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15/08/2015 15:53

Mains invisibles II : Chapitre XIV : Départ pour la Corée. (3/4)

 

Chapitre XIV : Départ pour la Corée. (3/4)

Arrivée en Corée du nord

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

En Corée, de toute façon, c’est vraiment le souk. Peu relayées dans la presse, les informations d'un ancien haut fonctionnaire nord-coréen balayent l'idée d'un Kim Jong Un invincible.

Fantasque, sanguinaire, impitoyable. On a tout dit de lui, qui à défaut d’irradier d’un authentique charisme, ne doit son rayonnement qu’aux projecteurs médiatiques constamment, et uniquement braqués sur lui. Étant un des seuls visages de la Corée du Nord auquel le public a accès, tout le reste se situe hors champ, comme restant dans la pénombre.

Pourtant, certains ont été forcés de fuir l’obscure enclave communiste. Et peuvent témoigner de ce qui se passe au cœur de la dernière relique de la guerre froide. La majorité confirme les inquiétudes du reste du monde, à savoir que la population est contrôlée dans ses moindres faits et gestes par la loi d'un tyran aussi terrifiant que risible. 

Seulement il est plusieurs versions qui circulent dans « les services » et, si elles n’infirment pas les autres, proposent parfois un éclairage plus subtil de la situation.

C’est celle de, notamment, Jang Jin Sung, un ancien membre des hautes sphères du Parti des travailleurs coréen, ancien poète officiel du parti. Il était devenu le favori du père de l’actuel dirigeant, Kim Jong Il et a longtemps fréquenté les élites qui culminaient au sommet de la hiérarchie.

Il a fui le régime en 2004, après avoir vu sa vie menacée après la perte de documents confidentiels.

Et puis, il a depuis fondé le « News Focus International », plateforme d’informations relatives à la Corée du Nord, plutôt bien documentée et fournie. Il a aussi écrit un livre sur son échappée belle, « Dear Leader », et donne des conférences à l’université de Leiden, aux Pays-Bas, lesquelles n’ont eu que très peu d’écho dans la presse internationale.

 

Selon lui, Kim Jong Un n’est pas le monarque omnipotent qu’on décrit, et le système de Pyongyang loin d’être aussi stable qu’il y paraît.

D’après lui, le corpulent héritier n’est plus le véritable maître. C’est l’OGD, le département de l’organisation et de la direction, un organisme de fonctionnaires anciennement dirigé par Kim Jong Il, qui tiendrait à présent les rênes du pays.

Originellement pensé pour être le « parfait appareil bureaucratique », le groupe se serait progressivement détaché de l’égide de son fils après la mort du « commandant suprême » en 2011, jusqu’à totalement arrêter de suivre ses ordres.

La presse et les réseaux sociaux auront justement à évoquer la rumeur d’un coup d’état lors de la disparition de la vie publique pendant un peu plus d’un mois, en 2014, de Kim Jong Un, après la visite de Paul de Bréveuil.

Rumeurs rapidement démenties par la Chine qui sait forcément ce qui a pu se passer pendant et avant la visite de Paul, puis après le retour de l’intéressé.

En fait, il n’en serait rien.

Jang Jin Sung affirme en revanche que le renversement aurait effectivement eu lieu mais bien avant, en décembre 2013 lors de l’exécution de l’oncle du jeune Kim, Jang Sung Taek.

Puissant rival de l'OGD, ses liens avec Kim Jong Un le prémunissaient en théorie de toute action contre sa personne. « Jang mort, il (Kim Jong Un) est maintenant encerclé par l'OGD » en dira-t-il.

 

Dans sa tribune sur « News Focus International », l'ancien poète martèle : l'actuel dirigeant n'est qu'une marionnette, « l'avatar du culte de la famille Kim, la figure de légitimation d'un pays contrôlé par l'OGD ». L'arsenal de propagande déployé pour glorifier, encenser le chef fantoche ne sert qu'à permettre aux véritables dirigeants d'agir dans l'ombre, sans la crainte d'être dérangés.

Si cette description laisse imaginer un système bien ancré, froidement et savamment réfléchi, Jang Jin Sung poursuit en affirmant qu'au contraire le régime vivrait son crépuscule. Des dissensions internes couplées à un mécontentement populaire devraient selon lui bientôt sonner le glas du bastion communiste.

La classe des élites elle-même voit s'opposer deux factions : la vieille, conservatrice, et la jeune, désireuse d'une ouverture de certains pans de l'économie au libéralisme.

« Le business est par nature compétitif. Il y aura des désaccords politiques, des querelles commerciales, des chamailleries. Voilà pourquoi ce système unifié ne va pas durer. »

 

Dans un contexte qui rappelle celui de l'URSS lors de ses derniers jours, certains marchés privés prolifèrent inexorablement, du fait de l'incapacité grandissante de l'État à museler la volonté de s'ouvrir au monde. « On trouve déjà des biens et des services en vente sur des marchés en soi illégaux mais la plupart du temps tolérés ».

De fait, la population, en particulier la jeunesse, a de plus en plus accès aux éléments du monde extérieur. Avec son enrichissement culturel, grandit sa défiance vis-à-vis d'un régime dépassé et carcéral. « Les conditions qui mèneront à la fin du régime que j'ai autrefois servi sont maintenant en place ». Seul manque un élément déclencheur.

Ce qu’a failli être le passage de Paul à Ryongsong. Mais le régime se ressaisira.

C’est dans ce pays, le plus fermé du monde que Paul débarque ligoté, entravé, accompagné de Cécile Wiseppe, cantonnée au fond de l’appareil, voyageant incognito.

 

Un vieil Illiouchine 62, un quadriréacteur dont les moteurs sont situés en queue de carlingue, comme pour les Caravelles, d'Air Koryo, de ces compagnies sur « liste noire », l’emmène vers l’aéroport international de Sunan dès le milieu de matinée.

Il n’y a pas grand-monde à bord, mais une demi-dizaine de militaires en civil encadre Paul dans l’appareil pour l’entraver aux chevilles et poignets avant d’atterrir : drôle de tête que font alors les autres passagers qui assistent médusés à l’épisode.

Et Paul de garder son sourire : il a ses pilules de « Captagon-amélioré » dans la poche et une coincée entre la gencive et la mâchoire. Il sera toujours temps d’en « claquer » le contenant avant d’avaler le contenu.

Car il n’est plus sous la protection des chinois, dans cet avion.

 

Un peu plus tard, Paul arrive en camion militaire aux abords de la résidence Ryongsong, aussi appelée « résidence n° 551 », au nord-est de la capitale, à peine douze kilomètres de la place Kim Il Sung, mais que le convoi bâché ne traverse pas.

C’est une résidence d’un luxe inouïe, là où vit Kim Jong Un.

Terminée en 1983, elle fut l'ancienne résidence secondaire de Kim Il Sung et l'ancienne résidence principale de Kim Jong Il.

Elle se compose de plusieurs bâtiments disposés autour de lacs artificiels au milieu d'une forêt.

Le domaine s'étend sur environ 12 km² de superficie, dans une région de collines. Plusieurs bâtiments et installations composent la résidence. Parmi eux se trouvent des appartements luxueux mais aussi des salles de banquets, une piscine olympique, un spa, un sauna, un stade d'athlétisme, une écurie, un hippodrome, un stand de tir et un circuit automobile.

Ces installations en surface seraient complétées par des structures souterraines antiatomiques dont un quartier de commandement militaire ainsi que des tunnels et une gare ferroviaire souterraine privative permettant de gagner d'autres résidences secondaires dont celle de Changgyong.

Le tout est protégé par une clôture électrique, des champs de mines, des check-points et est surveillé en permanence par plusieurs unités d’élite militaires lourdement armées.

Rentrer dans le saint des saints semble facile, se dit Paul pour lui-même.

En ressortir sera sans doute moins aisé.

 

La construction de cette résidence spéciale a été le fait d’une brigade spéciale de l'armée populaire de Corée, sous la direction de Kim Il Sung, le fondateur et dirigeant de la République démocratique populaire de Corée.

Il l'utilisera alors comme résidence secondaire, sa résidence principale étant le palais présidentiel de Kumsusan situé à Pyongyang.

À sa mort en 1994, ce palais présidentiel est transformé en mausolée et la résidence de Ryongsong devient la résidence principale de son successeur et fils, Kim Jong Il.

Au décès de ce dernier en 2011, Kim Jong Un, son fils qui lui succède à son tour à la tête de l'État, maintient sa fonction de résidence principale.

 

Paul traine ses chaînes sur les marches de l’escalier qui mène dans la gigantesque bâtisse blanche aux toits verts, construite en pur style stalinien avec une touche coréenne « décalée ».

Un drôle d’effet.

Pas plus de 5 minutes de déambulation plus tard, entouré de ses six gardes armés, alors que derrière et devant chaque porte il en est deux autres, il est enfin en présence du « petit-bonhomme » rond au sourire curieusement doux.

Il est lui-même entouré de deux « conseillers » désarmés qui se tiennent raides à deux pas derrière lui.

Une voix curieuse, un peu fluette et éraillée qui attaque en français avec un fort accent suisse.

Les traces de ses séjours d’étudiant, en pense Paul.

« Vous vouliez absolument me rencontrer avant de travailler pour mes chers amis et alliés chinois. Me voici…

J’ai appris les malheurs de votre épouse. Comment se porte-t-elle, désormais ? »

Elle va mieux.

« – Et que puis-je pour vous maintenant ?

– Me foutre la paix.

– Co… comment ça ?

– Vous et vos services ne s’occupent plus jamais de moi ni de ma famille, compris ?

– Vous les avez utilisés à votre profit, il me semble, du temps de mon regretté et vénéré père », faisant probablement allusion à l’épisode des deux « évadées », Cécile et Stéphanie qui avaient été recueillies par les services secrets du pays.

S’il savait, il ferait moins le malin, le dictateur, et ne ferait pas forcément l’inventaire : quand Paul était encore sous l’uniforme de l’aéronavale et « puni » à  Mururoa, il avait participé à l’extraction, avec un pote pilote du cantonnement et deux hydravions, d’un ingénieur atomiste enlevé par la Corée du Nord et libéré de sa prison du nord du pays par un commando de « nageurs de combat », issu d’Aspretto.

Et puis, il y avait eu le raid avec Miho Mihado en mer du japon, au large de Hamhung, pour le compte des américains…

« – Je les ai aussi « combattus ». Votre père a cherché à m’enlever…

– … et vous êtes entravé devant son auguste fils ! Vous rendez-vous compte de la situation ? Je n’aurai qu’un geste à faire pour vous faire périr dans d’atroces souffrances.

– Là, c’est sûr, vos alliés de Pékin pourraient ne pas apprécier…

– En êtes-vous si sûr au point de vous livrer, vous soumettre à ma bonne volonté ? Ils ne sont pas présents pour ça, dans cette pièce, me semble-t-il » fait-il en tournant la tête de droite et de gauche.

« – Je vous trouve très audacieux et bien présomptueux…

– Comment faire autrement pour vous faire passer le message que je n’ai pas du tout apprécié de voir ma femme mutilée et enlevée par votre fait ?

On ferait la même chose à la vôtre, Ri Sol Ju, vous réagiriez comment ?

– J’en prendrai une autre : ce ne sont pas les candidates qui manquent.

– Vous êtes un ignoble cynique sociopathe, ou alors c’est que vous n’avez pas encore été capable de lui faire un gosse ! Faudrait penser à importer quelques pilules de viagra.

– Restez correct, s’il vous plait capitaine ! Je n’ai pas de conseil à recevoir d’un chien d’étranger-capitaliste. » dit-il de plus en plus furieux.

Paul croque sa pilule et avale son contenu sans saveur.

 

« – Je vous trouve vraiment extraordinaire ! Vous venez jusqu’ici pour m’intimer un ordre dont je ne sais même pas si l’occasion se présentera de l’exécuter, à moi, le dirigeant de ce pays qui, pensez bien, a d’autres préoccupations plus urgentes que de soutenir l’insolence d’un chien d’étranger, comme le bonheur de son peuple et l’indépendance de son pays et ce, jusque dans mes murs !

Et puis, que feriez-vous si demain la raison d’État me commandait de nous en prendre à vous de nouveau ?

Quels moyens offrez-vous pour que je m’en abstienne ?

Et je ne parle pas d’argent, je suis au-dessus de toutes ces contingences matérielles, vous vous en doutez bien !

Vous me feriez une guerre nucléaire pour m’y contraindre ?

Même la puissante États-Unis n’a pas osé !

– Je vous en empêcherai dès le premier soupçon.

– Et comment ?

– Mais en vous foutant une raclée phénoménale ! »

Un part dans un fulgurant éclat de rire qui remplit toute la pièce, entraînant des rires polis des quelques personnes assistant à l’entretien, alors qu’ils ne comprennent sans doute pas l’échange tenu dans la langue de Victor Hugo.

C’est tellement communicatif que personne ne remarque que Paul parvient à briser ses liens d’acier, dégoulinant de sang en plusieurs plaies rouge-vif autour des poignets !

Quand ils s’en rendent compte, il est déjà trop tard.

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/08/chapitre-xiv-depart-pour-la-coree-34.html

 

 

 

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14/08/2015 11:51

Mains invisibles II : Chapitre XIII : Départ pour la Corée (2/4)

 

Chapitre XIII : Départ pour la Corée (2/4).

 

Arrivée en Chine

 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.

Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 

Très intelligemment, l’essentiel avait été cantonné dans un trust londonien et avait financé la réunification de l’Allemagne.

Plus tard, les queues ont même financé la mise en place la Banque européenne de développement, dirigée par le sherpa du Président français, avec ses propres commissions de « cerveau de l’affaire ».

Alors que le ministre de l’industrie de l’époque, sans qui l’escroquerie des brevets-Ferrayé et l’extinction en 6 mois de 1.154 puits de pétrole en feu au Koweït n’aurait pas pu être réalisée et aurait pris plus de 5 ans d’effort, s’était contenté de toucher « sa part » qu’il avait consciencieusement dépensé dans son train de vie du moment, payer ses faux-frais et autres procédures américaines, et converti en or déposé à Hong-Kong pour l’autre moitié.

Car tout le monde sait, qu’à part à cette époque, le futur Dégé de la « Banque des pauvres et autres états failliteux » est un panier percé qu’il en va jusqu’à « inventer » des fausses factures pour payer les frais de son cabinet d’avocat parisien.

En revanche, une fois ministre, il fait sa part de boulot, jusqu’à en égarer des « cassettes » au fond de ses tiroirs, puis se transforme en « meilleur-économiste » du monde et même consultant recherché pour ses avis.

Mais sans compter.

D’ailleurs, il paye rubis sur l’ongle, cash, les cautions et frais réclamés par la justice américaine, pour plus de trois ans de salaire annuel et sans l’aide de son épouse, elle-même richissime héritière de son grand-père, mais seulement en tableaux de maître dont aucun n’aura été vu sur le marché de l’art à ces moments-là…

Elle a même été obligée de « rempiler » dans le journalisme pour faire ses propres fins de mois !

En revanche, dans l’intervalle, il en est à vendre « à petit-prix » ses parts dans la SCI qui porte le loft de la place des Vosges du couple, à son ex-épouse, pour faire lui aussi ses propres fins de mois.

Lui, se réfugiera au Maroc et voyagera de par le monde pour y donner conférences et conseils à divers états « périphériques » qui n’en ont pas besoin.

Et « l’agent–Thierry », assuré de rentrées d’argent frais, déraille et prend des positions malheureuses et à découvert à 13 semaines.

Qui, l’argent de DLK n’arrivant pas, se dénoue en faillite.

Une perte sèche pour le Mossad et quelques clients ayant pignon sur rue, telle que le retour en Terre promise de l’agent Thierry se termine par un vol plané dans les jardins de l’hôtel où une réunion de débriefing se déroule très mal, jusqu’à plusieurs étages plus bas.

Vérifiant ainsi l’invariance et la constance des lois de la gravitation…

 

Mais pour l’agence secrète d’Israël, ce n’est pas la première urgence : il reste les difficultés naissantes avec l’arrivée d’un acteur nouveau, l’État-Islamique quasiment à portée de canon du Golan, les difficultés de son voisin syrien, la recrudescence des tirs palestiniens depuis la bande de Gaza, et surtout, à la fois les violences d’Aqmi aux Yémen et les velléités iraniennes dans le dossier du nucléaire où l’on pressent une issue défavorable pour tous les pays du Golfe, appuyée par l’allié américain, qui se dénouera en juillet 2015 par un accord entre l’Iran et le groupe des « 5 + 1 ».

Alors, Paul de Bréveuil en Chine, ce n’est évidemment pas le plus important.

Ils laissent donc faire. 

 

D’autant qu’au même moment, il se passera des choses bien étranges chez l’allié russe des syriens.

Quasiment mis à l’index depuis le sommet du G20 de Melbourne et l’annexion de la Crimée, que pourtant personne ne conteste sérieusement, les russes se débattent à soutenir, sans le dire et plutôt mollement, les républiques séparatistes d’Ukraine.

L’ex-armée rouge à toujours les moyens techniques de déferler jusqu’à Brest en 48 heures. Alors l’Ukraine…

Leur navire de commandement est toujours amarré à Saint-Nazaire sur ordre, sur « d’amicales pressions » de l’OTAN, non livré par la France et ne le sera pas avant longtemps. Tout le monde le sait.

Et même le MOSSAD s’étonnera que personne ne tente de réitérer leur opération sur les vedettes de Cherbourg…

Quoique des vols d’avions russes pénétreront très loin en Atlantique et que des escadres russes patrouilleront dans la Manche, à proximité du Havre et de Cherbourg, avant de prendre le large.

Des avoirs d’oligarques russes, après la déconfiture chypriote qui leur aura coûté « chaud », sont bloqués en occident. La crise ainsi générée pousse le peuple à la grogne, telle qu’il faut lui redonner espoir et finaliser les accords sur le grand-gazoduc avec les chinois, tout en élaborant un éventuel plan de soutien aux grecs, si les élections à venir ouvre une opportunité comme le prédisent les sondages, toujours avec l’arme de la promesse d’un autre gazoduc à venir, et de quelques prêts, sous forme d’avances sur recettes toujours possibles…

Les contacts utiles seront pris ultérieurement, quand en janvier 2015 le nouveau gouvernement grec du moment, tenant tête à la troïka pour ses refinancements contre des réformes structurelles jugées insupportables par le peuple grec, ira visiter Moscou.

Mais l’accueil qui est réservés aux grecs n’est pas aussi triomphal qu’ils ne l’espéraient : pourquoi les russes, asphyxiés financièrement, iraient porter secours à un européen au moment où tout le monde parle de « Grexit » ?

Ne vaut-il pas mieux laisser pourrir la situation et s’en tenir à de vagues promesses, laissant aux européens la gestion de ce dossier épineux qui du coup n’est plus si « attractif » que ça pour les ukrainiens… ?

 

Et les français, qui ne douteront décidément de rien, persisteront à « faire des affaires » avec les russes dans différents secteurs d’activité, notamment les voitures et le BTP, et enverront même un peu plus tard le patron de leur major du pétrole, entreprise nationale parapublique, négocier, avec le premier ministre russe d’alors, des projets à nouer sur les gisements de l’arctique.

Décidément, de parfaits autistes qui ne comprennent rien à rien !

Tel que le bonhomme finira en torche sur les bords de piste d’un des aéroports de Moscou, sur son vol de retour.

Un « loupé » des services : normalement, l’appareil aurait dû exploser à l’approche de Paris, en sortant son train d’atterrissage.

Comme pour envoyer un message clair sur les contradictions entre « le politique » et « l’économique » portées par le président Landau.

Or, pour une raison inconnue, sitôt décollé, le pilote interrompra sa prise de cap et d’altitude évoquant à la radio un « incident » et reviendra se poser en priorité sur le même aéroport, pas plus tard que quelques minutes après son décollage.

La charge, peut-être mal placée, aura bloqué la rentrée du train, interdisant la poursuite du vol, train sorti.

Et c’est « l’accident » là où il ne fallait pas.

Mais les services se rattraperont très vite en montant de toute pièce une « communication » sur mesure qui cache l’essentiel et leurrera tout le monde : non seulement ils en auront pris l’habitude depuis les événements de la place Maïdan à Kiev et le crash du MH 17, et ça fonctionnera bien, mais ça permettra d’envoyer ce « message-fort » à l’adresse de l’Occident.

Qui sera reçu « 5 sur 5 » tel qu’aux obsèques du bonhomme, tout le gratin des corps constitués de son pays d’origine, et quelques autres, est mobilisé en l’église Saint-Sulpice à Paris.

Un véritable hommage solennel et national à une victime collatérale, d’enjeux qui le dépassaient.

 

C’est ainsi que Paul part pour l’Extrême-Orient par le vol direct où, une fois de plus, il voit défiler tout l’équipage – qui est nombreux sur un A380 – pour quelques autographes et hommages dus à un « héros de légende » vivante aéronautique à leur bord : le sauvetage de tous les membres d’un vol vers New-York qui aura croisé un ouragan en atlantique, au niveau de la Floride ; et le vol circumterrestre par les pôles en 12 heures.

Toutes choses quasi-totalement inconnues du grand-public français…

Il est reçu comme un VIP à Pékin, attachés de l’ambassade de France en sus, scellant ainsi l’accord collaboration, très officiellement.

Et accueilli par Cécile Wiseppe, la réfugiée-meurtrière du juge Féyard (Cf. « L’affaire du juge Féyard », à paraître aux éditions « I-Cube ») que Paul avait fait arrêter après une enquête décousue dans une autre vie.

Et qui l’avait ensuite aidé, un peu, dans l’enquête postérieure sur les activités du professeur Risles (cf. « Au nom du père », tome II, à paraître aux éditions « I-Cube »).

En fait, elle s’était évadée de la prison de la Santé à l’occasion d’une « virée » à l’Hôtel-Dieu pour un avortement.

Paul l’avait fait récupérer par les services secrets Coréens du Nord, une opportunité, qui avait déjà télécommandé le premier voyage de Paul en Chine.

Sa co-évadée, Stéphanie Roya avait disparu dans la nature et Cécile avait préféré un asile discret dans l’effectif du personnel de l’hôtel que Paul co-exploite à Kotor avec son ami de promotion, Petros.

Là, elle avait accepté de sortir de « sa prison » dorée et discrète, toujours recherchée par la justice française, pour refaire sa vie en Chine, à condition qu’elle assure une protection, au moins symbolique sinon efficace de Paul lors de son séjour dans l’empire du milieu.

Une idée de Paul.

Officiellement, c’était une bénéficiaire des sauf-conduits de l’équipe de Paul débarquant d’Aubenas en qualité « d’attachée-communication ».

Elle qui ne parle pas un mot de mandarin…

Elle sait tout juste dire merci.

 

En revanche, elle est arrivée quelques jours en avance depuis le vol de Berlin et avait déjà visité les lieux de séjour de Paul et de ses ingénieurs.

Une « jeunette » au destin contrarié, qui avait vu dans sa prime jeunesse son père assassiné par un sagouin, « fils de », fils d’un parrain des mafieux Corsico-africains de la mouvance des Léandri, grands amis du ministre de l’intérieur français de l’époque – qui lui-même décédera fin juin 2015 échappant ainsi définitivement à la justice de son pays – et surtout le viol et l’assassinat de sa mère, par le même et juste après l’assassinat du père, à la même table de restaurant insulaire, le tout sous ses yeux et ceux de sa sœur qui reste « sous traitement » dans un asile.

Un vrai drame, telle qu’elle s’était imaginée que le procès de l’assassin-violeur avait été truqué. Ce que la contre-enquête de Paul et de « Charlotte », la vraie, celle dont le nez bouge de haut en bas quand elle parle, aura confirmé.

Confirmé après et seulement après qu’elle et sa sœur ait voulu se faire justice elles-mêmes, en commençant par le juge qui avait mené les débats au procès inepte du jeune meurtrier.

Tous les acteurs, procureur, avocats, jurés devaient y passer. L’avocat est effectivement mort empoisonné sous les yeux de Paul et Charlotte à l’occasion d’un pot offert par le bonhomme pour une récente promotion alors qu’ils prenaient un premier contact.

Cécile avait donc goûté de la prison-centrale de femmes alors que sa sœur restait sous camisole chimique dans un institut spécialisé, le neurone complètement disjoncté par les scènes d’horreur vécues en Corse et à Chartres.

Cécile s’est donc évadée avec Stéphanie, celle-ci en transfert vers l’Hôtel-Dieu pour une appendicite aiguë, et elles avaient errées dans les tunnels du RER B durant plusieurs jours avant que d’avoir été exfiltrées par les coréens du nord, sur une idée de Charles Almont, le correspondant de la CIA de Paul.

Et plus tard, elles avaient accompagné Paul dans ses tribulations voyageuses, jusqu’au Sofitel de New-York pour une action-commando qui avait complètement échouée : elles s’étaient trompées d’étage et de chambre alors que la « cible » désignée par un « service qui n’existe pas », déraillait totalement avec une femme de chambre de passage !

Un sacré pied de nez du destin : les images issues des caméras posées par Paul la veille avaient su convaincre le juge new-yorkais.

Après tout, c’était le but recherché.

Alors, pour elle, ce voyage en Chine, c’est presque un retour aux sources, puisqu’elles avaient fait une escale à Hong-Kong pour y retrouver une liberté sous surveillance de Paul.

Par conséquent, assurer la protection, même « évasive » de Paul de Bréveuil, c’était une nouvelle fois se rendre utile à son sauveur et tortionnaire.

Elle et Stéphanie, guidées par Vecchia, le pêcheur de Saint-Florent, s’étaient démenées pour retrouver la trace des tueurs qui avaient abattu Paul sur son voilier au large de la Corse et « finir le boulot » avec le meurtre du sénateur Lacuistre (Cf. « Au nom du père », tome II à paraître aux éditions « I-Cube »).

Même pas un meurtre : le gars faisait tellement pitié à voir, déformé, physiquement déformé par la peur de mourir, les traits méconnaissables, que de toute façon, il aurait eu une attaque cardiaque.

C’était juste une « anticipation », comme elle en disait.

 

Cécile est une véritable « machine à tuer » : elle l’avait prouvé par le passé. D’autant plus que lors de son séjour en Corée du nord, avant d’être libérée à Hong-Kong, elle avait subi un véritable entraînement « commando » dans un camp des forces spéciales du parti des travailleurs. Une bonne école… où elle avait terriblement souffert physiquement.

Tout comme Stéphanie d’ailleurs, qui avait pourtant une constitution nettement plus robuste.

L’idée d’un « petit retour » aux sources ne lui déplaisait pas trop.

Sauf que dans la stratégie de Paul, elle ne devait pas rencontrer le dictateur coréen, mais seulement arriver et l’attendre à l’aéroport pendant les formalités de douane avant son retour : à deux, il leur sera plus facile de prendre le contrôle d’un avion de tourisme pour rentrer que tout seul.

Si elle en était d’accord, naturellement.

Elle avait déjà fait tant de choses pour Paul : une vraie saga !

 

Seule déception pour elle qui avait été l’amante de Paul, c’est que celui-ci repartait le surlendemain pour Pyongyang, après avoir récupéré de son décalage horaire et fait le voyage à Tianjin en compagnie du directeur du site qui lui aura fait faire un tour rapide des ateliers dans lesquels les avions d’Airbus sont montés et « finalisés » au format chinois : il avait besoin de toute sa concentration et de repos.

Ce sera pour le retour.

Une visite faite au pas de charge, où le directeur refuse de tutoyer Paul comme il est de tradition entre « ancien » de la même école-supérieur. En l’occurrence « Sup-aéro ».

Et pour cause : Paul est aussi un « X », alors que le directeur n’est qu’un « piston », un centralien.

Et le second ne voit manifestement pas d’un bon œil l’arrivée d’un meilleur « matheux » que lui sous son giron.

Les égos surdimensionnés, n’est-ce pas…

 

Source : https://flibustier20260.blogspot.fr/2015/08/chapitre-xiii-depart-pour-la-coree-24.html

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