

Mais c’est la première fois qu’une telle option est aussi clairement évoquée.

 

L’Eurogroupe enfonce le clou et s’est accordé pour estimer qu’un troisième plan d’aide à la Grèce devrait peser entre 82 et 86 milliards d’euros sur trois à cinq ans (ça reste flou au moment où je mets sous presse) et pour demander à la Commission, au FMI et à la BCE d’essayer d’alléger cette enveloppe en travaillant sur la fiscalité grecque ou les privatisations exigées d’Athènes.

En revanche, il n’y a pas eu de consensus sur l’épineuse question de la soutenabilité et d’une éventuelle restructuration de la dette grecque, le passage étant lui aussi entre crochets : « Dans le contexte d’un éventuel programme (…), l’Eurogroupe se tient prêt à envisager de possibles mesures additionnelles pour adoucir le service de la dette grecque, si nécessaire » par un rééchelonnement.
Et puis finalement ça serait la piste évoquée à l'unanimité.

Vous savez déjà ce que j’en pense.

En revanche, une réduction pure et simple de la dette est totalement exclue.

Normal : Constater ses pertes sèches n’a rien d’agréable et le peuple allemand traduirait cette mesure comme une trahison de « Mère-Qu’elle » qui s’est fait réélire triomphalement en lui promettant que rien ne serait payé ni abandonné…

 

Plus inconvenant, le document fait la liste des exigences nouvelles imposées par l’Europe à la Grèce, et là encore, il n’y avait pas eu de consensus sur tout.

L’Eurogroupe demande à Athènes de légiférer d’urgence sur certains dossiers chauds, d’ici à mercredi, là, hier, pour « reconstruire la confiance », entre les créanciers et Athènes.

Il s’agit notamment de légiférer sur la TVA (taux et abattements îliens), les retraites (date de départ et quotité), la procédure civile, l’indépendance de l’Office grec des statistiques.

Ces nouvelles lois seront considérées comme d’un préalable à la reprise des discussions pour un plan d’aide à venir, autrement dit une façon de ligoter les parlementaires grecs qui n'auront rien à discuter.

En attendant, les banques resteront peut-être fermées en Grèce.

 

Dans le cadre de cette négociation à venir, « les propositions de réformes grecques doivent être considérablement renforcées pour tenir compte de la forte détérioration économique et budgétaire du pays », selon ce document.

En oubliant d’en dire l’origine que tout le monde connaît…

Il s’agit schématiquement de libéraliser l’économie, en modifiant par exemple les règles en vigueur dans le secteur énergétique, les retraites, le marché du travail, celles régissant le travail du dimanche, les périodes de soldes, sur les boulangeries ou le commerce du lait… etc.

Heureusement, on ne demande pas encore aux Grecs d’annuler le réchauffement global de la planète, mais le ton y est !

 

L’Eurogroupe a ajouté quatre nouvelles exigences sorties de son chapeau : Plus de privatisations, réduire le coût de l’administration, faciliter le travail de surveillance des institutions internationales, et imposer un droit de regard des institutions sur les projets normatifs grecs.

Enfin, Athènes doit revenir sur certaines des mesures adoptées depuis la victoire électorale de Syriza eu début de l’année 2015 (ce dernier point n’auraient pas fait l’objet d’un consensus de l’Eurogroupe, mais au final il doit y être : Je n'ai pas pu vérifier).

Pire : L’Eurogroupe exige d’Athènes des abandons de souveraineté puisque la Grèce devra soumettre aux institutions certains projets de loi avant de les passer au Parlement. « Le gouvernement doit consulter et obtenir l’accord des institutions sur tout projet de loi dans certains domaines importants (…) avant de le soumettre à une consultation publique ou au Parlement », selon ce texte.

Autrement dit, une véritable « mise sous tutelle », tel un « coup d’État » : Une démocratie élective se soumet par avance à des eurocrates, des étrangers, des « métèques » non-élus qui décideront de ses propres lois à adopter ou non avec une sorte de droit de veto à préciser : Magnifique !

 

D’un autre côté, pour obtenir des garanties supplémentaires de la Grèce en matière de bonne gestion budgétaire, Berlin proposait l'établissement d'un fonds alimenté par le produit des privatisations qui servirait à rembourser la dette, ce qui finalement n'a pas pu être évité.

Une humiliation pour Athènes !

Cette mesure n'était pas sur la table des négociations avant ce week-end…

Elle figurait en revanche dimanche soir parmi les questions les plus sensibles discutées au sommet de Bruxelles.

Le chiffre de 50 milliards a été évoqué au cours des discussions.

À Athènes, il fait hurler.

Pour les Grecs, elle s'apparente à une prise d'hypothèque ou pire, une saisie sur salaire.

« L'idée n'est pas neuve », a indiqué le président du Parlement européen, invité au sommet. Le président de la Commission européenne et ancien premier ministre du Luxembourg « l'avait évoquée en 2010 », dit-il. Pourtant, le même ne prend pas au sérieux le montant de 50 milliards, exagéré selon lui car les actifs à privatiser (compagnie électrique, ports, aéroports) pèseraient nettement moins lourd.

Oui, alors pourquoi brader ce qui fait encore un peu de recettes, svp ?

 

Ce fonds permettrait de « ne pas brader les biens grecs, de ne pas les vendre à n'importe qui, à n'importe quel prix », indique une source européenne proche des négociations.

Une allusion à la concession d'un des terminaux du port du Pirée cédé à la compagnie chinoise Cosco.

Berlin tient absolument à ce que cette mesure figure dans l'accord final et il y figurera mais amendé.

Pour parvenir à un compromis, il est important de définir « qui contrôlera le fonds », souligne-t-on.

Un vrai hold-up !

« C'est un élément de souveraineté nationale, il faut éviter que les Grecs se sentent humiliés », plaide-t-il. 

 

Le projet de texte de l'Eurogroupe évoquait la possibilité de transférer le produit des privatisations vers « L'Institution pour la croissance » qui ne se fera donc pas tout-à-fait comme prévu.

Cet organisme a été créé par un accord signé en avril 2014 par le précédent gouvernement grec et la Banque européenne d'investissement (BEI). Il est basé à… Luxembourg.

Autant dire pour le gouvernement grec, c’est un lourd symbole de mise sous tutelle européenne, pire qu'en 1893. Précisément ce à quoi « Alex-Tsi-tsi-Passe » avait promis d’échapper à ses électeurs en début d'année de mettre fin.
Du coup, il se relocalisera à Athènes, la seule concession consentie ! 

 

N’en jetez plus !

 

Je conçois bien évidemment que l’Eurogroupe ait une confiance limitée dans le « Mes Luches » local (moi même, je ne le prendrais pas en stop sur le bord de la route, ai-je déjà dit) : Ils ne viennent pas du même monde, c’est sûr.

Et que pour restaurer un semblant de crédibilité, l’Europe se croit obligée d’en rajouter une couche.

Même et surtout au dernier moment, comme le fait tout bon maître-chanteur.

Et demain ce sera quoi ? Un droit de préemption des places d’hôtel à prix cassé pour les touristes allemands ?
Parce que bon, rendez-vous est pris pour Noël 2018 avec exactement les mêmes problèmes, en plus gros encore et avec de nouveaux dirigeants, naturellement.

 

Alors profitant de tenir à portée de colt la tempe de celui qui est devenu un otage, ils en abusent.

Mais le procédé est particulièrement dément, honteux et ignoble (et je m’y connais en ignobilité, puisque je suis « I-Cube » : Incroyable Ignoble Infreequentable).

Car si le coup était parti, il aurait tué « le gôchiste » et du même coup aurait mis en coupe réglée tout le pays.

Comme Napoléon qui voulait la paix en Europe, les coalisés lui ont fait la guerre à six reprises en 18 ans, déchirant et piétinant tous les traités de paix successivement signés, pour rétablir leurs privilèges issus d’un « Ancien régime » !

Là, ils se sont regroupés à plusieurs pour aller piller l’avenir grec, même avec quelques délais…

 

Le coup n'est pas parti pas, c'est une « grande victoire teutonne » et une belle déculottée camouflée en victoire pour « François III » qui, en participant activement, à adouber la curée future, a bien gagné ses premières étoiles « d’amiral de pédalo » de lutte contre « l’ennemi sans visage et qui ne vote pas ».

Moi qui avait parié sur le bon sens-Teuton, j’en resterais marri à vie.

Parce que bien sûr, malgré les communiqués et le réalisme de façade, c'est un coup contre l’Europe elle-même !

Car enfin, comment restaurer après ce tir de barrage la confiance des peuples d’Europe dans leurs institutions européennes, svp ?

Pas de cette façon-là, en tout cas.

 

Alors je m’interroge.

« Aima-Nue-Elle-Tode » (que je n’aime pas trop) en dit que l’Allemagne prend prétexte de conflits tous les 50 ans pour asservir ses voisins … se considérant comme le nombril du continent.

D’abord il se trompe : De 1914 à 1939, ça ne fait pas 50 ans. Pas plus que 1945 à 2015.

Mais l’idée est bonne.

 

Le vrai combat est double : D’abord Financier contre Liberté !

Là, c’est clair : Tu n’es libre qu’autonome, capable d’assumer tes engagements jusqu’à les éteindre.

Si tu dois quelque chose à quelqu’un, ou inversement, ta Liberté en est forcément limitée, entravée.

Ce que je vous en disais encore avant-hier comme rappelé ci-dessus.

 

Ensuite, il est bien une « guerre de civilisation », mais pas contre l’Islam : Entre pays Chrétiens.

Vous me direz Europe du sud contre Europe du nord : Non !

Europe Papiste & Orthodoxe contre Europe Réformée (huguenote, hérétique ou tout ce que vous voulez), quitte à choquer bien naturellement une bonne partie des Gaulois.

Parce que les uns et les autres n’ont décidément pas le même rapport à l’argent.

Pour les premiers, c’est un outil, rien d’autre. Tout dépend de ce qu’on en fait au même titre qu’un marteau ou un tournevis, le meilleur ou le pire.

Pour les seconds, c’est un pouvoir donné par Dieu aux « distingués » dans la multitude, seulement un pouvoir !

Et quelle démonstration ils nous en font donc…

 

Notez que normalement, dans la conscience d’un huguenot, un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Dieu n’est pas aveugle : Il répartit « les richesses » en fonction des compétences et talents. Il y  des « élus » et d'autres non (« l'hérésie » Cathare). C’est leur postulat.

Or, manifestement, les abus de ce pouvoir-là, Il n’a pas su les éviter.

Depuis si longtemps d’ailleurs…

Conséquemment, ce « dogme-là » ne tient pas debout deux minutes : Notez bien que j’en étais déjà persuadé depuis au moins mon baptême pour être sûr que Dieu, dans son immense amour pour Sa créature, ne fait aucune différence entre le riche et le pauvre, entre l'enfant et le vieillard, entre le plus grand et le plus modeste.

 

Conséquence, à terme lointain ou relativement proche, ces deux Europe seront de plus en plus incompatibles.

Tôt ou tard, elles divorceront.

Si ce n’est déjà fait dans les esprits, d’ailleurs.

Et il faudra bien en tirer les conséquences, « Grexit » ou non, voire les préparer dès aujourd’hui.

Là, tout de suite et en urgence, parce qu'il y aura une suite que ne vous disent pas encore vos médias préférés mais qui est bien là : La rupture de la solidarité européenne qui peut aller jusqu'à se comporter comme un bandit de grand-chemin face au plus faible... qui le restera encore très longtemps, puisqu'ils vont tout faire pour qu'ils en soit ainsi pendant un bon siècle !

Quelle dérision, qu’elle pantalonnade : Adieu ce projet magnifique de peuples vivant unis dans la paix Européenne.

Décidément : « Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » !

I3

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/07/pantalonnades-la-desunion-europeenne.html

 

J’ai toujours pensé que la création de la zone euro était une absurdité car c’était faire une « Union monétaire » avant d’avoir réalisé une « Union économique ».

Il était en effet extrêmement risqué de se lancer dans la création d’une monnaie unique tant que les différences fiscales, économiques, de structure même de l’Etat, étaient parfois profondément différentes et pour certaines immatures… Cela ne pouvait que conduire à la création de tensions entre les pays « vertueux » de la zone euro et les « dépensiers »…

Nous sommes arrivés à un point de rupture où un pays est mis quasiment sous tutelle en raison de son endettement, qu’il n’est possible que de combler en faisant de la cavalerie, en faisant une « pyramide de Ponzi », en empruntant de l’argent pour rembourser les dettes qui augmentent encore et toujours…

Un cercle infernal qu’il n’est possible de rompre que par l’effacement d’une partie des dettes ou de les transformer en « certificats d’investissement » comme cela avait été envisagé.

Pour l’effacement d’une partie de la dette, les Allemands ne veulent pas en entendre parler, quant à l’idée de « certificats d’investissement » c’est tellement « hardi » que personne n’en parle !...

C’est aussi deux vues du monde qui s’opposent.

On retrouve les faiblesses, le culte de la personnalité typique des pays catholiques où les « chefs religieux », et leurs substituts modernes, les « dirigeants politiques » sont sacralisés, presque déifiés, intouchables, même s’ils sont corrompus jusqu’à la moelle, et les pays protestants dont la philosophie du développement individuel et de la réussite sont à la base de capitalisme.

Le « monde d’après » va apparaitre, mais ce sera dans la souffrance pour les plus faibles, surtout si leurs rigidités mentales leur interdit les remises en cause.

Bien à vous !...

« L’Ami-râle »

 

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15/07/2015 07:47

Grexit ?... (III)

 

Je fais partie de ceux qui n’ont pas voté POUR

 

Le traité de Maastricht

 

Un excellent traité, dois-je admettre, qui faisait faire un immense bond en avant à la construction européenne – et je suis européen dans le sang depuis l’invasion de la « Corsica-Bella-Tchi-tchi » par les grecs et plus encore depuis la bataille de Gergovied’Alésia – même si finalement on n’était pas prêt.

Il était trop en avance sur son époque et chacun le pressentait.

D’ailleurs, je reste persuadé qu’il ne s’agissait que d’un « coup politique » de « Mythe-errant » visant à couper l’herbe sous les pieds de son opposition, faisant paraître ringard et anti-européen le « Chi », son ex-premier ministre de la première cohabitation.

 

On sortait de deux tsunamis : L’effondrement du mur de Berlin et du pacte de Varsovie, sans un coup de fusil, et la fin de la première guerre du Golfe, au Koweït.

Un nouvel ordre mondial se dessinait à travers la fin de la guerre-froide et l’émergence d’une coalition mondiale de gendarmes de la paix sous le drapeau de l’ONU, pilotée par Washington et le premier des « Bou-bouche ».

L’Allemagne se réunifiait et leurs efforts d’intégration des allemands de l’est ont été vraiment considérables.

Qu’on se saisisse de l’occasion pour se donner les moyens juridiques d’une intégration encore plus prononcée n’était pas idiote, sauf que très vite, les conditions de celles-ci n’étaient manifestement pas à la portée des peuples d’Europe, la « convergence » alors pas encore assez bien préparée.

 

Il fallait en effet atteindre quatre critères de « convergence », d’abord non-contraignants, mais déjà hors de portée à l’époque, afin de permettre une certaine harmonie nécessaire à l’union monétaire visée :

– Un taux d’inflation inférieur à 1,5 % de celui des trois pays membres ayant les plus faibles taux d’inflation ;

– Un déficit budgétaire inférieur à 3 % du PIB ;

– Un endettement public inférieur à 60 % du PIB ;

– Des taux d’intérêts réels à long terme ne devant pas excéder de 2 % celui des trois pays membres ayant les plus faibles ;

– Et enfin, une cinquième condition : Pas de dévaluation monétaire dans les deux années précédant l’intégration à l’union monétaire, la seule qui aura été facile de remplir, nonobstant, « Giskard-A-la Barre » qui nous a fait caguer avec le taux de conversion de 6,55957 qu’il voulait porter à 6,66666, lui le rédacteur du futur TCE : Fallait le faire pour un « X » !

 

Ce qui était hors de portée, c’était bien sûr les second et troisième critères : Déficit public inférieur à 3 % du PIB et endettement public inférieur à 60 % du même PIB.

C’était un pari fou sur le taux de croissance du PIB qui n’a jamais été à la portée que d’un petit nombre d’États-membres et parfois provisoirement.

Et notamment pas en « Gauloisie-keynésienne » !

 

Le dogme keynésien démontrerait et pose le principe qu’une politique de relance (du PIB) doit se faire par le déficit public. 3 % de déficit augmente mécaniquement de 3 % le PIB (c’est dans sa formule de calcul), plus « l’effet multiplicateur » estimé à 3, soit 109 % du PIB antérieur.

Automatiquement, « mécaniquement », l’endettement de 60 % + 3 % de déficit, soit 63 % ramené à un PIB de 109 %, donne un ratio d’endettement public de 57,8 %.

Une réduction donc.

Simple.

Et ils en ont usé et abusé de cette « mécanique-là » !

 

Sauf que le dogme est totalement faux (pour une raison que j’ignore) : C’est la démonstration que nous ont fait les pays d’Europe du Sud, Portugal, Espagne, Italie, Grèce et même la « Gauloisie-ruinée », puisque chez nous, de relance en relance keynésiennes, on n’a jamais pu réduire le taux d’endettement qui a pu gonfler jusqu’à devenir bientôt supérieur à 100 % de notre PIB.

Ce qui suppose (là encore pour une raison que j’ignore) que « l’effet de levier » keynésien est indubitablement négatif.

 

Il détruit de la valeur, sans doute par augmentation considérable de la « charge de la dette » – remboursements + intérêts à verser – qui tue finalement la croissance espérée et enrichit la « rente patrimoniale » des prêteurs, banquiers, épargnants, institutions financières internationales, « grand-bourgeois » (au sens marxiste) internationaux.

Il y aurait eu 3 % ou plus d’inflation pour compenser, la « rente patrimoniale » aurait été négative et on pouvait espérer un « effet de levier » positif.

Mais justement, les « prêteurs » n’en voulaient pas et l’inflation reste sous l’objectif de 2 %. Ou alors les taux d’intérêt auraient pu augmenter considérablement, asphyxiant les économies endettées.

Le cercle infernal.

Maastricht, un vrai piège à gogos !

 

Les bons critères de Maastricht aurait dû être impérativement zéro déficit public et réduction de l’endettement au moins à raison du niveau d’inflation constaté, année après année et jusqu’à zéro (hors, peut-être, les investissements « productifs » qui s’amortiraient alors sur 10 à 15 ans, selon des exceptions à encadrer étroitement).

C’est la raison pour laquelle j’ai voté logiquement « NON ».

 

Rassurez-vous, j’ai voté « OUI » au référendum suivant pour la simple raison qu’une fois qu’on s’est engagé sur un chemin, même débile, on va au bout : On ne s’arrête pas les pieds dans l’eau jusqu’au cou au milieu du gué, position parfaitement inconfortable et fragile (voire dangereuse si le courant est trop fort) !

Là encore, il ne faut pas dékonner.

Et rappelez-vous, dans les deux cas, la démocratie élective m’a donné tort.

Passons, je n’ai aucune rancœur à proposer.

 

Il faut vous dire qu’à l’époque, j’avais un excellent professeur d’économie-appliquée en la personne de mon banquier personnel.

Plus jeune DAF de « Gauloisie-du-socialisme-triomphant » d’une société cotée, je manipulais les millions au jour le jour, empruntais, prêtais, payais, encaissais pour le compte de mon pédégé, que je lui en faisais des tonnes.

Et moi, j’étais à découvert permanent avec des taux de délire de l’ordre de 15 à 18 %, que j’écrasais tranquillement en fin d’année, seulement en fin d’année, entre Noël et jour de l’an, avec les primes qu’on m’attribuait généreusement « pour services rendus » tellement j’enrichissais tout le monde par mon activité professionnelle.

Tranquille Bill…

Ça a duré une dizaine d’années comme ça, où j’étais « chassé » par des chasseurs de tête, pas tous les jours mais au moins une à deux fois par semaine, jusqu’au jour où j’ai refusé de faire une chose illégale.

Là, je ne vous raconte pas le désastre… Du jour au lendemain, toutes les portes se fermaient et il m’a fallu sauter en urgence par la fenêtre pour rebondir.

Un excellent professeur d’économie-appliquée, mon banquier, finalement.

C’est du passé et tout a été réglé sans que « ma nichée » ne manque jamais de rien et c’est bien l’essentiel.

 

Mais ceci dit, ces leçons auraient dû éclairer, à la même époque, nos dirigeants politiques et la quantité invraisemblable de « sachants » qui les entourait et les conseillait.

Même que, même pas…

 

Alors revenons un peu à l’actualité en cours et faisons un dernier pointage « grec ».

Officiellement et au 31 mars 2015, le total de la dette publique grecque atteignait 312,7 milliards d’euros. Ne soyez pas surpris si vous voyez circuler des chiffres légèrement différents : Ce total incluait près de 15 milliards de dettes à court terme (typiquement à 13 ou 26 semaines) ce qui fait qu’il varie régulièrement au rythme des remboursements et des nouvelles émissions. Sans tenir compte de cette partie fluctuante et en omettant les 16,2 milliards de garanties émises par l’État Grec, cela nous donne 297,8 milliards d’euros de dettes à plus ou moins long terme.

 

Après la restructuration de 2012 (107 milliards effacés), le stock d’obligations à long terme ne s’élève plus qu’à 66,5 milliards. On sait que l’Euro-système (la BCE et les banques centrales nationales) détient 27 milliards de ce total ce qui signifie donc que le reste du monde ne détient plus que 39,5 milliards d’obligations grecques dont, vraisemblablement, une bonne partie pour les banques grecques qui les apportent en garantie de leurs emprunts auprès de la BCE.

Et notez que ces 107 milliards d’effacement, ce n’est pas une aide directe aux Grecs, mais seulement des sommes versées à nos banquiers à nous, qui avaient été « encouragés » à aller « investir » en Grèce, par du bon impôt pour leur éviter la faillite immédiate.

 

Le reste, 231,2 milliards, ce sont des prêts que l’on peut répartir en quatre groupes : Le Fonds Européen de Stabilité Financière d’abord, qui porte l’essentiel avec pas moins de 130,9 milliards d’euros ; les prêts accordés directement par les États européens en 2010 pour 52,9 milliards ; les prêts du FMI, en incluant celui qui n’a pas été remboursé le 30 juin pour 21,2 milliards ; et, pour finir, la catégories « tutti frutti », qui inclut notamment la Banque centrale Grecque, pour un total de 26,2 milliards.

Autrement dit, les Grecs ne doivent plus rien aux épargnants et banquiers étrangers, contrairement à ce qu’on vous affirme.

Juste un peu à eux-mêmes : Le reste, ce sont des jeux d’écritures comptables à somme nulle, qui peuvent être traitées plus tard … ou immédiatement, c’est une décision du ressort et de la compétence « du politique » et uniquement « du politique ».

 

Au total, donc, la Troïka, le Fond Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et les États-membres de la zone euro assurent facialement 74 % du financement de l’État grec pour un total de 232 milliards d’euros et les États-membres de la zone euro détiennent à eux seuls 59 % de la dette accumulée par Athènes. 

 

Retenez que l’aide des États-membres de la zone euro s’est faite en deux temps.

D’abord, en 2010, sous forme de prêts via la « Greek Loan Facility » pour un montant de 52,9 milliards. Afin de laisser aux Grecs le temps de remettre de l’ordre dans leurs finances publiques, aucun remboursement ne leur sera réclamé avant le 15 juin 2020 et l’échéancier s’étale jusqu’en 2041 : Il n’y a aucune urgence !

Par ailleurs, le taux d’intérêt pratiqué, qui est variable (Euribor 3 mois plus 50 points de base), est loin d’être usuraire : En ce moment, cela fait moins de 0,5 % par an.

Mais ça peut s’envoler si la FED remonte ses propres taux.

 

Quant au deuxième plan de secours mis en place en 2012 avec le Fonds Européen de Stabilité Financière, il a prêté 130,9 milliards d’euros, est de loin le premier créancier de l’État grec.

Le principe en est fort simple : Le FESF est une structure garantie par les États-membres de la zone euro (et donc par nous) qui emprunte de l’argent sur les marchés puis le prête à la Grèce.

La Grèce est supposée rembourser le FESF à partir du 24 février 2023 et ce, jusqu’en 2054 : Là non plus, il n’y a aucune urgence…

En matière de taux d’intérêt c’est du prix coûtant : Le FESF prête au taux auquel il s’est lui-même endetté plus 0,01% pour couvrir ses frais de fonctionnement.

 

Au total, donc, les États-membres de la zone euro prêtent pas moins de 183,8 milliards de dollars à la Grèce, acceptent d’étaler les remboursements entre 2020 et 2054 et réclament un taux d’intérêt moyen inférieur à 1 %.

Pas de quoi ruiner qui que ce soit.

Par conséquent, le blocage, pour l’heure, il n’est que sur le « court terme », le « à vue », et ne porte pas sur 312 milliards comme la « presse aux ordres » et quelques débiles-politiques tentent de vous le faire croire, mais seulement sur une trentaine, à maturation immédiate, 13 ou 26 semaines…

 

Sauf « Grexit » sauvage : Là, les créanciers pourront toujours venir se faire payer, s’ils parviennent à obtenir un visa.

Mais avec des nèfles !

C’est une des raisons pour laquelle je ne crois toujours pas à un « Grexit », ou alors les créanciers seraient devenus complètement cinglés.

Par conséquent, la situation est « tendue », mais pas désespérée.

Et c’est d’ailleurs le discours de quelques « politiques » qui ont appris à compter (même si ce n’est pas si sûr : Ils ont peut-être seulement acheté une calculette à leur secrétaire).

 

Néanmoins, de mes déboires bancaires, j’ai appris autre chose.

Quand le konnard de banquier prend peur ou n’a plus d’argent, il n’a pas d’état d’âme à vous foutre dans la merde-grave : Il vous a « acheté » et vous impose des solutions suicidaires.

Vous lui appartenez car il a le pouvoir de tout vous bloquer et vous réduire à aller faire la manche sur les boulevards.

C’est un peu ce qui arrive aux Grecs aujourd’hui, demain aux Italiens et après-demain aux Gaulois.

Les Portugais, Espagnols, Irlandais, ils ont pliés et notez comme tout le monde les vante.

Mais c’est sans compter l’épuisement des « indignés », des « Podemos », l’astuce portugaise d’accueillir en exonération fiscale totale décennale des retraités de toute l’Europe du Nord (à pouvoir d’achat fort et sans coût pour le régime de retraite portugais et qui font grimper le prix du foncier en injectant plein de sous dans l’économie locale), le taux bas de l’IS Irlandais qui attire également les entreprises ayant besoin d’un pied en zone euro, etc.…

Les Grecs n’ont que leur soleil, leurs paysages (qui ne valent pas ceux de la « Corsica-Bella-Tchi-tchi », loin de là), leur huile d’olive, la Feta et leurs ports.

Et ils crient famine, ne sont pas correctement soignés, n’ont plus un sou en poche.

 

Personnellement, je me suis d’abord mis « en défaut », contraint et forcé, et ouvert deux autres comptes à la concurrence, jamais à découvert ceux-là pour éviter « la contagion », avant de passer au rouge en banque de « Gauloisie ».

Et je suis venu tous les mois, pendant des années, les narguer à faire des dépôts en espèce (des billets de 10 et de 20).

Et quand ils m’empêchaient de sortir de l’agence sans aller me faire engueuler par le dirlo, je lui expliquais que c’était comme ça ou plus rien.

À prendre ou à laisser !

 

Grande leçon de vie : Si tes dettes t’appartiennent, grâce à elles, tu tiens en fait par les kouilles ton créancier et lui fait avaler toutes les couleuvres que tu veux par tous les orifices.

Et en fait, la bonne idée c’est de n’avoir jamais plus de dette que tu sais pouvoir rembourser.

Là, on retrouve sa liberté d’action et de penser.

Et puis on dort nettement mieux.

 

Et l’erreur historique originelle aura été double : De croire aux théories keynésiennes et d’accepter un taux de 3 % de déficit budgétaire du traité de Maastricht.

 

Mais bon, je ne compte pas non plus être « prophète en mon pays » : D’abord je n’y suis plus et ensuite la seule satisfaction d’avoir eu raison contre tous et en avance sur tous justifie à elle seule l’apéro glacé que je vais prendre ce midi à votre santé (un grand verre de Spritz. Notez que je remplace l’eau gazeuse – ce n’est pas bon – par du prosecco, vin blanc pétillant local et inverse les proportions : 10 cl d’Apérol pour 6 cl de prosecco, le tout servi dans un boc de bière rempli de glaçons, c’est nettement meilleur).

 

À votre santé les jeunes !

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Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/07/je-fais-partie-de-ceux-qui-nont-pas.html

 

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