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24/08/2015 12:26

Guerre du Golfe 1991 : lettre aux députés du groupe « Les Républicains »

 

Il est temps de contacter nos députés !...

 

Le 24 août 2015

Monsieur Jean-Charles DUBOC

à

Monsieur Henri GUAINO

Député

Assemblée nationale

126 Rue de l'Université

75355 PARIS 07 SP

 

Objet : les milliards disparus de la Division Daguet

 

 

 

 

Monsieur le Député,

 

 

Vous avez voté contre la loi renseignement et je vous en félicite car vous avez montré votre opposition à une forte dérive totalitaire indigne de notre pays.

Est-il nécessaire de surveiller électroniquement près de 31 millions de Français alors qu’il n’y a que 5000 personnes, les fanatiques religieux islamistes, qui présentent un réel danger terroriste pour le pays ?...

Malheureusement cette loi n’est que l’aboutissement d’une dérive totalitaire qui remonte à plusieurs décennies et dont les citoyens ne sont pas conscients faute d’une véritable information.

 

Aviseur du ministère des Finances, j’ai informé la Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), le 19 janvier 1998, du détournement des indemnités de la guerre du Golfe de 1991 versées à la France par le Koweït, les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite. La somme détournée se monterait à 3,5 milliards $ de l’époque.

A la suite d’une information transmise, à mon domicile, par un officier supérieur, en présence d’un inspecteur de la DNEF, selon laquelle aucune somme n’a été comptabilisée à ce titre dans les comptes de notre Défense Nationale, j’ai fait une demande de prime d’aviseur le 29 janvier 2001.

Cette prime sera destinée à la « Fondation Division Daguet » qui aura pour objectif d’organiser des stages pour nos soldats souffrant du syndrome de stress post-traumatique. D’autre part, la demande de prime d’aviseur permet de lever la prescription des dix ans.

 

Depuis le dépôt des informations à la DNEF, j’ai demandé à tous les ministres des finances qui se sont succédés les résultats de l’enquête en cours. Dans une réponse adressée à l’Union national des sous-officiers en retraite (UNSOR), la ministre des Finances, Christine LAGARDE, et le ministre de la Défense Hervé MORIN, déclarent qu’il n’y a aucun fonds au titre de la guerre du Golfe de 1991.

 

Ces réponses sont particulièrement gênantes car le New York Times du 8 septembre 1992 révèle que les banque centrales du Koweït, des Émirats Arabes Unis et d’Arabie Saoudite, ont virés directement 84 milliards $ aux pays de la coalition, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France !...

Ces informations sont tirées du « Arab Economic Report » de 1992, un rapport annuel réalisé par le Fonds Monétaire Arabe, la Ligue Arabe, l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole et d’autres institutions internationales.

 

On retrouve aussi la trace de virements dans les comptes de la Commission d’indemnisation des Nations-Unies (CINU) qui fait encore payer, 24 ans plus tard, depuis Genève, les Irakiens en remboursement des frais de guerre.

Il faut avoir accès aux décisions du conseil d’administration de la CINU pour en connaitre les bénéficiaires, mais on sait qu’il y a eu 52,4 milliards $ payés au titre des dommages civils et militaires de la coalition, et autres pays ou compagnies, et que notre pays fait naturellement partie des bénéficiaires compte-tenu de notre engagement militaire.

Mais, s’il y a eu remboursement, c’est qu’il y a eu décaissement et en conséquence encaissement par le bénéficiaire !... Le Trésor ?...

Et comme les autorités nient avoir reçu de l’argent, il y a donc eu détournement de fonds !...

 

Toutes ces informations sont largement disponibles sur Internet, principalement sur le site « Alerte éthique », et la rumeur monte dans les unités, les carrés, les mess, de la Défense Nationale. Des courriers très explicites, demandant des explications au gouvernement, sont maintenant envoyés par d’anciens militaires qui ont participé à l’Opération « Tempête du Désert ».

Cette situation est d’autant plus grave que nombre de nos vétérans du Golfe souffrent du « Syndrome du Golfe », une affection neurologique grave qui n’est pas reconnue dans notre pays alors qu’elle l’est aux USA, au Royaume-Uni, en Australie…

 

Vous trouverez, à ce sujet, avec la présente, le témoignage de Vincent FILIMOEHALA, ancien de la Division Daguet, ainsi que la lettre envoyé, le 21 juillet 2015, par Atama TEUGASIALE, ancien du 2e RIMA, au Président de la République.

De nombreuses autres lettres adressées au Premier ministre, au ministre des Finances, au ministre de la Défense, au Conseil Constitutionnel, au Défenseur des Droits, sont disponibles sur le site « Alerte éthique ».

 

La situation est d’une telle gravité que je sollicite une intervention de votre part sur ce dossier car je sais que vous ne pourrez être que révolté par cette terrible dérive totalitaire – car il s’agit bien de cela – du pouvoir politique du début des années 90, et que vous saurez agir, demander des explications aux ministres concernés, poser une question au gouvernement, et même, s’il le faut, demander une enquête parlementaire pour lever le voile sur cette affaire.

 

Je me tiens à votre disposition, ainsi que plusieurs vétérans de la Division Daguet, pour répondre à vos questions si vous l’estimez nécessaire.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma plus haute considération.

 

Jean-Charles DUBOC

 

 

 

 

Ce courrier est envoyé aux députés suivants

du groupe « Les Républicains » :

 

 

Yves Albarello

Patrick Balkany

Étienne Blanc

Xavier Breton

Philippe Cochet

Bernard Debré

Jean-Pierre Decool

Patrick Devedjian

Nicolas Dhuicq

Sophie Dion

Virginie Duby-Muller

Hervé Gaymard

Claude Goasguen

Jean-Pierre Gorges

Henri Guaino

Jean-Jacques Guillet

Patrick Hetzel

Laure de La Raudière

Pierre Lellouche

Dominique Le Mèner

Laurent Marcangeli

Hervé Mariton

Franck Marlin

Philippe Meunier

Jean-Claude Mignon

Yannick Moreau

Édouard Philippe

Jean-Frédéric Poisson

Bérengère Poletti

Franck Riester

Thierry Solère

Alain Suguenot

Lionel Tardy

Jean-Charles Taugourdeau

Michel Voisin

 

Ces députés sont ceux qui ont voté contre la « Loi Renseignement »…

Merci encore !...

Jean-Charles DUBOC

 

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24/08/2015 12:12

Mains invisibles : Chapitre XXIII : le « 002.1 » (1/2)

 

Chapitre XXIII : le « 002.1 » (1/2)

 

Promenade hors les airs.

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Cette fois-ci, on ne commet pas les mêmes erreurs que lors du premier vol : un chemin, un peu sommaire, est tracé entre les ateliers et le plan d’eau pour un convoi spécial sur remorque à multiple essieux montés sur des grosses roues à basse pression.

Plus d’obstacles à en faire intervenir des engins du génie militaire.

Juste une grue au départ, la même à l’arrivée et des coussins-flotteurs largement dimensionnés sur le plan d’eau : on peut faire les pleins en toute quiétude, sans risque de se mouiller le pieds.

Les modifications apparentes à la structure semblent rassurer le copilote qui aura profité de l’intermède pour améliorer son anglais, devenu plus fluide et riche en vocabulaire : il est presque compréhensible, c’est dire !

 

Même plan de vol : on décolle après un remorquage au milieu de l’axe du bassin au moment où les flotteurs s’arrachent sous l’effet de la vitesse.

Plein pot du moteur qui en fait un boucan incroyable dans de grandes éclaboussures d’écume.

Il y a globalement 17 minutes trois-quarts de carburant dans les réservoirs, soit l’équivalent d’un grand tour au-dessus de la Chine jusqu’au-dessus de l’océan pacifique, le temps de se hisser à quelques 90.000 pieds, de faire un large virage sur bâbord et de redescendre jusqu’au niveau 150 en accélérant encore, buses d’admission ouvertes en grand, cap au sud-ouest vers la base de départ.

Sportif le virage, tellement ça dégage à vitesse de Mach 4 dans l’air raréfié  par effet centrifuge à se faire gonfler les combinaisons anti-G dans les jambes, pour faire refluer le sang vers la tête.

Et là, Ô surprise, l’avion se comporte comme dans de l’ouate.

Il vole parfaitement bien en montée et en altitude. Il vire peut-être mollement, mais avant même d’atteindre les « folles vitesses », au-delà de Mach 6, apparaissent des trainées de feu tout autour du hublot protégeant le cockpit, sans jamais mettre en danger l’épais pare-brise.

Les sondes thermiques oscillent normalement autour des valeurs pré-calculées, sans jamais atteindre les zones de danger.

Le voltmètre et l’ampèremètre du circuit électrique entre l’anode de pointe et les cathodes de bords de fuite  des ailes commencent à s’exciter fortement dès après Mach 5,5/Mach 5,6 et la thermopile qui revêt tout l’intrados et une partie seulement de l’extrados, la plus exposée aux températures extrêmes, grimpe normalement en flirtant avec la zone « rouge » signalant une possible dégradation du « gel-Birgit » alors même que les voltmètres et ampèremètres s’agitent anti-corrélativement.

 

Ce n’est que vers la vitesse de Mach 7, à une altitude plus faible, que les phénomènes de flottement réapparaissent de nouveau, mais en mode nettement plus contrôlable.

Le pilote automatique corrige et les deux pilotes posés côte-à-côte de telle sorte qu’ils se contrôlent mutuellement, ont les mains sur le manche pour parer tous changements de trajectoire trop brutal, éventuellement détectés « aux fesses » (un « indicateur » empirique bien plus réactif), le doigt sur le bouton « Pedro ».

On ne sait jamais, la structure, pourtant solide, pourrait se casser en deux ou plusieurs morceaux !

Et c’est Paul qui réduit les gaz le premier : il a l’œil aux aguets sur la sonde de la perche de l’anode qui semble se raccourcir de façon alarmante.

« – Good for you?

– Extraordinary! Really great! » s’enthousiasme le copilote, absolument ravi de cet essai concluant.

« Well ! We go back! »

Et c’est le vol plané où il convient de se positionner dans l’axe du plan d’eau et de contrôler vitesse et altitude.

Ils seront un peu court, même pour une approche directe sur un virage tribord, tel qu’il faudra remettre un peu de poussée dans un vacarme de fin du monde, avant de toucher l’eau, bien cabré pour ralentir la machine, peut-être un peu trop même, et surtout toucher la surface avec l’arrière de l’avion, là où la surface de planning est la plus large, mais pas trop pour éviter le décrochage intempestive.

 

L’engin flotte, ses réservoirs presque vides, délesté de 88 % de son carburant et est remorqué jusqu’au bord du plan d’eau sous les applaudissements des personnels.

Effectivement, une fois hors de l’eau, on peut constater que « la perche » en tungstène est réduite à 20 % de sa taille initiale : il faudra la rallonger.

Quant au revêtement « Birgit », il est à refaire, déchiré à plusieurs endroits sur l’avant de l’appareil. Ce qui ne l’a pas empêché de remplir son rôle : la céramique sous les « trous » est à peine noircie et à l’analyse, elle n’aura perdu aucune matière comme il est confirmé en arrivant dans l’atelier.

Peut-être un coup de chance, mais c’est plutôt bon signe.

Les félicitations arrivent de Pékin après la transmission des premiers rapports.

Et on refera un troisième vol un peu plus tard, avec une nouvelle perche plus longue, un nouveau nez facilement démontable, et un nouvel « enduit Birgit », posé soigneusement en quelques minutes, avec les mêmes résultats et 4 passagers, rien que pour tester aux fortes températures les aérofreins.

Et ce sera un succès prometteur, là encore.

L’avion vole et sait freiner !

 

Paul peut rentrer en France inviter le capitaine haddock pour un premier vol extraatmosphérique. Sa mission sera terminée en Chine, « dette » payée aux autorités de ce pays, il aura tenu parole, et il pourra alors s’occuper de Florence quasiment à plein-temps…

Ce sera pour le mois d’avril.

Haddock a une exigence particulière :

« Pourrait-on envisager d’emmener mon épouse, pour ce vol ? »

Iconoclaste !

La raison invoquée l’est encore plus :

« Comme ça, si on meurt tous, je ne ferai pas une veuve de plus. Comme du temps des pharaons, je l’emmène dans mon tombeau ! »

Gag !

Du lard ou du cochon ?

« Mais il faut passer avec succès les examens médicaux ! C’est que ça secoue quand même fortement avec les accélérations de dingue ! »

Pas facile à supporter d’ailleurs dans les deux premières minutes alors qu’elle va croissante, telles que Paul pense à limiter la poussée au niveau de 5 G, au moins dans la partie vol extraatmosphérique, là où l’appareil est le plus léger pour avoir déjà consommé une bonne partie de la masse de ses ergols embarqués.

Ça ne change pas trop la configuration du vol, sauf à en rallonger sa durée programmée.

À la latitude de Chengdu, s’ils doivent voler en ligne droite cap à l’est, au 90, ils ont 34.640 kilomètres à faire, ce qui n’est pas plus mal.

On peut raccourcir un peu en volant vers le Canada et au-dessus de la Russie, mais de toute façon il faut compter sur un minimum quelques 3 heures et 45 minutes, ou un peu plus de 4 heures avec des accélérations « plus calmes ».

Alors qu’un vrai satellite fait 41.130 km à la même altitude en approximativement 90 minutes…

 

Le voyage est plus confortable en A380, direction Pékin. Pour l’occasion Matilda du SIV en est, et découvrira Cécile sur place.

« C’est qui celle-là ? » fait-elle instantanément en femme découvrant ce qu’elle pressent comme d’une concurrente.

« Ma « communicante » en expatriation. » Qui s’est enfin mise au mandarin.

Très rapidement celle-là, qui avait fait son deuil de toute relation avec Paul depuis leur retour de Corée, présente un pilote de la base voisine avec qui elle est en relation depuis quelques mois, ne pouvant s’empêcher de jouir de ses talents et de son corps : que le pauvre homme en semble tellement épuisé et ravi…

Ça calme les esprits, d’autant que Paul sait qu’elle ne rentrera pas en Europe pour acquérir la nationalité chinoise après un mariage prévu dans quelques semaines…

« Je te signale qu’elle m’a été très précieuse à plusieurs reprises et encore récemment, alors, comme je ne suis toujours pas marié mais en voie d’être papa une seconde fois, tu n’as rien à gamberger ! »

Arrivera également un peu plus tard Isabelle Nivelle qui joint l’utile à l’agréable en s’offrant une virée touristique autour de Pékin, en passant par Shanghai et Hong-Kong accompagnée de sa fille Sophie et visite quelques industriels plus ou moins concurrents.

Sophie qui a bien grandie, devenue désormais une « femme … complète », y compris le caractère.

Haddock meurt d’envie de voir le « 002 ».

Et à peine posé dans sa chambre d’hôtel, il se fait emmener dans les ateliers de montage.

« Demain, on le met à l’eau ! »

À l’eau ?

« Eh oui, il n’a pas de train d’atterrissage et vous savez que je me débrouille assez bien avec les hydravions ! »

 

Il a mille et une questions et ils visitent l’intérieur en y accédant par la trappe posée à cet effet sur le dessus de l’appareil. Habitacle légèrement modifié pour accueillir des passagers supplémentaires là où il est prévu qu’Haddock copilote l’avion : il s’agit qu’il mémorise quand même un peu l’usage des commandes majeures de l’engin et à quoi servent tous les « petits-cadrans » des sondes diverses à surveiller.

Le lendemain, l’avion transite bien vers son plan d’eau et des équipes le préparent en faisant les pleins l’après-midi.

Pendant ce temps-là, on arrête le plan de vol et on fait la connaissance du reste des « passagers » : quelques officiels volontaires à leurs risques et périls à cette première.

Dans la soirée, tout le monde profite de la ville colorée en s’offrant un restaurant après une ballade dans la vieille rue Jinli.

La « Baronne », l’épouse d’Haddock dans le civil, se montre charmante mais très rétive à l’aspect de ce qu’elle met dans sa bouche, elle, la cuisinière cauchoise-orthodoxe.

Alors que l’appétit de Matilda n’est pas feint : elle veut goûter à tout.

Et qu’Isabelle et sa fille découvrent frileusement et se régalent vraiment.

Paul explique comment ils vont affronter le mur de la chaleur.

« Un, si une quelconque sonde n’est pas conforme après la phase de montée, on annule et on reprend le plan « B », à savoir un ralentissement de l’appareil au lieu d’une accélération.

Deux, on s’en tient au plan « A » si tout est ok et on se repaye une plongée hypersonique. En revanche, une fois la vitesse acquise, on ne pourra plus ralentir pour sauver la machine.

Et c’est là qu’une innovation technique entre en jeu, de celle dont je vous rassure qu’on l’a déjà testée avec deux vols hypersoniques à 5.000 mètres !

Assez pour savoir que « ça tient ». »

Et de quoi s’agit-il ?

 

« Vous vous souvenez de ma WIB. Je vous en ai parlé avant notre départ pour Briska. »

Oh oui qu’il s’en souvient. Ainsi que des éclats de rire qui ont failli le faire s’étouffer.

« Je me souviens aussi de mon second Ovni en vol stationnaire au-dessus de la cible. »

Les femmes Nivelle n’écoutent heureusement que d’une oreille.

Oui, oui : pas encore d’explication !

« Mais il s’est passé quoi au sol ? »

Il a été « aidé » par de curieux personnages, presque familiers, mais en tout cas « bienveillants ».

« Et ils sont arrivés comment et par où ? »

Ça, mystère total.

« La fille, je l’ai revue à Barcelone le jour où l’A320 allemand s’est planté dans les Alpes. »

Ah bon ?

« Et ça a un rapport avec ce crash ? »

Oui et pas qu’un peu : « En fait, elle voulait me faire une démonstration de ses talents de voyante en m’annonçant à l’avance qu’il allait se crasher. »

Et Paul n’a rien fait pour l’en empêcher ?

« Moi non, mais elle si ! Comme si elle savait que ça ne servirait à rien d’autre que de retarder l’envol de l’Airbus auquel nous avons assisté ! »

Incroyable…

 

« J’en ai conclu que soit elle disposait d’une technologie ou de quelque don qui lui permettait de prévoir le futur avec certitude, soit elle venait elle-même du futur. De notre futur ! »

Allons donc, et pourquoi pas de la planète des Ummos tant qu’on y est ?

« Ça, je ne sais pas. Peut-être que les deux choses sont liées. Je ne saurai vous dire. En revanche, vous vous souvenez des photos satellitaires antidatées qui nous ont guidés sur le site algérien ? Eh bien à Barcelone, elle m’a remis un petit croquis d’une sorte de film qui entoure notre avion de demain. »

Une rupture technologique qui viendrait du futur ?

« Pas vraiment une rupture, puisque les ingrédients, mécanismes et procédés sont connus et exploités depuis des décennies sur la planète, mais un usage auquel je n’avais pas pensé jusque-là pour protéger l’avion lors du retour dans l’atmosphère.

Que d’ailleurs, je me demande si les céramiques seront nécessaires pour le « 003 ».

Je vous explique : il s’agit d’un simple film étirable, à peine cuit, qui en fait englobe trois feuillets ultra-minces de l’ordre d’une poignée de millimètres.

Le support lui-même qui se colle sur  la paroi extérieure à protéger ; une couche de conducteur électrique chargé de créer un champ électromagnétique autour de l’appareil quand il est mis sous tension et qui repousse les plasmas générés par sa course, un isolant électrique et une couche de thermopile chargée de transformer la chaleur des gaz en courant électrique. Rendement pas terrible, de l’ordre de 15 %, mais c’est suffisant pour ce qu’on demande de faire au conducteur électrique de la seconde couche.

L’ensemble est raccordé à des cathodes situées en bord de fuite des ailes, et le différentiel de potentiel est assuré par l’anode de pointe qui vous a tant intriguée.

Ce qui accélère la formation de gaz chauds et ionise la couche laminaire qui ainsi devient sensible au champ électromagnétique de la seconde couche du film, alimentée elle-même de la même façon par les thermopiles.

Astucieux, non ? »

Et ça marche ?

 

« Non seulement ça fonctionne, mais il n’y a pas une seule pièce mobile et c’est autorégulé ! Plus les gaz chauds et plasma s’éloignent de la paroi, moins les thermopiles fournissent d’énergie. Plus en retour, le champ électromagnétique faiblit, ce qui permet de rapprocher la couche limite des thermopiles, qui a leur tour fournissent plus de courant qui vont alimenter à la fois la perche à plasma et augmenter l’effet répulsif du champ électromagnétique… Et ainsi de suite ! »

Génial, en effet.

« Et elle vous a expliqué tout ça entre deux sangria à Barcelone, sur las Ramblas ou dans une chambre d’hôtel ? »

Non ! « La façon de l’utiliser a dû être « inventée » après coup. Mais ça va avoir un impact sur nos prochaines tuyères de moteur à haute température, d’avion, de fusées, de missiles : on va pouvoir utiliser des carburants plus puissants. »

Là, Isabelle Nivelle tend tout d’un coup l’oreille…

« Notez que pour l’heure, le système semble assez fragile : lors des deux tests, on a constaté des déchirures telles qu’il faut arracher le film et le remplacer. Mais comme il est facile et peu cher à fabriquer, c’est mieux que de devoir refaire toute la céramique de l’avion elle-même après chaque vol.

C’est d’ailleurs comme ça qu’elle m’a présenté le dispositif. »

Incroyable : Paul a une correspondante scientifique située dans le futur !

Vraiment dingue…

 

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