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08/09/2015 13:14

Mains invisibles II : Chapitre XXXII : Contrariétés

 

Chapitre XXXII : Contrariétés

 

Laudato si…

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Le pape, n'évoque pas nommément la conférence internationale sur l'environnement prévue en décembre à Paris, mais appelle clairement les États à prendre leurs responsabilités pour de «nouveaux modes de production, de distribution et de consommation ».

Dans cette encyclique, le pape cite plusieurs fois ses prédécesseurs, et particulièrement son prédécesseur Benoît XVI sur ses conceptions de « l'écologie humaine ».

François est « en continuité avec ses prédécesseurs, mais il met en avant un point fondamental critique : la soumission de la politique aux technologies et aux pouvoirs financiers », résume le vaticaniste Marco Politi.

 

Une encyclique de près de 200 pages qui est la première entièrement de la main de François.

Son titre, Laudato si (« Loué sois-tu »), est inspiré d'un cantique de son modèle, François d'Assise, qui loue Dieu dans « notre mère la Terre ».

Des centaines d'experts ont été consultés depuis deux ans pour sa rédaction.

Elle se veut adressée à « tous » et pas seulement au 1,2 milliard de catholiques.

 

Le pape suscitera beaucoup de mécontentements dans les milieux de la droite libérale, notamment américaine,  dans la droite ligne des frères d’Harry n° 4, car il s'en prend de manière virulente au pouvoir de la finance.

Son autre « mouton noir » est l'excès de pouvoir de la technologie, à laquelle il regrette que les responsables politiques se soumettent, et qui ne respecterait pas la création et l'équilibre de l'homme. Des représentants du Parti républicain, dont le possible futur candidat à la Maison-Blanche, Jeb Bush, ont vivement réagi avec humeur, affirmant n'avoir pas à prendre leurs ordres auprès du pape, selon des médias italiens et américains.

Le pape argentin, qui se montre socialement très radical, juge que, dans la transition énergétique nécessaire – du gaz, du pétrole et du charbon vers les énergies renouvelables –, les États riches vont devoir consentir plus d'engagements et de sacrifices financiers que les pauvres.

Dans un portrait très pessimiste de « notre maison commune », il prend position contre les «climato-sceptiques », en estimant que l'homme est largement responsable du réchauffement climatique et de la destruction de la biodiversité.

Mais il assure aussi qu'il est encore temps d'agir pour inverser la course à la destruction.

Dans ce plaidoyer vibrant pour les pauvres et contre le consumérisme effréné des classes et des pays les plus riches, il avertit aussi du danger imminent de larges destructions et de guerres, notamment autour de l'eau.

Le pape François vante un modèle de développement sobre et appelle les dirigeants de la planète à avoir le courage de le promouvoir.

 

« Tu sais que le désordre me plaît », avait-il confié à un de ses proches, selon le quotidien Repubblica, alors que le Vatican est dans tous ses états après la rupture par un hebdomadaire, L'Espresso, de l'embargo, qui aura été fixé au jeudi matin de la publication du texte.

L'Espresso avait publié lundi sur son site une version provisoire de l'encyclique.

« Cette encyclique aura un impact majeur : François est directement impliqué comme aucun pape avant lui. Il est animé d'une profonde passion, que cette encyclique communiquera », a affirmé mardi Christiana Figueres, présidente de la convention-cadre de l'ONU sur le changement climatique (UNFCCC).

Le 12 mai, le pape François avait déjà averti les « puissants » qu'ils seraient « jugés par Dieu » s'ils ne respectaient pas l'environnement.

 

L'encyclique a été présentée à la presse internationale par un de ses maîtres d'œuvre, le cardinal ghanéen Peter Turkson, chef du ministère chargé de la justice et de la paix, en compagnie notamment du climatologue allemand réputé Hans Joachim Schellnhuber et d'un représentant du patriarcat orthodoxe de Constantinople.

Le pape a déjà critiqué à plusieurs reprises les excès du capitalisme sauvage et le consumérisme. Ce mardi-là, il aura souligné que parler beaucoup de pauvreté comme il le fait sans son encyclique n'est pas « être communiste ».

« On entend dire : mais ce prêtre, cet évêque, parle trop de pauvreté. Ne sont-ils pas un peu communistes ? », a-t-il lancé le mardi suivant en réponse aux « néocons » américains qui l'accusent d'être lui-même marxiste.

Une étiquette qu'il a démentie.

 

Il n’empêche, il est à des années lumières des préoccupations de tous ceux qui s’occupent un peu de progrès et d’avenir.

Sans parler de tous ceux qui n’ont toujours pas d’accès à l’eau potable ou qui ne reçoivent pas un bol alimentaire minimum pour survivre : ils sont toujours là, dans leur misère, abandonnés dans des guerres et pillages qui les dépassent.

Comment un pape peut donner des leçons d’économie sans prendre en compte tous ces facteurs de la déshumanisation de la planète en cours, qui font plonger toujours une part plus grande des « fils de Dieu » dans la barbarie ?

Si c’est l’avenir, pourquoi pas en conclue Paul.

 

Pour l’heure, il compte bien profiter, avec sa famille, de « vraies grandes vacances » bien méritées depuis des années et des années : ne rien faire et ramener Eurydice à Solenzara, où le mouillage hivernal du « Lisbeth » est redevenu disponible à l’année.

Si ça rentre, quitte à démonter le mât de beaupré pour l’hiver, ou carrément sortir le voilier de l’eau pour un grand carénage.

Même si au dernier moment ça ne se fera pas.

 

Encore que, la route du retour aurait pu être plus compliquée : il était prévu de repasser par la Grèce pour éviter les routes de boat-people de migrants venus d’Afrique. Une Grèce qui s’est réveillée un matin d’août avec une bourse aux abois en quelques minutes.

Et puis un détour par le détroit de Messine.

Or, Paul est aussi Knight Grand Cross du Royal Victorian Order.

Et il est sollicité par Alex Younger pour naviguer au plus près des côtes libyennes, vers Bû Kammâsh et contacter, sans avoir l’air d’y toucher, des nageurs de combat des SAS britanniques qui extraient un agent blessé de Lybie et en grand danger, le plus rapidement possible.

Juste pour les sortir des hauts fonds où aucun sous-marin ne peut accéder discrètement.

Et de le ramener hors des eaux territoriales où un hélicoptère le prendra en charge pour l’emmener vers un navire-hôpital posé au grand-large en appui de la marine italienne qui fait face à l’afflux de réfugiés.

Une supplique de Shirley, la tâche de rousseur, une urgence sanitaire, qui se rappelle tout d’un coup qu’elle est aussi agent des SIS, et pas seulement nurse anglaise des « petits-bouts » de Paul et Florence.

Alex Younger, c’est son grand-patron qui pense à elle, l’agent anonyme en détachement, qui veut féliciter « Charlotte » avant de lui confier cette mission « paramilitaire », alors même qu’il sait forcément sa participation aux opérations de la place Maïdan à Kiev en février de l’année dernière (cf. « Mains invisibles », aux éditions « I-Cube » et chapitre suivant).

Décidément, ils ne le lâcheront jamais !

 

Un père de famille britannique tranquille de 51 ans au visage avenant, diplômé d’économie, adepte de musique, de voile et d’alpinisme.

Il vient de prendre les commandes du MI6, le puissant et très secret service de renseignements extérieurs de sa Majesté.

Le siège londonien du MI6 est signalé comme un simple « bâtiment gouvernemental » sur le plan du quartier, à côté de la station de train. Ou comme disait récemment un de ses anciens directeurs : «Les organisations secrètes ont besoin de rester secrètes. »

Stratégiquement situé au cœur de Londres, sur les quais de la Tamise et à proximité du Parlement de Westminster, le bâtiment ressemble à une imposante forteresse hérissée d’antennes et de caméras de surveillance qui lui ont valu le surnom de « Legoland ».

C’est entre ces murs blindés, derrière ces vitres pare-balles, au milieu de systèmes informatiques ultra perfectionnés, qu’Alex Younger a pris début novembre 2014 ses nouvelles fonctions à la tête du Service Secret de Renseignements (SIS), alias le MI6.

M. Younger connaît les lieux comme sa poche : c’est un homme du sérail. Cet ancien militaire y est entré en 1991, en a gravi les échelons petit à petit, jusqu’à devenir chef des opérations mondiales de l’agence ces deux dernières années, indique le Foreign office, ministère de tutelle du MI6.

Il compte également sur son CV des postes en Europe, au Moyen-Orient, en Afghanistan, et a dirigé les opérations du MI6 visant à assurer la sécurité des jeux Olympiques de Londres en 2012 où il  a forcément entendu parler des interventions heureuses de Paul.

 

« De son travail en Afghanistan à ce qu’il a fait pour garder notre pays en sécurité pendant les jeux Olympiques, Alex apporte avec lui une expérience riche et intéressante », a déclaré de façon sibylline le ministère des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond.

« Dirigeant séduisant » et « populaire » dans le milieu du renseignement, « Alex est capable de rendre intelligible à tout un chacun des problèmes complexes », renchérira un ancien officier de MI6, cité dans le Daily Telegraph, selon qui ces qualités auraient poussé le Premier ministre David Cameron à le désigner pour succéder à John Sawers.

Ce dernier, ancien diplomate, est connu pour avoir tenté, ces cinq dernières années, de redorer le blason des services secrets, éclaboussés par des accusations de complicité de torture, d’écoutes téléphoniques et par l’affaire des armes de destruction massive (ADM) en Irak.

 

En 2002, le Premier ministre Tony Blair avait utilisé un rapport des services secrets pour justifier l’invasion de l’Irak. Ce document, qui s’est révélé infondé, affirmait que Saddam Hussein disposait d’ADM et était en mesure de les déployer en « 45 minutes ».

« La réputation du MI6 a été ternie par le fiasco sur les ADM », explique à l’AFP Stephen Dorril, un expert des services secrets de l’Université de Huddersfield.

« Toutefois, ces derniers temps, dans ce qui s’apparente à une campagne de relations publiques, on a constaté une soudaine apparition dans les médias d’anciens hauts responsables du MI6 » porteurs d’une vision « plus nuancée » sur les pratiques des services de renseignements, note-t-il.

« C’est peut-être une manière de distancer le service de toute forme de politisation et pression du gouvernement, mais aussi d’améliorer son image », ajoute-t-il.

 

En prenant les rênes du MI6, Alex Younger récupère les dossiers brûlants de son prédécesseur – Irak, Syrie, Ukraine, etc. – au moment où le niveau d’alerte de sécurité au Royaume-Uni a été relevé au niveau « grave » face à la menace d’attentats liée aux groupes djihadistes comme l’État islamique (EI).

Il hérite aussi d’un surnom : « C », référence à cette simple lettre par laquelle le premier chef des services de renseignements extérieurs, Sir Mansfield Cumming, signait ses directives.

Et Paul n’a rien à refuser aux autorités alliées, surtout celles qui l’ont distingué à l’occasion des JO de 2012 (cf. « Parcours olympiques », aux éditions « I-Cube ») jusqu’à lui conférer le titre de « Sir »…

Quelle vanité !

L’homme fait le déplacement jusqu’à Cabourg, juste pour en serrer 5 à Paul.

Comment refuser ?

D’autant que ce n’est pas trop compliqué, mais tout de même trop risqué pour emmener ses gosses et leur mère.

Par conséquent, changement de programme : l’équipage de garde de la goélette à La Valette est requis et les britanniques y dépêchent deux marins volontaires de la Royal Navy.

Le surlendemain.

Pour 36 heures sous voile.

Ils mouillent devant la baie au soir.

Le transfert à lieu de nuit et ils remettent les voiles sitôt après.

Le mec a l’air mal en point.

Quatre heure plus tard, ils se retrouvent seuls tous les quatre à bord, au large de la Tunisie filant au nord pour récupérer Florence, sa marmaille et les beaux-parents à Palerme, cette ville splendide.

 

Une ville fondée aux alentours du VIIIème siècle av. J.-C. par des commerçants Phéniciens dans un port naturel. Pendant la Première guerre punique, Palerme est d’ailleurs un important bastion pour Carthage jusqu'à ce qu'elle soit conquise par les Romains en 245 av. J.-C..

Son nom latin, qui a donné Palerme, était Panormus. Un nom d'origine grecque et maritime (Panormos) qui signifie « Havre de sûreté universelle ».

La Sicile était dans l'Antiquité une île où la langue dominante était le grec ancien, notamment sur la partie orientale. Lorsque les Vandales fondent leur empire, en 439, avec l'actuelle Tunisie comme centre et Carthage pour capitale, la Sicile est envahie à plusieurs reprises et les Vandales tentent de l'annexer définitivement.

En 535, la ville passe de nouveau aux mains des Romains d'Orient.

Sous l'Empire byzantin, Palerme connaît une période florissante, qui dure deux siècles et la ville entière porte encore les traces splendides de ces diverses époques.

 

Ils y restent quelques jours amarrés au quai d’honneur, suscitant la curiosité des gamins : une situation difficile, tellement ils sont bruyants, telle que Paul se décide assez vite à quitter les lieux. 

Sans visiter tous les monuments dont chacun mérite le détour.

Ils filent sur la Sardaigne où ils débarquent le couple de marins bateau-stoppeurs maltais, pour mettre le cap sur Gibraltar avec détour par les Baléares, Minorque et Majorque et la Costa Del Sol.

Remontée des côtes portugaises dès la mi-août, avec un détour par Lisbonne et Porto.

Paul cherche en vain la bouée météo d’où il avait pu lancer un SOS salvateur, et ils traversent le golfe de Gascogne jusqu’à la pointe du raz sous la risée et par mer formée, pour dépasser le Cotentin et venir mouiller en baie de Seine avant la fin du mois, à Honfleur.

 

Ce n’est pas très romantique, face aux torchères du Havre et à l’ombre des mâts-porteurs du pont de Normandie, mais ça a l’avantage de n’être pas très loin de Cabourg, de l’aéroport de Caen et de Paris où Florence partira avant Noël à San Francisco se faire remettre droit sa jambe : au moins, désormais elle affolera tous les portiques de sécurité des aéroports du monde entier…

En tout cas, elle aura appris qu’on peut « décompresser » des aventures de l’année passée avec quelques semaines prolongées de haute-mer : c’est même elle qui suggèrera un tour des îles britanniques de deux mois, pour le printemps suivant…

https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/09/chapitre-xxxii-contrarietes.html

 

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07/09/2015 15:01

Mains invisibles II : Chapitre XXX : Harry Harrison…

 

Chapitre XXX : Harry Harrison…

 

Et le Pape

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

« – Paul vous a parlé de mon petit souci en Mer de chine.

– L’histoire du drone qui abat un missile coréen ? Oui. J’ai fait mon enquête. À part les coréens du nord et un awacs américain en patrouille plus au sud-ouest, il n’y avait aucun autre avion militaire.

Et l’awacs a bien détecté les Mig coréens et deux missiles tirés par eux. Mais rien d’autre.

Vous en concluez quoi ?

Parce qu’on m’a dit aussi que vous avez eu quelques contacts… disons « exogènes » des plus curieux. Et vous savez que je suis féru de toutes sortes et formes d’ésotérisme.

Est-ce en rapport avec votre drone ? »

Il n’ose pas dire qu’il n’était là que pour ça…

 

« – Ça je n’en sais rien. En revanche, le reste n’a pas eu l’air d’intéresser notre ami commun.

– Et de quoi s’agit-il, d’après vous ? »

Pour le drone-fantôme ou pour le « reste » ?

Pour les deux…

« Je ne sais pas comment vous dire ça, mais il me semble que notre planète est sous surveillance extraterrestre. Ça peut vous paraître dément, parce que les voyages interstellaires semblent tellement inaccessibles, que ça dépasse notre entendement. »

Mais non, il n’est pas surpris…

« D’où pensez-vous que l’ésotérisme des francs-maçons, dont je suis et reste une des autorités mondiales de référence, tout comme vous depuis la distinction papale que vous avez reçue du Pape Benoît XVI (là, il fait référence à « l’Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ », cf. « Mains invisibles », aux éditions « I-Cube »), même si c’est  ce n’est pas la seule source, se nourrit donc ?

Nous avons nos propres auteurs, souvent oubliés, qui nous ont laissé des traces de « contacts » avec des intelligences jugées supérieures.

Et ils nous arrivent d’en gloser aimablement pour éduquer nos plus jeunes ! »

Supérieures, Paul ne sait pas.

Extraterrestre non plus.

« – Alors ? Qu’est-ce donc.

– Notre futur ! »

Harry n° 4 ne semblait pas s’attendre à cette révélation-là !

Il en reste pantois…

« Vous êtes sûr ? »

Et quoi d’autre ?

Et Paul fait un bref résumé de ses aventures avec « Birgit ».

 

« Je résume : d’abord une visite chez moi à Paris alors que tout le monde cherche ma femme. Elle, elle sait où elle est, et avec une précision toute militaire et millimétrique.

Elle a des photos qui n’existent pas et qui se révèleront être des authentiques, ultérieurement.

Elle m’annonce la naissance de mon fils plus de huit mois avant. Et sans compter son retard à la détente. Qu’il en avait tous ses cheveux et des ongles au bout de chaque doigt.

Je la retrouve à Barcelone pour m’annoncer le crash de l’A320 allemand dans les alpes.

Elle me fait remettre des amphétamines de guerre qui n’existent pas pour mon séjour en Corée, alors que je n’ai pas encore envisagé d’y aller.

Je la retrouve donc chez moi dans ma cave en Normandie et elle me fait faire un « retour dans le passé », non pas une fois, mais trois fois, pour m’aider à libérer mon épouse.

Et c’est moi qui me fais remettre à moi-même et par son intermédiaire spatio-temporel la formule d’un procédé technique d’ionisation de plasma autour du « 002 » auquel je n’avais aucune idée.

Fort là !

Avouez que déjà, si je délire en mythomane-total, elle m’annonce en plus qu’elle va vivre le déroulé de toutes ses intervention « à l’envers » et semble réellement ignorer ce que moi j’ai vécu de mon côté en amont avec elle.

Quand même curieux. »

 

« Je vais vous dire, je ne vous crois pas un seul instant. Mais… il serait intéressant que vous exposiez ce que vous venez de me dire à l’occasion de quelques tenues-blanches que nous pourrions organiser ici où là dans un avenir proche.

Parce que ce que vous dites est très intéressant : soit vous êtes vraiment un grand malade qu’il faudrait envisager de soigner, quitte à vous ôter ces travers géniaux qui vous font inventer avant coup des solutions à vos propres problèmes techniques, et votre conscient refuse d’admettre que vous en êtes le véritable géniteur jusqu’à en inventer, pour se justifier, des histoires abracadabrantes, soit vous êtes vraiment un « distingué » parmi les distingués.

Ce que nous savions déjà !

Disons un « chanceux » pour ne pas écorcher votre modestie naturelle.

Pour ma part, je retiens l’aspect positif si vous me dites le vrai : c’est que l’humanité a un avenir, même lointain.

Mais ça aussi, je le savais, par auto-persuasion peut-être, mais depuis très longtemps.

Depuis toujours en fait.

C’est pourquoi je vous propose de participer à quelques-unes de ces réunions à organiser. »

Pour jouer le rôle du clown ?

De l’animal de cirque ?

Du con du dîner du même nom ?

Pas question !

« Mais il ne s’agit pas de ça… »

Quand Paul se braque, il se braque : c’est non !

« – Déjà votre petite fête « improvisée » au palais des Doges avec tous vos potes à vous…

– … Il y avait aussi Allen !

– … Venu exprès pour faire valoir « le produit » : c’est non ! Je ne vous ai rien dit, Monsieur Harrison.

– Vous avez tort. On peut vous aider, mais vous pouvez aussi nous aider à comprendre ce monde que nous essayons d’améliorer tous les jours. »

 

D’ailleurs il va à Rome rencontrer ces éminences papales qui préparent la prochaine encyclique.

« – C’est l’année du sommet climatique qui va se tenir à Paris en décembre prochain. Le COP 21. Et on cherche à mobiliser les autorités morales pour qu’elles émettent un point de vue.

– Et vous croyez que le Pape François a une quelconque compétence pour parler du climat mieux que les experts et autres catastrophistes, vous ?

Mais laissez-le prier pour les affligés et les « sans dents » de la planète, le pauvre ! »

 

Une tête de mule ce « Charlotte ». Mais c’est peut-être « son » talent à lui en pense Harry n° 4 alors qu’il réfléchit à leur conversation récente dans son avion.

Il a peut-être été un peu brutal : « le futur » guiderait-il les générations présentes ?

Voilà qui est intrigant.

Et pourquoi pas, finalement ?

En tout cas ça expliquerait bien des choses que peu connaissent de l’Histoire de l’humanité…

 

Harrison ne rencontrera pas le pape, en revanche, il échangera avec quelques cardinaux docteurs de la foi.

« Cher ami, tout cela répond aux attentes de chaque époque. Au moyen-âge on invoquait le malin à chaque tourment inexpliqué. La Sainte Église a inventé l’Inquisition et a torturé vraisemblablement de nombreux innocents, par ignorance.

Hier encore, en plein guerre froide, jusqu’à la futurologie du moment, on évoquait la destruction massive. Aujourd’hui, vous voulez faire trembler de terreur le monde occidental face aux défis écologiques à relever.

Et le doigt de Dieu, dans tout ça ?

Et la destinée de l’Homme, Sa créature d’amour et de Miséricorde ? »

Et le futur ?

 

« Le futur est à venir. Et Dieu y veillera comme il a toujours veillé sur son Église, sainte, Romaine, apostolique et universelle, et … sur Sa créature.

Ne vous en faites donc pas Monsieur le Souverain Grand Inspecteur Général ! »

Pas question, dans ces conditions de parler de « Charlotte », bien naturellement…

 

D’autant que l’encyclique une fois publiée à la mi-juin sème le trouble chez bien des croyants : elle était déjà prête avant la venue à Rome de Harry junior n° 4, en pense-t-il.

Intitulée « Laudato si » on en retiendra qu’elle reconnait explicitement le réchauffement climatique.

Le pape appelle le monde à une « conversion écologique » radicale, reposant non pas sur un « juste milieu » entre développement durable et développement économique, doctrine vaticane « officielle » jusque-là, mais visant une rupture de société où la vie serait désormais fondée sur la « sobriété ».

Les économies du nord assumeraient donc une « décroissance » pour envisager un avenir «soutenable » par solidarité avec les pays du sud envers qui ils ont une « dette écologique ».

Devant l'échec des sommets climatiques successifs, sa Sainteté François prône également la constitution d'une institution internationale capable de « sanctionner » le cas échéant les pays pollueurs.

Et tout le monde aura noté que c’est la première fois qu'un Pape aborde ce sujet avec une telle radicalité. 

 

Quelques phrases clés :

« J'adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l'avenir de la planète. Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous. »

 

« Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d'un réchauffement préoccupant du système climatique (…). L'humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l'accentuent. »

 

« Il y a, en effet, une vraie « dette écologique », particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l'utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays. »

 

« La faiblesse de la réaction politique internationale est frappante. La soumission de la politique à la technologie et aux finances se révèle dans l'échec des Sommets mondiaux sur l'environnement. »

 

« Tout est lié (…). Toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés. (…). Puisque tout est lié, la défense de la nature n'est pas compatible non plus avec la justification de l'avortement (…), la dégradation de l'environnement et la dégradation sociale, s'alimentent mutuellement. » 

 

« Le XXIème siècle, alors qu'il maintient un système de gouvernement propre aux époques passées, est le théâtre d'un affaiblissement du pouvoir des États nationaux, surtout parce que la dimension économique et financière, de caractère transnational, tend à prédominer sur la politique. Dans ce contexte, la maturation d'institutions internationales devient indispensable, qui doivent être plus fortes et efficacement organisées, avec des autorités désignées équitablement par accord entre les gouvernements nationaux, et dotées de pouvoir pour sanctionner. »

 

« L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties. »

 

« Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations. Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l'environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu'il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes. »

 

« C'est un retour à la simplicité. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n'est pas moins de vie, ce n'est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu'offre la vie. L'heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi. »

 

« Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l'environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l'effondrement. Il s'agit simplement de redéfinir le progrès. »

 

Comment être plus conservateur que ça tout en récupérant des thèmes « révolutionnaires », pour n’avoir jamais existé depuis l’aube des temps et jusqu’à ces deux dernières décennies, actuellement en vogue ?

La papauté succomberait-elle aux effets de mode ?

https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/08/chapitre-xxx-harry-harrison.html

 

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